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Mais il n’en est pas de même des noms que les auteurs modernes ont donnés
aux instrumens actuellement en usage, quand ces auteurs ont écrit dans une de
nos langues vivantes: car, ces langues netant qu’un assemblage des débris de
plusieurs langues qui n existent plus, et la plupart des noms propres étant formés
de ces débris, lorsque l’acception originelle des mots dont se composent les noms
propres n est plus connue, ils ne nous semblent plus être que des noms arbitraires
qui ne signifient rien en eux-mêmes et n’ont aucun sens dans la langue parlée ou
écrite; ils ne suffisent plus, par conséquent,'pour nous donner une idée précise
de 1 individu qu’ils désignent, à moins que nous ne le connoissions d’avance; ce
qui fait que 1 orthographe n en est plus aussi rigoureusement observée, et que
chacun les prononce et les écrit diversement. Nous avons eu soin, toutes les fois
que nous en avons eu 1 occasion, de faire mention des noms les plus communs
sous lesquels le même instrument est connu dans l’Orient, afin d’obvier aux
méprises auxquelles cette multiplicité de noms donne ordinairement lieu, ou du
moins pour épargner a d autres la peine d’être arrêtés, comme nous l’avons été
nous-mêmes, dans 1 étude de 1 art musical, tant chez les peuples anciens que chez
les peuples modernes;
Tous les écrivains Orientaux ne s’accordent pas sur le nom du hautbois Égyptien.
Il n y a peut-etre quen Egypte quon lui donne un nom significatif. Ce nom est
( i ), que 1 on prononce au Kaire zamr, et qui en arabe veut dire un instrument
de musique destiné au chant. Toutefois nous ne l’avons jamais vu employé
conjointement avec la voix, et nous ne le croyons pas propre à cet usage, par
la qualité extrêmement forte et perçante du son qu’il rend. Le mot ^ z a m r
du_verbe ' f j zammara, il a chanté ; et l’on dit fort bien en arabe
y y y yzwm jir f y el aleh, il joue d’un instrument de musique. Mais le
nom du hautbois Égyptien, que Ion rencontre le plus communément et le plus
diversement écrit dans les auteurs Orientaux, est celui de zournâ, qui ne signifie
rien en lui-même. Il semble que chacun d’eux ait voulu avoir sa manière propre
d e 1 orthographier. Les formes les plus ordinaires sous lesquelles on nous présente
p n0m’ SOnt Celles de ¿ y zorna, h jj zornâ , ¿ j ÿ zournâ, lÿ y j zournâ,
k j jb dzournâ, L jy sournâ, sournây, çoumây (a).
( r) Pluriel mctfmyr. ' ' et assez nom breux, on lit un passage qui affoiblit un peu
fi.) N ous sommes cependant autorisés à penser que ,e témoignage cet habile orientaliste .les Arabes ne confondent point le zournâ ou sournâ avec voici : ; ce passage, le JylalIf tXàUI j coVVf cyl-ol y j j Q
nleo mza mdre. N ’ayant jamais entendu appeler en Egypte du J c i M j j tlW I « jy u J t, o M I , . g sournâ aucu, n instrument ,d e mmuussiiuquuee , nnoouuss L le ^ U UI , fcVI Os"hU “ Eu t quant aux- différenteJs duaJlit é3s
mmaatti oo nss aTcee *s ujetf“: nno5uesq “nf avto’ nSs° a"pgperri.sa q Puree pnadrr Ae ld. eHs eirnbfi°n-", »„ ¿peasr s olenss ptarmodbuoiutsrps,a r lleess icnosrtsru, mleesn ds adbe imabu s„i q(uoen, dcéosmigmnee
* Pans, que ce non. e tc . celui par lequel la plupar. des ainsi les instrumens que nom décrirons sous le nom de
Hautbois égyptien. M ais, dans un mPa'Unuf s°crrdi!t" Aariraebme ednet lIae darâboüldiehio)t, «, les d- off1 (sortes d,e tam. bo.u rs. de bas*q ue'),
nBiqibuleio, thetè qduoen ti mlep étritiraele e, sct ontenant unI *tr aijt éJ sLur H' n£ui O ’ ' da aW"As CÊctËK «'" “i"Ê'eraNtion cdW’inesi,u'amue,rness -q&uec l"e n lio J t ,,U .| L .L r ■ J zam retlesourna, qui est la meme choseque le zournâ,
Ï 7 7 , / - -J- k "",S">UC- mra" s°nt présentés comme deux sortes d’inîtrumens différens sJMiVrLs lHeHttefrrrehbs îinn(o uaa l muI.t.é;-m moeirmese) fdcaei st• fdrjee rse se xStroafiits■ s, maasnseuzs cér,t ietn ddouns t l.i _ JNr |• .",B.*,1.U t/l| ‘ ■S'“nie'l' «vsetirseetnraeifedi eeomSaca ycv n ou/.s tacri-itmo bnshe crvee rque. lles mots 1 ü j 3,1 ,IC signment pas les freres Sofls, ainsi que
D E S O R I E N T A U X . " ■ : 9 3 3
La ressemblance plus ou moins grande de ces noms entre eux porteroii assez
naturellement, à la vérité, les Européens qui s’occupent de l’étude des ouvrages
Orientaux, à se persuader que ces divers noms appartiennent à un seul et même
instrument. Mais comment pourroient-ils spécifier cet instrument avec une
exactitude précise, lorsqu’ils ne trouvent dans aucune langue la racine du nom
qu’on lui donne, et lorsqu’ils sont obligés de s’en rapporter à l’explication fausse
qu’ils en trouvent dans des vocabulaires composés par quelques moines Ou missionnaires
pour l’utilité de leurs compatriotes, ou dans certains dictionnaires
dont les auteurs ont évidemment emprunté de ces sortes de vocabulaires la
plupart des mots techniques et sur-tout ceux d’un grand nombre d’instrumens de
musique! On doit sentir qu’il étoit très-difficile et presque impossible même que ces
religieux, qui n’avoient aucune idée nette de. l’art musical, et qui souvent savoient
à peine distinguer les instrumens de musique de lehr pays par le nom qui leur
est propre, rencontrassent toujours juste en traduisant dans leur langue maternelle
les noms des instrumens de musique des Orientaux : aussi se sont-ils souvent
mépris sur ce point ; et dans l’incertitude où ils étoient, ils ont rendu quelquefois
le nom du même instrument en latin, ou dans leur langue maternelle, par trois
ou quatre noms différens qui offrent des idées inconciliables entre elles; comme,
par exemple, en traduisant le nom de' tel instrument Oriental par les noms de
tambour, de trompette, de cithare et de cymbales. Or il n’en faut pas assurément
davantage pour dérouter entièrement ceux qui, voulant faire des recherches
sur la musique Orientale, n’ont pour ce travail que le secours des livres.
Le nom de zournâ n’a pas été néanmoins rendu d’une manière aussi confuse :
cependant on s’est encore fort écarté de la vérité en le traduisant par les noms de
fifre et de flûte, qui ne peuvent convenir au même instrument, et qui ne doivent
être appliqués ni l’un ni l’autre au zournâ, qui est un véritable hautbois.
Si nous étions encore aux premiers temps où les instrumens à vent furent
inventés, où la flûte et la trompette ne différaient entre elles que du plus au
moins, comme on nous le dit ( i ) , la distinction que nous faisons ici serait difficile
à saisir ; mais ceux qui .commissent les instrumens dont nous parlons, savent
qu’il y a une différence très-sensible entre un fifre et une flûte, et que le hautbois
est un instrmnent autrement construit et d’une autre espèce que la flûte.
plusieurs savans les ont traduits, mais les frères.de la composé , suivant les lexicographes Persans, de j y
pureté, c’est-à-dire, les amis liés par une affection sincère, sour, festins, noces, et de <ju uây, flûte, en sorte que sa
et, que l’on connoît sous cette dénom ination une société signification propre est la flûte des festins. de philosophes et de savans, auteurs de cinquante-un (i) Apul. Florid. lib. i. N ous laissons aux observateurs
traités sur toutes les sciences, qui forment une espèce savans le soin de faire le rapprochement de ce que nous
d’encyclopédie. apprend en cet endroit A pulée, avec ce que’-remarque II nous apprend aussi que le mot qournâ, dontlavéri- Horace dans son A rt poétique, vers 202. table orthographe est tS^Sjy sournây,est un mot Persan,