
S E C T IO N II.
Dépenses publiques.
C H A P I T R E P R EM IE R .
Dépenses à la charge du Sultan, payées sur le Myry.
N o u s appliquerons à la dépense les recettes de toute nature resume des revenus du sultan. portées dans le
Nous donnerons, selon que nos renseignemens nous le permettront, des f i t -
canons plus ou moins étendues sur l’origine et l’objet des articles de dépense qui
ne sauraient etre suffisamment connus par une simple nomenclature.
Traitement accorde par le Sultan a divers Fonctionnaires, indépendamment des
concessions de toute nature dont ils avaient la jouissance.
r Semence de trèfle pour ses cher
vaux à Koum el-hamâr. . . . 1 ,170 ,
Viande.de mouton. . . . . . . . . t 126,830.
.........................5,854.
A u pâchâ
Bois.
S e l. .
Pieds, têtes, &c. des boeufs,
buffles, moutons tués à la
boucherie...........................
Savon ........................
Jarres...............................
PourI oukyl-el-krag son maître-
d’hôtel.
3>5 59-
9,835-
3,793-
1,010.
A l’ogâq Metfaraqah. 85 7 -
907,988.
. .................................. 1 5»396. j
1 Atlâq dans la province de Gyzeh..................... j 6>666. j
Grains qu’il reçoit en argent par abonnement
, dont 4 3 ,- ° ° médins sont pris
sur le khazneh................................................72 3,87?
A ux b e y s ...........................Semence du | Ë | pour leurs chevaux dans les terrains
qui leur ont été concédés pour cet o b je t .............
| Dans la province de Bahyreh........................ 104,8 5
i ^>ans *e village de Serounbây, pris sur ie
{ khazneh ....................... ^g^ I
A Fogâq Tchâouchyeh.............................
A l’ouâly aghâ de police au Kaire 9 8 i>4 4 4-
A l’emyn ehteceb........................ 309,000.
2>344>5<S4 -
Médins.
R e p o r t , ............ 2,344,564.
f A u rouznâmgy et îi Teffendy mohâsebeh,
1 sur les achats de Tétoupe............................. 28,000. '
1 A u x écrivains du bureau du rou zn âm g y .. 74,825.
] ( A u rouznâmgy.. . . 27 ,6 5 o. \
Auroznamehoucorps 1 A ses é c r iv a in s ... . 2 ;4 , .o 4 . ] \ 594,683.
des cffendy................\ 1 ,^u p remier écrivain /
I Pour , I [)ich_I ia [a 6 1 ,1 7 2 . 1
I fourniture / \ , „ „ 1
f < Alefiendycharkyeh. i i , i 21. ) 4 9 1 ,8 5 8 .)
enfroment\AI,e J
V et orge. I , „ _ 9 , , , . . I
0 I A 1 enendy chaher.. 6 4 ,4 5 4 - 1
[ A FefFendy des den-
\ rées........................ 39,990. t
T o t a l ................................................................ 2,939,24 7.
Faisant................... 104,973* - ■
et en f r a n c s .. 10 3 ,6 7 7 i 4 e*
Quoique le traitement attribué au pâchâ pour les diverses consommations
' énoncées dans l’état soit évalué en médins, le sultan avoit statué qu’on l’acquit-
teroit en nature. Le douanier de Boulâq, l’emyn ehteçeb, et le moultezim de
Damiette, chargés de fournir les objets dont il se composoit, recevoient en
remboursement les sommes mentionnées. Lorsque la valeur des fournitures en
excédoit le montant, le pâchâ devoit leur en tenir compte. Les autres fonctionnaires
qui recevoient des fournitures en denrées, agissoient de la même
manière.
Nous avons dit que les atlâq sont des terres exemptes de toute imposition,
destinées à fournir des fourrages aux chevaux du pâchâ et des beys. Les mouhejim
des villages dont les atlâq du pâchâ iaisoient partie, lui ayant demandé à les
réunir aux ousyeh, y forent autorisés, moyennant le paiement annuel des 16,66.6
médins énoncés : cette somme est comprise dans le myry de la province de Gyzeh.
En i 179 dé l’hégyre, le sultan Moustafâ accorda au pâchâ un supplément de
traitement, à prendre sur le khazneh, de 1728 ardebs de grains, évalués à raison
de 25 médins l’un, c i....................................... ; ....................... 43>20o",îj'
Cette somme s’étant accrue de celle de ................................... . 680,675.
comprise dans le myry en grains de la haute Egypte, en 27,227
ardebs , à raison du même prix, porta le revenu dont le pâchâ___________
jouissoit sur le myry, aux........................................................................... 723,875m'J'
énoncés sur l’état.
Le même sultan ayant ordonné, la même année, que l’étoupe envoyée
annuellement à Constantinople cesserait d’être payée avec les fonds du khazneh,
on comprit cet achat au nombre des dépenses du myry, pour705,3 5o médins. En
1200 de l’hégyre, le qapytân pâchâ, qui exerçoit un plein pouvoir en Egypte,
s étant aperçu que cette somme étoit insuffisante, et que les pâchâs avoient introduit
l’usage de compléter le prix de la fourniture en prenant sur le khazneh,
rétablit l’ordre suivi avant Moustafâ ; c’est-à-dire qu’il ordonna que, lorsque la