
D E L ’ A R T M U S I C A L E N E G Y P T E .
A r t i c l e V I .
Règles ou Remarques nécessaires dans la pratique du Chant Grec, lesquelles
manquent dans les Papadike.
L es papadike laissent encore beaucoup de choses à desirer sur la connoissance
de la valeur, de la propriété et de l’usage des signes du chant. Quoique les
exemples tjue nous avons notés avec nos notes Européennes aient déjà levé
plusieurs difficultés qui eussent été insurmontables pour les personnes qui n’ont
pu acquérir d’expérience dans la musique Grecque moderne, nous sentons qu’il
nous faudrait éclaircir et expliquer de nouveau la plupart des choses que nous
venons de citer, en traduisant littéralement le texte de nos traités de chant:
mais nous ne nous arrêterons qu’aux points essentiels auxquels il n’a pas été
donné tous les développemens nécessaires pour les faire comprendre entièrement
et sans la moindre incertitude.
Voici quelques règles importantes, qui, étant jointes aux remarques que nous
avons faites en notes dans l’article précédent, suppléeront au défaut de celles
qu’on ne trouve point dans les papadike, relativement aux signes du chant:
nous les tenons de Dom Guebraïl; elles sont le résultat de ses réponses aux observations
que nous trouvions l’occasion de lui faire, dans les leçons qu’il nous
donnoit.
Quand sous T i s o n c— on rencontre I ’ a p o d e r m a •»-, ou le d i p l ê //, ou le k r a -
t Ê m a «., écrit de cette manière c^~ ou ‘-¡r ou <~ar, c’est un signe de repos.
Quand est placé au-dessus d’un signe du chant , soit ascendant, soit
descendant, ce signe devient muer, c’est-à-dire, nul.
Si le signe du chant sur lequel est placé 1 "ison est composé de plusieurs autres
signes de même nature, il n’y a que le principal, ou celui au-dessus duquel
est immédiatement Vison, qui devienne muet.
L’ison ne se met que sur les signes de chant appelés corps, et jamais sur
ceux qu’on nomme esprits ; et, quand il est placé sur un corps accompagné d’un
esprit, il n’anéantit que l’effet du corps et non celui de \’esprit.
Un corps devient nul quand il a sous lui ou à sa droite un esprit, et il n’y
a que ce dernier qui se chante (1) ; mais si Vesprit est au-dessus et au milieu
ou à la gauche du corps, l’un et l’autre se chantent et ne forment qu’un seul
intervalle composé de celui qu’indique chacun d’eux (2).
L ’ o l i g o n — reçoit fort souvent T a r g o n - i et la plupart des autres grands
signes, quand il est composé avec les esprits.
L’oxeïA «— reçoit sous lui les grands signes, ligisma, diplê, stauros, tromikon,
ekstrepton et omalon, quand il est joint à Tapostrophe et à Xargo-syntheton. Il reçoit
également le gorgon, Targon, le gorgo-syntheton et le phthora.
Le p e t a s t h e o - admet sous lui tous les grands signes.
(1) Voyelles exemples de l’article précédent. (2.) Voye^ les exemples de l’article précédent.