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I S " Q,° 'Z°Um É T e ,Pelite viIie située f l rivage septentrional de cette mer» ( l a mer
de Qolzouin ) , vers , 4“ >5' 0« ou , 4» 30' o" de longitude, et 28° 20' 0« de latitude.
ÊI-Qofzoum, dit Ben-Ayâs (1), étoit une petite ville située sur le rivage de la mer de l'Yémen à
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I ■ t ” “ e *u‘ doit son nom. C ’est dans son voisinage que Fara’oùn a été 2 ” î r i f “ ' I n ” m ""■* ' • - r t « » » . - — a i ï
de A ’d- ' 1 n a“ Uenant rumee> et l’emplacement qu’elie occupoit se nomme Sue?, vis-à-vis
de Adjeroud. O n ne voyoit pas dans la ville de Qoizoum, d’arbres, d’eau, ni de champs cultivés-
on y apporte,t de l’eau de très-ioin , c’étoit l’entrepôt de i’Égypte et de la Syrie; on y Z t d Î
une T P,0U % f Z e tm m e n - | æ Q ° k0Um Türiin, il n’y a n,' p r o v in t , ni ville; “ est
ju s q u ^ E ^ lT 6 pa mierS’ ° U VIennent se rei ° ser des pêcheurs et autres de Târân et de Djebylân
Suivant Ebn êl-Théoùyr, une grande partie de la ville de Qoizoum subsïstoit encore de son temps-
c ton un point de reconnoissance pour les voyageurs qui aiioient de l'Égypte en Hhediâz : c’étoh
re rs un esports e IEgypte. « J’ai v u , dit-ii, dans les registres de dépense du château, quelque
: i f de r f ,at,faU traI“ - P % é s ; savoir, du gouverneur, du fu g e , du dâ’h [ a u m l i Z
» de la- garnison cantonnée dans la ville pour la garder, des mosquées p a r o is L e s , des chapelles : c
» c e to i t une v ille riche et bien p eu p lée. » V
I W i e dts h™ ™ ™ de fam ée 3 S7 [ 997 de J . C . ] , sous le'règne du Prince
I’im “ Ielea ÉI' IÎlha-em"ba7 - I1,ah ’ au mois do ramadhân, ce thaiyfe remit aux habitansde Qoizoum
I impôt qu il percevoit sur les vaisseaux.
■ Ebn Khordadyeh assure que les marchands qui s’einbarquoient sur la mer de ¡’occident, venoient
order ÊI-Farama et faisoient transporter leurs marchandises sur des bêtes de somme jusqu’à
ë L . “ T 0Ce.S VI,IeS SOnt éloignées de vingt-cinq farsangs l’une de l’autre. Iis s’embarquoient
r . . ’ 6 „ z ° uin pour se rendre à Djiddah, d’où ils passoient dans le Sind, dans l’Inde et à ia
‘ ne- our a or e Qo zo um à Eïleh, qui en est éloignée de six stations, on traverse la plaine
t le desert après avoir fait une provision d’eau pour cette traversée. De Qoizoum à la mer de
Ronm [la Méditerranée], on compte trois stations.
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i n 1 1 mil
M . G o s s e lh n , obse rve M . L a n g lè s , a parfaitement exp liq u é u n pas sa g e de l’auteur, c ité par
G a g n ie r , et q u e ce d ernier, et m ême d’A n v i ile , avOient rega rdé comme o b s c u r , p our n e pas dire con
«radictoire. Selon le M a q ry z y , Suez étoit bâtie sur le lieu q u e Q o izo um avoit o c cu p é ; e t suivant Kal-
kach end y, Q o izoum eto.t pla cée au midi de Suez. « M ais il est v is ib le , dit M . G o s s e l i in ( a ) que
» c e s auteurs p arlent de deux villes d iffé ren te s , e t q u ’il es t question des deux Qozoum de ¡ L
ardy : lu n e la moins an c ien n e , est celle dont les ruines existent près de S u e z , et ont
» été vues par M . N iebu h r ; (emplacement de l’autre nous es t indiqué au p ied d’u n e montagne q u i
» c o n s e r v e encore le nom de Qozoum, et q u e sa distance d’Heroopolis met en position correspon-
» dante a v e c la forteresse de Clysma de Ptolémée. »
S’il m’est permis d’ajouter de nouvelles p r e u v e s , poursuit le même orientaliste , à celles que
M . G os selhn a si bien développées p ou r démontrer l’existence de d eu x villes d iffé ren te s , portant
toutes deux le nom de Qoizoum, je citerai le tém oign age formel du rédacteur anonyme d’une ex cellente
compilation g éo g rap h iq u e A ra b e , d on t on trouvera en note ia traduction (3); j’observerai en
outre q u e Ben-Ayâs q ui écrivoit en 9 2 3 de i’h égyre [ , 5 „ S } , d it , dans son Histoire du canal d’É gyp te
qu e les vaisseaux abordoient à Suez. II parôit q u e , dès cette é p o q u e , les écrivains Arabes avoient subs-
titue le nom de Sue^ à celu i de Qoizoum, q uoiq ue ce ne soit pas la même vilie.
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E l-Q a lâ jem signifie malheur, oppression : c ’est de ce mot q u ’est d é r iv é , selon M aq ry z y , le nom de
la mer de Q o iz o um , parce q u ’e lle est resserrée entre deux mon ta gn e s; et lorsque l ’É g ypte étoit
(■) Notices et Extraits tics manuscrits de la Bibliothèque im-
pcri aie, tome II, pag.
(2) Recherches sur la géographie pages 18 f et lS6. des anciens, &c. mu II,
(3) « Il y avoit autrefois deux villes nommées Qptyum, fort
| considérables, et qui ont été détruites depuis quelles ont
" passé sous la domination ‘des Arabes. »
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D E S D E U X M E R S .
elle-même renfermée entre deux mers , l’une étoit la mer de Q oizoum à l'e s t , l’autre la mer de Rohm au
nord. L a mer de Q o izoum pénétrait alors dans l’intérieur de l’É gypte. C e t te mer se nomme ainsi
dans le voisinage de l ’E g y p te , parce que sur son riv age o c c id en tal, à l’est de l ’É g y p te , il y avoit
une ville nommée Qoizoum, laquelle est maintenant ruinée.
Qoizoum, v ille , suivant A ’bd-èl-Rachyd ei-Bakouy (1), dépendante anciennement de l’É g y p te , et
actuellement ru in é e , sur ie bord de la mer de Q oizoum , à laquelle elle donne son n om , étoit située au
pied de Gebel-Tour [m on ta gn e de T o r ] . C ’est dé cette v ille que partoit le canal que A ’mroù fit creuser
jusques au K a ire , par l’ordre du khalyfe O ’mar. C e c a n a l, destiné à transporter les grains de
l’É gypte à Yathrib e i-A ch ra f, l'illustre M é d y n e , est actuellement comblé par les sables; on lu i donne
le nom de Kha/yg Emyr el-Moumenyn [C a n a l du P r in ce .d e s Fidèles ].
Soueys [ S o u è s ] , petit endroit sur le bord de la mer de Q o iz o um , dans un terrain de pierres et
de roches ; ce q ui lu i a fait donner le surnom d’el-Hagar [ p ie r reu x ] : on y entretient un commerce
habituel avec Geddah, situé dans l’Arabie.
XII. Êl-Faramâ.
Faramah, dit A ’bd-el-Rachyd ei-Bakouy, v ille assez cons id érable, dont les Arabes sont les fond a teurs ,
est située un peu à i’orient de P é lu s e , près du mont Qasyoùn [C a s iu s ] ; la lan gue de terre q ui séparé
les deux m e r s , n ’a en ce t endroit q u e vingt-trois heures de ch em in , et c’est là q u e A ’mroù v ou lu t la
couper p our effectuer la jonction des deux mers : cette ville est actuellement ruinée.
A ÊI-Faramâ, dit Ahoùlfédâ (2 ), la mer,Méditer ranée est si voisine de la mer de Q o izoum [m e r
R o u g e ] , qu’elles ne sont séparées q u e par un espace de soixante-dix m ille s ; A ’mroù ben ê l-A ’ss
se proposoit de creuser cet espace dans un endroit q u ’on nomme maintenant la Queue de l ’É lé phant;
mais il en fut empêché par O ’mar, qui craignit q u e les pèlerins de ia M ek k e ne fussent pillés
par les G recs.
r (,° 7 Idt f ? 1'd '^ “K7 Î rabe’ ViV°!tCn8' S êv l’hcgyre ■ (2) AboùIFédâ, prince Syrien, historien et géographe Arabe.
Î r i r , à M ^ ^ E g y p t i e n n e , nm l» ,r. e7<-9]. vivoit de 753 à 7,4 de l’hegyre [ ,342-83 de J. C.J. Traduction
traduction.de M. Marcel., directeur de 1 Imprimerie impériale. de Maqryzy, par M. Langlès, page ¿y.
Page isp, ligne z de la première colonne de la note, 150,000 mètres, liseç 15,000 mètres.