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jours les redevances qui le composent au n.îdir [directeur] de l’ouaqf. Les sultans
Mohammed, Ahmed et Mourâd, qui ont occupé le trône de Constantinople
postérieurement à Selym I.", instituèrent successivement les ouaqf <pù portent leurs
noms, sans diminuer les revenus publics; parce qu’en renouvelant les concessions
des terres, ils soumirent les nouveaux moultefim aux redevances qui forment le
produit de ces ouaqf L’ouaqf el-harameyn, fondé par un sultan, et maintenu par
Selym, a une origine semblable à celle de l’ouaqf Dechycheh el-koubârâ; il en
diffère seulement en ce qu’il n’a pas de nadir, et que sa perception est faite et
son emploi dirigé par le rouznâmgy , tandis que chacun des quatre autres ouaqf
a un nâdir chargé de son administration, sous la surveillance de ce trésorier.
Les sommes que nous avons énoncées forment tous les revenus en argent de
ces cinq ouaqf: comme ils ne faisoient que passer dans les mains du rouznâmgy,
qui les appliquoit entièrement à leur destination, sans en faire mention dans son
livre de recettes, et qu’ils semblent appartenir aux propriétés particulières plutôt
qu’aux impositions et aux dépenses publiques, nous ne les avons cités dans notre
état que pour mémoire.
Indépendamment de ces sommes, les ouaqf soultany possèdent des revenus en
grains et autres comestibles, ayant tous la même destination. L’argent et les grains
disponibles, après que tous les frais sont acquittés, sont confiés à l’émyr hâggy,
qui les porte à la Mekke et à Médine, où on les distribue conformément aux intentions
des fondateurs.
On ignore pourquoi les nadir des ouaqf Mohammedyeh, Àhmedyeh et Mou-
râdyeh, n’ont pas été soumis à un myry comme celui de l’ouaqf Dechycheh
é'1-koubâra.
Les ouaqf particuliers que nous avons désignés, existoient en Égypte lors de sa
conquête par Selym. Ce sultan, en confirmant les dispositions de leurs fondateurs,
les assujettit au paiement d’un myry que leurs nâdir n’ont pas discontinué de verser
dans la caisse du rouznâmgy : nous ne faisons aucune mention de ceux que les
sultans, les pâchâs et les particuliers ont créés depuis le règne de ce prince, à cause
de leur grand nombre, et parce qu’ils ne sont soumis au paiement d’aucun myry.
C H A P I T R E II.
Impôts sur les Charges.
Les officiers institués par le sultan, ayant des revenus en délégations sur le
myry, en villages et sur-tout en droits indirects, dont la perception leur étoit
accordée, payoient au sultan un myry, que nous désignons comme impôt sur les
charges, parce qu’il étoit établi sur la totalité des revenus, et non pas sur le produit
de tel ou tel droit dont ils avoient la jouissance.
Le tableau ci-après fera connoître les titulaires des charges soumises au paiement
de ce myry ;
Le
OBSERVATIONS.
E sn é .......................
Girgeh.................................
Syout............ M anfalout........... ». ................................
Minyeh®............................ .
Les beys ou kS'hef BFaeynoyu-Smo..u.e..y..f... .....................................
gviouucveesr ndeeu.r.s. ..d..e.s.. .p..r.o..- ( GAtyfÿzeehh,. . ..........................................................
Qelyoubyeh ............
Charqyeh ............ .
MBaahnysroehu.r.a..h..... ... .. .....................................
I G harbyeh..........................
I M enoufyeh................ ........
Le rouznâm gy................................. ................
L’interprète du dyvân...........................................
L’emyn darb khâneh............................................. ÎM etfaraqah........................
T châouchyeh.. . . . . . . . . . . . .
Gâmouly ân ..............
TSâafreâkkgseyyâ n.... ................................ M ousthafazân.....................
A’zabân............................ .
Les trois kiàhyà des ogaq SGâmoulyân, Tâfekgyân et MTcehtâfàoruacqhayhe..h.. ............................
Gâmoulyân........................
j_.es écrivains a es ogaq j TSaârfâekksgeyyâ-n...........................................
I M ousthafazân..............
\ A’zabân, .............. .
Le ma’margy bâchy. .........................................
Le qeebegy bâchy..............................................
LL’ee qmâyflne he hbtâecçheyb c..........................................................................................
LL’’eamghyân e al’-nmbeacrh.â..q...............................................................................................
Le serdâr de Girgeh..................... ...................
» Ces six provinces étoient
! gouvernées par un seul bey.
leb pDâacnhsâ lse’sé dtoeirtn mieriss taeum lpiesu, et place de ces trois lia-
chey âm pyoryu.r le paiement de
lecs IdI ernniee rsp atyeomitp s, , dqaunes
q1 6ue9,, 1s1u9r seins erdéicnlsa m, atpioarncse leet ppâlaccheâ pseo umr itl eàs s1o7n4 ,5(i1c$i medins restans.
Les aghâ des châteaux^
Les,
dd’eA Sleâxrya nAdhrime.e.d.. ,. .à.. .A..l.e..x.a..n..d.r..i.e. .......... 21,840. 7,280.
d’el-Roukneh, à Alexandrie......... 9,880.
dd’eA.Rboosueqtyter................................................................. 16,640.
0¿X
0
de Qorayn................................. 4,167,
du Kaire.................................... 15,464.
1 f Af\A
de la Charqyeh................... 74,8l4.
dCeh laah eGrh..a..r.b..y..e.h................................................ 78,974. des denrées............................ 782I>,0753°6-.
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