
sons différens. Trois ci entre elles sont motasâouy, c’est-à-dire/montées à l’unisson ;
une seule sonne la quarte : on les bat avec le plectrum ( r).
EXEMPLE DE l’a CCORD DU TANBOUR BOULGHÂRr .
■ Corde de laiton. Corde d’acier. Cordes d'acier.
Les cordes de cet instrument ne peuvent donc donner que deux échelles de
sons différens. chacune composée de quatorze, en y comprenant le son de chaque
corde à vide.
Etendue des Sons qu’on peut obtenir sur chacune des cordes du Tanbour Boulghâry.
ï.™ corde double.
C H A P I T R E V.
Du Tanbour Bouzourk (2).
A r t i c l e I . "
Du Tanbour Bouzourk; de sa Forme; de ses Parties et de ses Ornemens,
Pou ZOU RK en persan signifie grand: le tanbour bouzourk est donc une grande
mandoline, et probablement, la grande mandoline Persane, de même que le tanbour
kebyr Tourky est la grande mandoline Turque.
Cet instrument (3) tient en quelque sorte le milieu entre les tanbour préçédens.
II est moins simple que le tanbour charqy [mandoline orientale], mais moins
composé que le tanbour kebyr Tourky et moins orné que le. tanbour Boulghâry.
Ce dernier na que quatre chevillés, quatre cordes et treize touches; le tanbour
charqy a cinq chevilles, cinq cordes et vingt-une touches ; le tanbour bouzourk a
six chevilles, six cordes et vingt-cinq touches, et le tanbour kebyr Tourky a huit
chevilles, huit cordes et trente-sept touches. La forme du tanbour bouzourk est
plus régulière et plus arrondie que celle du tanbour charqy : mais elle n’est pas
hémisphérique, comme celle du tanbour kebyr Tourky; elle ressemble à une moitié
de poire.
Le q a ç a h , ou la partie convexe du corps sonore, est composée de côtes collées
(1) oyezpg. 10, tdjj-----j pour se conformer à l’orthographe Persane,
W <4 >jÎjî Jjè* tanbour bouzourk. On devrait écrire (3) Voyez pl. AA, fig. ti.
sous la base du manche, comme celles du tanbour kebyr T ourky. Ses côtes sont plus
étroites à leurs bouts, et plus larges vers le quart de leur hauteur. Elles diffèrent
en cela de celles du tanbour kebyr Tourky, dont la plus grande largeur est au centre
de leur courbure (i). Elles en diffèrent aussi par le nombre; car, au lieu de onze
qu’a celui-ci, il n’y en a que dix au tanbour bouzourk. Huit d’entre elles se concentrent
également par leur extrémité inférieure et se réunissent aussi au-dessous
du qaça’h, au point où passeroit une ligne qui descendroit d’aplomb en suivant
la direction de la tige du manche, prolongée par derrière jusqu’en bas ; mais leur
union n’est point couverte par la queue du tire-corde, ainsi que lest celle des
neuf côtes du tanbour kebyrTourqy. Les deux autres côtes, sur lesquelles, de chaque
côté, porte la table, vont en s’élargissant par leurs bouts ; celles d’en bas se rejoignent
l’une à l’autre au-dessous du centre de la jonction des huit premières, et
sont couvertes en cet endroit par la queue du tire-corde, qui est fort courte.
Le m a n c h e se compose de deux parties, la tige M et la base B. La tige ne fait
qu’une seule pièce avec le cheviller/et est en bois de châtaignier; elle est terminée
en angle par le bas, en a , où elle entre dans l’enfourchure que forme la base
depuis c où elle a son ouverture, jusqu’en B où est son sommet. La base, par conséquent,
s’étend depuis a jusqu’en c, au moins extérieurement; car il est vraisemblable
qu’elle se prolonge encore dans l’intérieur du corps sonore, et que c’est sur
ce prolongement qui se termine en croupe, que sont collés les bouts des côtes.
Le c o r p s s o n o r e et le c h e v a l e t sont en sapin ; le t i r e - c o r d e est en cyprès,
a in s i que la base du manche. Quatre des chevilles sont en bois de citronnier; les
deux autres, qui sont les deux plus basses par-devant, sont en bois de Sainte-Lucie:
toutes ont les bouts de leur tête terminés par un petit bouton en ivoire. Les
cordes sont de métal : trois, sur la droite, sont en acier; les trois autres, sur la
gauche, sont en laiton.
La t a b l e du tanbour bouzourk, de même que celle du tanbour charqy,, est com-
posée de trois petites planches de sapin. La plus grande est aussi celle du milieu;
elle occupe toute la longueur du milieu, et s’étend jusqu’au-delà de l’enfourche-
ment et de la réunion de la tige du manche a sa base. Dans les entre-deux de
cette planche avec les deux petites qui terminent de chaque côté la largeur de la
table, on voit un filet noir en ébène, près duquel, de droite et de gauche, il y a
des points noirs faits avec une pointe de fer rougie au feu, posée presque à
plat. Il y a des points semblables autour de la table près des bords, distans les
uns des autres d’environ 20 millimétrés. II y a aussi des ornemens sui la table,
composés également de points noirs, au milieu desquels sont de petites plaques
rondes en nacre de perle : à chacune des extrémités de la planche du milieu de
la table est une plaque triangulaire, également en nacre de perle. Sur cette table, il y
a, de même que sur celle du .tanbour charqy, de petits morceaux de qalam collés,
qui sont des touches ajoutées; toute la différence est que, sur celui-ci, il y en
a six, tandis qu’au tanbour charqy il n’y en a que cinq.
Nous ne regardons pas comme une chose nécessaire, de faire observer que les