
• Qaouâm habyby mâys ( bis )
A a a c Ou gefn a'ynAou nâe''s (bis)
f j» ^ \* Mâ-hlâh fy el malâbes
—*¡5^ A&jj Ou aliali gemyl tyâk.
D Â u Yâ tamr ôte,
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Yâ lâbes e l limouny (bis)
-a3 «JJ j e A ’jyaly fy k lâmouny (bis)
h -----a^. t t Nânâ gefa yâ alyouny
^ \* j ... «j cX] Lak tsagkr ma aklâh.
Qf jÀ \j Yâ tamr &c.
(Hs) <->— E l heubb qâsy ouih ou nâs (bis)
(Ht) H i^ a a L ^ qpB | l p i e l tabyb e l medaouy (bis)
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_JL L Îæ madda’y e l heubb qoul hâs
m Leysa el mahabbeh da’âouy.
¡ ¡ g I L ä wjnr &c.
v 7 -
|®p ^5^ (¿y* ^ Yâ menyguyytfarrag [bis]
(ht) f ^ —— —6^ 3 e A ’lä nohoud bemdarrag [bis)
W i Jji/y el heuleyouâ harrag
M â a h adì ch ya'lâh.
Yâ tamr &c.
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V 1
C e que j’aime a une taille délicate
; les cils de ses yeux respirent
une molle langueur : que de
grâces l'embellissent quand il est
couvert de ses vêtemens ! Par
Dieu, quelle beauté fière et charmante
( i) !
Yâ tamr &c.
O toi qui portes des habits d’une
étoffe orangée, mes censeurs m’ont
reproché mon amour pour toi. O
mes yeux, c’est assez (a) user de
cruauté envers moi; ta bouche a
des charmes inexprimables.
Yâ tamr &c.
6.
L ’amour est cruel. Parmi ceux
qu’il blesse, il en est qui rendent
inutiles tous les soins du médecin
qui tâche de les soulager. O toi
qui feins un amour que tu ne ressens
pas, dis , C ’est assez (3) : l’amour
n’est point un sujet de jac-
• tance et'de vaines prétentions (4).
Yâ tamr &c.
O toi qui viens repaître tes yeux
de la vue de ce sein et de ces
cheveux étagés ( 5 ) , ma maîtresse,
fobjet de ma tendresse, a défendu
que qui que ce fût (6) osât y toucher.
Yâ tamr &c.
(1) Le mot s lo exprime en même temps quelque chose
de fier et de gracieux : Et fugit ad salices, et se cupit ante
videri. M. Silvestre de Sacy.
(2) ÜÜ ou ü li est un mot du langage vulgaire en
Egypte, qui exprime la même çhose que JAs» il suffit,
en arabe littéral. A l. Silvestre de Sacy.
(3) ¿j-L. est un mot du langage vulgaire, qui signifie
finisse1 , retirez-vous. Si, par exemple, un homme étant
tombé entre les mains de gens qui le maltraitent, appelle
à son secours, celui qui viendra pour le secourir, criera
à ceux qui le maltraitent ^ AI. de Sacy.
Ce mot, que l’on prononce houch dans le langage
vulgaire au Kaire, s’emploie beaucoup plus souvent
dans le sens de retire-toi, va-t’en , qu’autrement. Il
nous a paru qu’on ne faisoit même ordinairement usage
de cette expression que par mépris, ou au moins par
une très-grande familiarité. M . Villoteau.
(4) J’ai substitué à La qu’on lit dans l'origihaf
et qui ne donné aucun sens. Peut-être'a-t-on voulu
écrire Js> est-ce que l ’amour... M. Silvestre de Sacy.
(5) M. Michel Sabbagh croit qu’il faut çjùU d*»
de ce front dont les cheveux sont bien, étagés. Je trouve
dans un fragment d’une traduction Italienne, delle poppe,
e dei capelli àgradini [des seins et des cheveux étagés],
ce qui réunit les deux sens ; j’ai adopté cette traduction.
AJ. Silvestre de Sacy.
(6) Lest pour 00.1 L , en ajoutant, comme l’on
fait souvent dans le langage vulgaire aux propositions
interrogatives et négatives, [fi qui vient de ci« chose.
M. de Sacy. — L’expression L que dans le langage
vulgaire on prononce mâ ahadich, signifie ici la
même chose que nemo en latin, ou personne en français
pris dans le sens de nul. Enfin, littéralement, mâ ahadich
veut dire qui que ce fû t , ou qui que ce soit, selon
m _______ta Alahboub qalby gâny (bis) L ’objet que chérit m çn coeur est
.. _ venu me trouver avec les roses do
(Ü,J . J---------- =- l l y -----! Bernard kbaddhou gâny (bis) SÇ5 ;oües g ,et m>a contraint h lui
youer mon amour. Par Dieu ,
quelle beauté fière çt charmàutç 5
Yâ tamr &ç,
Oul-heubbhou e l gâny
#1—— --------** <3 — Ouallah gemyl tyâh. .
0 j Yâ tamr ôte.
Note hosseyny. a’fq a’fq.
M O D E O C H À Q .
Cha - ga - ny cha-ga - ny ya - fouq ya - fouq
la èch-che - goun Yâ ' a’ÿn -yâ - a*yn yâ a’y - nya*
H lä ech-che - goun a’ - .'la ech-che - goun Yâ - mâ
Orthographe en français du
Texte Arabe de la Chanson texte Arabe , suivant la
Chagany. prononciation des Egyptiens
du Kaire.
Traduction Française, par
M* Silvestre de Sacy,
SiyÀ? Chagany yafouq aTà ech-chegom
( J j i j j l * l r â mâys fodah eg-ghodoun
{ ¿ f i a Ouasl el habyb matä ykoun
Letetmym qalak eg-gefoun (1).
-M - ô — **
l’occurrence; nous en avons acquis la certitude par la
réponse que nous fit un très-habile grammairien du
Kaire, lorsque nous lui demandâmes ce que signifioit le
chin ifi ou le mot chay, »(fH, que, dans le langage vulgaire,
on ajoute fréquemment à la fin des mots Arabes.
« Le mot chay, nous d it - il, ainsi que la lettre chin
» (j«, qui est une abréviation de ce mot, s'emploie en
» pareil cas dans le sens de quoi que ce soit.-» Or cette
explication est confirmée,, comme on le voit ici, par
Mon ennui surpasse tous les
ennuis : ô toi, beauté délicate, dont
les inouvemens pleins de grâce
l’emportent sur les baianceinens
des tendres rameaux, quand serai-je
uni à l’objet de mon amour, pour
mettre une fin aux tourmens qui
ravissent le repos à mes paupières 1
l’interprétation que M-. Silvestre dé Sacy nous donne de
mâ ahadich. On peut en effet, sans altérer le sens de l’arabe,
rendre toujours en français par quoi que ce soit, ou par
qui que ce fû t , le mot- chay *(jp, ou son abréviation
chin (j*, toutes les fois que, dans le langage vulgaire,
ce mot est ajouté à la fin des mots. AI. Villoteau.
(1) Le musicien paroit avoir ajouté après le premier
vers, les mots fa+jsjf L , A l. Villoteau.