
5 4 4 m é m o i r e s u r l e s i n s c r i p t i o n s k o u f i q u e s .
S. V I . D u caractère Souious..................... . '. . . . ...................................................... p ag e
Specimen du caractère Souious. . . . . . . . . . . 1, s ..................... ............................... .............. 539-
Caractère Souious gerysy -, ibid
§. V I I . D u caractère Moghrehy . . . # #
Ressemblance de ce caractère avec l ’écriture Koujîque................................................ .m m ibicT.
Inscriptions de ce caractère en Europe.. . . . . ............... 540.
Specimen d’inscription en caractère Moghrehy. ..........................................
S. V I I I . D e s moyens employés pour recueillir les inscriptions. ........................................
Procédés typographiques employés a cet effet.......................................................................................
OBSERVATIONS
s u r
LES ARABES DE L’ÉGYPTE MOYENNE(0;
P a r E. JOMARD.
L e séjour et les, voyages que j’ai faits dans les différentes provinces de l’Ëgypte
moyenne, m’ont mis à même d’observer le caractère et les habitudes des Arabes
et le régime intérieur des tribus, tant de celles qui se sont adonnées à l’agriculture
depuis très-long-temps ou seulement depuis quelques générations, que
de celles qui ne cultivent pas ou ne font pas cultiver, et qui ne s’occupent,
quand elles ne sont pas en guerre , que de la conduite des caravanes et de
l’éducation des bestiaux, des chameaux et des chevaux. Cette division des Arabes
en deux grandes classes peut s’appliquer à tous ceux qui habitent ou fréquentent
l’Êgypte, et je m’en servirai dans cet écrit, pour faire connoître les tribus que
j’ai visitées. J’avertis que les remarques suivantes, bien que sous une forme générale
, sont cependant particulières aux provinces dont il s’agit ; je ne prétends pas
donner ici le tableau des moeurs des Arabes ; mon seul dessein est de rapporter
des observations dont je garantis l’exactitude, les ayant faites et écrites sur les
lieux mêmes, avec loisir et sécurité, souvent accompagné dans mes courses par
des cavaliers de ces tribus, ou bien campé au milieu d’elles. Ce que je considérerai
principalement, ce sont les Arabes dans leurs relations habituelles avec le pays.
Ainsi ces observations, quelqu’isolées qu’elles paroissent au premier coup-d’oeil,
pourront fournir plusieurs traits au tableau de cette nation singulière, et servir
à son histoire.
Comme les Arabes cultivateurs exercent en Égypte une grande influence, et
que leur caractère et leurs habitudes sont peu connus, je commencerai par ce
qui les regarde, et j’exposerai ensuite mes observations sur les Arabes Bédouins
ou errans, à-la-fois guerriers et pasteurs. La première classe doit se partager en
(1) L’Egypte moyenne est composée des provinces de prenoit les nomes de Memphis, S Oxyrynchus, SHera- Gyzeh, de Behneseh, du Fayoum , d’Atfyhyeh et d’Ach- cleopolis , d’Arsinoë, à'Aphroditopolis , d’Antino'è , de
mouneyn. La seconde et la dernière ont pris, pendant Cynopolis et d’Hermopolis magna.l’administration Française, les dénominations de C ’est dans le cours Beny- des années 1799 , 1800 et 1801, qué j’ai parcouru ce
soueyf et de A'linyeh, du nom des deux villes princi— pays et recueilli les observations qu’on va lire. Ces obpales
qui sont baignées par le N il, tandis que les anciens servations s’appliquent plus spécialement aux provinces
vchinecfes-sI ireéupxo nsodnetn tr eàc ull’aésn cdieannns e leHs.e tpetrarenso. mCidees , cqiuniq cporron-- pde’Aletrf yhyeh et d’Achmouneyn : il est nécessaire de se rap- c e s circonstances pour l’intelligence du Mémoire.