
T A B L E .
I n t r o d u c t io n .
............................................................................. P»ge 299.
S E C T IO N I . re Impositions publiques................... ¿06
Chapitre I.ec Impôts sur les terres.................•.................... ¡y j
S* Ler Du mal el-kour ....... ................ ................ .......................... ^ ,
§• II* De radministration des villages................................................... # ^ j Q
S* III. Des perceptions. ....... . ............... 0
§• IV. De l'Egypte supérieure.................................................................... .
S- V. Des ouaqf...........................
1 * ................... • i f 33 »•
Chapitre II. Impôts sur les charges........
r 6 332*
Chapitre III. Impôts sur l’industrie et les consommations......................................... • ,
S* I*cr Des douanes........................... ..v. . . . •................................. jj,id
S- II. Droits divers.................................................................. ¿ .......................................r ................................................................. 360.
Chapitre IV . Imposition personnelle....................................................... ^
Chapitre V . Résumé des revenus du sultan - „ ^
.................................... 3° 7*
S E C T IO N II. Dépensespubliq nés.................................................................
Chapitre I.C1 Dépenses a la charge du sultan, payées sur le myry....................... ibid.
S- I. Traitement accordé par le sultan à divers fonctionnaires, indépendamment des concessions
de toute nature dont ils avaient la jouissance......................................... ibid
S- II. Dépenses de l'armée ...........................................
§. III. Dépenses diverses....................................
S» IV Pensions.......................... - ............................................................... . . 377.
S- V. Actes et services pieux............................ ; ............................. ^ ^g
§• VI. Caravane de la Mek'he.................................................... 0
..................................................................... 3®1-
Chapitre II. Dépenses a la charge des gens en place........................................... ^8o
S* I»cr Dépenses à la charge du pâchâ. ........................................... e
§. II. Dépenses a la charge des beys ou kâchef gouverneurs des provinces.................... . ibid.
Chapitre III. Résumé des dépenses à la charge du sultan.....................................
S E C T IO N II I. Résultat des revenus et des dépenses du sultan; et khayieh, trésor
qui lui est envoyé à Constantinople............................................. ^
S U R
L A NUBI E E T LES B A R Â BR A S ;
P a r M. C O S T A Z ,
M e m b r e d e l ’ I n s t i t u t d ’ É g ï p t e .
o n donne ordinairement le nom de Nubie à la portion de la vallée du Nil
qui est située entre l’Egypte et le royaume de Sennâr.
Nous n’avons, en Europe, que des notions fort vagues et fort bornées sur ce
pays. Les anciens même, qui ont mieux connu que nous l’intérieur de l’Afrique,
ne nous ont transmis sur la Nubie que très-peu de renseignemens. Les Français
n’y ont pas pénétré assez avant et ne s’y sont pas arrêtés assez long-temps pour
que l’on soit en état de remplir le vide qui existe dans cette partie de nos
connoissances géographiques. Je crois qu’il ne sera pas sans utilité de communiquer
au public quelques laits que' j’ai recueillis pendant le séjour que je fis à
Philæ, au mois de septembre 1799.
Les habitans de la Nubie diffèrent essentiellement de tous les peuples qui les
environnent. Ils sont voisins des Egyptiens du côté du nord ; ils ont au sud les
Nègres du Sennâr; diverses tribus d’Arabes errent sur leurs flancs, dans les déserts
situés à l’orient et à l’occident du Nil : cependant les Nubiens ne sont ni Arabes,
ni Nègres, ni Egyptiens; ils forment une race distincte, ayant sa physionomie et
sa couleur particulières ; enfin ils parlent une langue qui leur est propre, et dans
laquelle ils se désignent sous le nom de Barâbras,
A quelques kilomètres au-dessus de Syène, principalement dans le voisinage de
Philæ, l’horizon est borné de tous côtés par des montagnes formées d’énormes
masses de granit et de grès rouge, irrégulièrement entassées ; deux de ces montagnes,
qui, dans leurs sinuosités, demeurent toujours à-peu-près parallèles l’une
à l’autre, bordent le Nil et l’encaissent étroitement. Ce chaos de roches escarpées,
leur couleur sombre et brûlée, donnent à toute la contrée un aspect de bouleversement
et de désolation avec lequel contrastent de la manière la plus inattendue
et la plus heureuse les masses régulières, les belles colonnades des édifices antiques
que l’on aperçoit dans l’île de Philæ : ces magnifiques monumens se détachent du
site environnant par une teinte blanchâtre et douce, qui repose agréablement les
yeux ; après des milliers d’années d’existence, ils paraissent neufs comme les
édifices de Paris les plus récemment construits.
É . M . G S S ».