
guéri. Là je fis parfumer et sereiner tous ses effets , comme ceux de tous les
individus du bord. Les premiers froids que ie général Menou essuya en arrivant
à Marseille , im causèrent une dyssenterie opiniâtre qui le retint dans cette ville
le reste de 1 hiver; mais le retour de la belle saison, et les soins que les médecins
de Marseille lui prodiguèrent, le rendirent à Paris bien portant.
Il résulte de tous ces faits, selon moi, que l’inoculation de la et dangereuse. peste est inutile
Pour se garantir de cette maladie, il importe de prendre beaucoup de précautions
: les plus efficaces sont le grand exercice, la propreté, le bon régime. Il faut
entretenir avec soin toute espèce d’émonctoire ou d’éruption, comme un des
meilleurs préservatif;; et il seroit même utile, pour celui qui ne pourroit s’isoler
du foyer de la contagion, de se feire établir un cautère ou un vésicatoire (i).
On doit encore éviter l’usage immodéré des liqueurs spiritueuses, des viandes et
du laitage ; boire beaucoup de café, et une infusion de sauge le matin à jeun; se
laver souvent le coips avec l’eau et le vinaigre ; ne point se baigner pendant la
saison morbide ; changer souvent de linge et d’habits; coucher dans des lieux secs
et aérés; éloigner les affections morales, et prendre, aux plus légers symptômes
de saburre, un vomitif léger et en grand lavage : c’est pour cela qu’il est prudent
appoiter avec soi quelques grains d’émétique dans les climats où la peste est
endémique.
En meme temps on diminueroit et l’on feroit disparoître insensiblement les
causes qui la produisent, en prévenant la stagnation des eaux du Nil, lors de
leur retraite dans les bassins placés près des habitations ; en creusant des canaux
d irrigation bien dirigés ; en faisant des plantations dans tous les endroits humides
et marécageux ; en écartant les rizières des endroits habités ; en faisant
transporter au loin dans les déserts, et toujours à l’occident des villes et vil-
ages, tous les cimetières ; en rasant les tombes qu’on seroit obligé de laisser dans
les cites, et les couvrant du moins d’une couche de chaux vive ; en ayant l’attention
d’exhausser le sol des habitations, de manière à les mettre à l’abri des
plus fortes inondations, de sabler les rues, de construire des aqueducs à pente
facile, dans les villes maritimes, où la pluie est plus fréquente ; en changeant la
construction des maisons de la classe indigente du peuple, et fiùsant sentir aux
nabitans la possibilité de se garantir de la contagion et de s’en guérir, d’après
exemple des Européens, qui savent, au moyen des précautions qu’ils prennent,
se préserver de la maladie, et qui trouvent souvent le salut dans la médecine’
lorsquils tombent malades à leurs côtés. Enfin un des grands moyens contré
1 invasion et la propagation de la peste, seroit de faire connoître aux Égyptiens
et de leur faire mettre en pratique les bonnes et sages dispositions que
“ ’ds’é,ayen,.de p l i Jcd,crai-—
leillent ces m oyens, et presque tous, en préconisant leur *
la commission extraordinaire de salubrité publique avoit arrêtées et mises à
exécution avec un succès inattendu (i).
(i) Cette commission, créée par le général en chef
Kdulé gbéenré, rsaei dcuo mgépnoiseo,i td deu l ’ogrédnoénranla cteoumr mena ncdhaenft d deu l-’ aKrmaiéree,,
de celui de la m arine, du médecin et du chirurgien en
cmheemf. bLreas .p Trérsoiidse naucetr epsa scsoomitm tiosusiro-nàs- topuarrt iàc uclhièarceusn, sdueb osers
données à la commission extraordinaire, furent établies
ào rgAanleisxéaensd sruier, leàs Rmoêsmetetse beats eàs. Damiette. Elles étoient Je vais rapporter les principales mesures que la commission
extraordinaire avoit prises pour prévenir l’invasion
de Plala pceéset ea,u o uc eennt raer rdêet elr’ alram méaer,c phreè.s de Fétat-inajor général
, elle pouvoit observer et diriger toutes les mesures
ednet rseatleunboriitt éu nree lcaotirvreess paounxd aÉncgey patsiseindsu ee at vàe cl ’laersm céoem. mEilsle
sions particulières dont elle suivoit toutes les opérations.
misUsinoen egxertrmaeo rddi’noabisreer,v éattoioitn p ,l acaéuex à olrad preosi ntdee dlua Dceolmta,
pour reconnoitre tous les bâtimens remontant les deux
branches orientale et occidentale du Nil. D e là ces bâtimens
étoient conduits, sous la garde des conservateurs
de santé, au grand lazaret établi dans l’île de R oudah,
pour y être mis en quarantaine ou en observation. Des
dmiirsescitoenu resx otrua oinrsdpinecatierue,r sf daies osiaenntté p, laaucxe ro rlderse isn ddeiv liad ucso met
les objets, selon leur degré de contamination, dans des
lieux isolés les uns des autres, quoique renfermés dans la
même enceinte. Les personnes étoient réparties dans une
ligne de petites cabanes en roseaux, séparées les unes des
autres par des barrières et des promenades, de manière
que ces quarantenaires ne pouvoient communiquer que
par la vue et la parole.
Les individus attaqués de la peste étoient placés dans
lF’hraônpçitaails deut ulnaz aairdeet,- cdhiviriusérg piaenr pÉetgiytepst ileong eést;o uienn tm sépdéecciain
lement chargés du soin de ces malades, que l'on traitoit
ssiédpeanrét mdee nlat cdoamnsm tiosusiso nle se xdteragorérsd idnea irlea emxaelraçdoiiet . uLnee psurérrveepilrléasnecnet
oaict tliav ec oemt mpeisrsmioann eent tde osnunro ciet sd éetsa bolridsrseesm eenns s; oinl
nom , sauf à lui en rendre compte. Le mouvement du
lazaret et de l’hôpital étoit envoyé chaque jour à la comlma
ismsiaoland, iaev. eDc else cboumllemtiisns adieres sm Éaglaydpetsie ents ,d pel alac éms adracnhse ldees
principaux quartiers de la ville, étoient tenus de visiter
tfoaiurse lmesa ijnotuernsi r lelsa mpraoipsorentsé ,d de e leruecr uaerirlloinr deixssaecmteemnet,n td l’ye
nombre des m orts, de s’assurer de la cause de la m ort, et
de rendre compte à la commission de tout ce qui pouvoit
intéresser la santé publique. Lorsqu’il se déclaroit un acciednevnot
ydée apue lsatez,a rle’itn, ds’iivl idéuto iét toFirta ndçea issu, itoeu m pilsa ceén draénses rvuen, lieu isolé, s’il étoit Egyptien, et traité sous la surveillance
des médecins Français. Tous les voyageurs, quels qu’ils
fmuisnséesn té, toéiteoniet nbt rtûrlaéisté so ud apnusr ilfeié sla. zLaare ts;u lrevse ielflfaentsc ec odnet ala
commission s’étendoit dans les camps, les casernes, et
généralement dans toute l’Ëgypte.
Les chirurgiens des régimens, sous les ordres du chirurgien
en chef, membre de la commission, étoient tenus de
visiter chaque jour l’asile des soldats, et de rendre compte
à fur et mesure, à la commission, de tous les événemens
qui pouvoient survenir. Les officiers de santé en chef des
hôpitaux de l’armée étoient assujettis aux mêmes lois.
Près de chaque commission particulière, où le même
règlement étoit suivi, on avoit également établi un lazaret
et un hôpital pour les pestiférés.