
Somme pareille,
ANCIEN
B ARRAN Y NOUVEAU.
Achat de beurre fondu ..........................
Achat de poulets ............ ..... ...............
Usage du tchâouch huissier du moultezim................
Usage du moultezim ..............
Usage du haouâlet cl-haouâlât.............. .........
Présent au moultezim .............................
Usage du kiâhyâ du moultezim ;..............
Usage du tesouyf mouqarrar............... . . . . . . .
Dépenses sur les terres de Mohammed Gafâr......................
Usage du mesallem de la province. ............
Roukbet el-touâfeh. ........................
Surplus pour ledit.......................................
Boeufs pour les digues ........................
Moutons des moissons ............................
Tchâouch de la province..................................
Divers objets des dépenses locales reportés une seconde fois,
i ,000.
!,JOO.
Rafa’ cl-mazâlcm
Ferdeh el-tahryr. ,
Nouveau koulfch. 3,000.
Hcbcych. T o ta l .
18,836.
1,000.
1,300.
5*»591-
3.000.
8.000.
9l7’
361,338.
63.5°!
^1,336.
,ué 1« dépens locales en-son, dcdai.es. Celle, de ce village pL-toT de"» >0"™“ “V°'“ r' C°""U É | f ™'°>a"
Nouvelle
Re p o r t . .
URsqaagqe du serrâf percepteur.', ................................. qui se payent én argent.........
Entretien pour les digues particulières, du village.
Reste...............................................
Lesmqeunelss dsuo nstu ldtiasntr :ibués par le moultezim, ainsi qu’il suit, selon les réglc-
Au Sultan.. .. pour le myry. ......................... ........................... 106 ,33 6.
.......................... 19,089.
¡Mal el-gihât............... 11,143.
Khcdem el-a’skar...................... 6-910
Koulfcli.(l p^aai°lule^ cdtu c ls-uhlatoaunâ.l.â.t .- 403. Au Moultezim pour son fàyz.................................
D E L’ E G Y P T E .
Nouvelle Distribution de cette somme.
Au SULTAN...................... pour son myry .................................................................................. 106,3 36.
( pour l’ancien kouchoufyeh............................................. ......... 19,089. J o_1
Au Gouverneur...........j pour le nouveau k o u c h o u f y e h ........... 60,.98.) 79’ 7\
f pour son f â y z . . . . . ....................... ................................. ..............
Au Moultezim............< pour l’ancien barrâny.................... ............................... ................. 156.096.V ^
( -pour le nouveau barrâny................... • • 108,192.)
Somme pareille ............................. .(a) 622,336.
Dépenses locales et autres payées à qui de droit.......................................................................................... 6j .5°8
Total général des droits payés par ce village............................................................ 686,044
L’exemple que nous venons de présenter, explique et confirme tout ce que nous
avons dit touchant l’établissement et la répartition de l’impôt. Les détails fournis
sur l’ancien et le nouveau barrâny prouvent évidemment que leur objet primitif
consistoit en fournitures et présens d’usage que le village faisoit au moultezim, et
le moultezim à ses supérieurs et à d’autres. Ces prestations ayant fini par etre 1 igou-
reusement exigées, parce que, suivant un usage ayant force de loi en Égypte, il suffit
qu’une somme-ait été perçue deux ou trois années de suite, pour qu’elle soit réclamée
comme un droit indéfini , elles devinrent la matière d un abonnement en
argent. L’ancien barrâny n’est autre chose que le premier abonnement de.ee genre.
Quoiqu’il dût tenir lieu de tous les dons qui lavoient précédé, il nempechapas
les moulteiim. d’en obtenir de semblables. Le temps ayant sanctionné ce nouvel
usage, il fut également racheté par un abonnement connu sous le nom de nouveau
barrâny. Aujourd’hui l’un et l’autre entrent dans le revenu net du moultezim, qui
les applique entièrement à son profit.
Outre le rôle que nous avons cité, qui réunit le mâl el-hour primitif et les additions
qui y ont été faites, on forme dans chaque village un état particulier pour
les dépenses accidentelles et d’usage. On y comprend toutes celles qui proviennent
d’une .augmentation de salaire des officiers du village, des réparations des digues
et canaux non soultâny; des rétributions ou presens usités envers le moultezim,
le bey, l’intendant ou une tribu d’Arabes, sans qu il y soit question des demandes,
extraordinaires faites par ceux-ci d’époque à époque.
Il est aisé de voir que cet état étoit, pour ainsi dire, la pépinière des demandes
spécieuses et abusives qui augmentoient successivement les droits des moulteiim
sur les fellâh, et des gouverneurs sur les moulteiim. L’ancien et le nouveau barrâny,
le kouchoufyeh moderne, n’ont pas d’autre origine. Dans les derniers
temps, ils s’augmentoient par des moyens semblables; de sorte que les dioits
' acquis par le moultezim préparoient un troisième barrâny, et ceux exiges par le
gouverneur auraient donné lieu à un autre kouchoufyeh.
Les demandes extraordinaires sont presque toujours facilitées par la connivence
dés chèykhs, chargés de toutes les levées de fonds qui s opèrent en 1 absence du
(,) N on compris le fermage des ovsych. m ontant de toutes les impositions écrites ou fixes. Voy
(2) Cette somme réunit les différentes parties du mal les états pages 307, 308 et joy. el-hour et les additions qui y opt été faites, et forme le ^
É. M.