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» La totalité de ces mesures, depuis Babylone jusqu’àClysma, est de i l[6 milles
» Romains, qui, à raison de 75 par degré d’un grand cercle de la terre , repré-
» sentent 48 lieues f , de 25 au degré.
» Il existe deux routes pour se rendre du vieux Kaire, où étoit l’ancienne Basa
bylone d’Égypte, sur les bords du golfe Arabique, en passant par Heliopolis;
» d’Anville s’est trompé dans le choix de ces routes.
» La première suit, dans sa plus grande longueur, les vestiges du canal qui
» joignoit le Nil au golfe Arabique. Par cette route, la position dHeroopolis,
» distante de Babylone de 78 mille pas [26 lieues], repondroit assez exac-
yy tentent aux ruines d’Abou-Keycheyd ; et les 68 mille restans [22 lieues —] ne
yy porteraient que jusqu’au cap occidental du petit golfe de Suez, vis-a-vis des
yy fontaines de Moïse.
» Cette opinion est celle qu’a suivie d’Anville: elle s’écarte, comme je lai dit,
yy du témoignage de tous les anciens, puisqu’il s’est vu force,
yy 1 De mettre Heroopolis au milieu de l’Isthme de Suez, a plus de seize lieues
yy du golfe Arabique, quoiqu’il soit certain qu’Heroopolis étoit le port dou par-
yy toient les vaisseaux destinés à parcourir le golfe ;
yy 2 ° De supposer un peu plus de longueur à la seconde partie de 1 itinéraire,
yy pour placer Clysma à l’entrée de la vallée de l’Egarement.
» Clysma est la même ville que les Arabes ont appelée Qolzoum. Ils recon-
yy noissent qu’il a existé deux Qolzoum : l’une, dont les ruines se retrouvent encore
» au nord, près de Suez, étoit par conséquent à l’extrémité du golfe, tandis que
yy l’autre se trouvoit à un degré plus au midi que cette extrémité, comme Ptolémée
yy le dit positivement. La montagne au pied de laquelle cette seconde ville étoit
»située, s’appelle encore Gebel-Qolzoum, et c’est incontestablement la Clysma
yy de l’itinéraire. La seconde route qui conduit de Babylone au golfe Arabique,
yy est beaucoup plus courte que la précédente ; elle a toujours du etre preferee,
» comme elle l’est encore aujourd’hui : on l’appelle , dans le pays, Darb-el-Hâggy
yy [ la route des Pèlerins] ; et c’est celle que décrit 1 itinéraire.
» Depuis le vieux Kaire, par Heliopolis, Birket-el-Hâggy et Ageroud, jusqua
yy Suez, près de laquelle je place Heroopolis, la route (1) est de 32 lieues, qui
» représentent, à la vérité, 96 mille pas, au lieu de 78 mille que donne l’iti-
yy néraire ; mais j’observe que les chiffres de cette route offrent des variantes, et
» qu’il existe des manuscrits qui portent :
(1) Nous observons que, par cette direction, Scenoe
veteranorum , Vicus Judoeorum, et Thou , auroient ete
dans le désert; ce qu’on ne peut admettre d’après toutes
les considérations qu’on a déjà exposées.
Nous observons encore que par une route du même
itinéraire, désignée du Serapeum à Péluse, il nest pas
nécessaire de passer par Heroopolis, comme c e lle -c i
l’exigeroit, si le Serapeum étoit vers el-T ou a req , au
débouché de la vallée de l’Égarement, à moins que ce
Serapeum ne soit différent de celui de l’autre itinéraire cite
par M. Gossellin. [Note de l ’auteur du Mémoire, L P . )
I N D I C A T I O N S D E S L I E U X .
D I S T A N C E S .
M I L L E S R O M A IN 5. T O I S E S . MÈ T R E S .
f B a b y lo n ia ....................à Heliu...................
I H e liu . . . . '................ à Scenæ veteranorum.
D e ] Scenæ veteranorum. à Vicus J u d x o rum .. .
j Vicus J u d x o rum .. . îi T h o u .
( T h o u .............................it H e ro ................
X I I .
X X I I .
X X I I .
X I I .
X X I V .
I 2.
22 .
I 2.
2 4 .
9 . 0 7 2 .
I 6 , 6 3 2 .
I 6 , 6 3 2 .
9 . 0 7 2 .
1 8 , 1 4 4 *
1 7 6 8 1 . 6 6 .
3 2 4 1 6 . 3 7 .
3 2 4 1 6 . 3 7 .
1 7 6 8 1 . 6 6 .
3 5 3 6 2 . 3 2 .
T o t a u x ................. L X X X X I I . 9 2 . 6 9 , 5 5 2 . 1 3 5 5 S 8- 3 8 .
ne 11 co —, ne uinere cionc que d une
» heue f , sur une route qui n’est peut-être point tracée très-exactement sur la
» carte que vous m’avez remise: d’ailleurs, cette petite différence est trop peu
» sensible pour s’y arrêter. Quant aux variantes dont je fais usage, continue M Gos-
» sellin, comme elles sont citées dans l’édition de Wesseling, et que les chiffres des
» anciens itinéraires ont besoin d’être justifiés et corrigés d’après les reconnois-
» sances positives du terrain, je ne crois pas qu’on puisse fkire difficulté d’ad-
yy mettre les distances que je présente.
» Il est donc certain que, d’après les mesures précédentes, Heroopolis pouvoir
» se trouver sur les bords et à l’extrémité du golfe Arabique (1); et comme tous
» les anciens la placent en cet endroit, il me paroît impossible de la transporter
» aux ruines d’Abou-Keycheyd.
» En continuant la route indiquée par l’itinéraire, je trouve que les xviri mille
■ f aS’ SIX S i à prendre d’Heroopolis, placent le Serapeum à l’entrée de
» la vallée de ¡Egarement, et que les autres L mille pas, ou seize lieues f , con-
» duisent au pied du mont Qolzoum, où étoit, comme je l’ai dit , l’ancienne
yy Clysma. yy
Nous avons dit précédemment que M. Gossellin nous avoit permis de placer
cette note à la suite de notre discussion ; mais persister dans une opinion contraire
a celle de ce savant, dont l’autorité est suffisamment établie pour ceux qui
connoissent ses recherches profondes en géographie, c’est donner la mesure des
doutes et des difficultés que présente l’étude de la géographie ancienne.
a I S P n° ,re f i 0" ’ qU! Ie Iac amer « P ^ t <•« golfe, I quo Heroum oppidum es,;
I M S mCTE S P expression qui devient la source d’une grauTe diversité
uar t e W r i-s e S< B f ’ " " \ ^ 1“ d'°P™ ° as S la véritable situation A’Heroopolis. Enfin
q u r ° n t , s t h r a e d e n o u s ° b ™ q ° e M i b b h & j s „ r ^
nal don n on s av o i et M1 r° UVnr P° “ r Y UcS ’ ? uand '»torien est entré dans quelques
Ü H 1 7 av0ns ™ e s et comme He- détails sur la naissance et ia direction du canal, v ent n H e S » dc,s Grecs> * lr d* 1ËM lis d’Abou Kevchev I ■ d U®° e ’ anslemPIacement pas du temps des premiers Pharaons, et qu’ils faisoient
r e m o n ^ p a r M n i e r “ “ “ P“ "™ " C" COre a" “ re Pa« - dn golfe Arabique. (Note l e fauteur du remonter par 1 effet des marees, on n’aura pas cessé de répé- Mémoire, L P .)
E . M .