
3 9 2 M É M O I R E S U R L E S F I N A N C E S
D roits du capigy.
D ro its de l’in specteur des balances.
B estiaux qui doivent être tués p o u r être distribués aux pauvres p en d an t certaines fêtes.
P résens d’usage ît divers chey lhs et santons.
R edevances aux m osquées.
T rib u t payé aux A rabes.
■ T raitem en t du cafetier chargé de faire le café de la troupe.
D ro its de l’aghâ des grains.
E n tretien des citernes pu b liq u es. ~
F estin q u e le g o u v ern eu r est ten u d e.d o n n er aux tcliourbâgy lorsqu’ils q u itten t la province.
G ratification aux m êm es.
Quanti les, beys ou kâclief entroient en possession du commandement de leurs
provinces, le pâchâ et les officiers de sa maison en recevoient, comme droit
d investiture, les sommes qui forment la quatrième colonne.
Il ne faut pas comprendre ces dépenses avec celles provenant de l’emploi du
myry qui sont appliquées à une destination semblable. Nous avons déjà remarqué
que les 193,278 médins prélevés sur le myry, pour être remis à l’Azlem bâchâ,
s'acquittoient indépendamment des 2,275,550 médins que cet officier recevoir
directement des gouverneurs. Il en est de même du khedem el-a’skar que ces
derniers payoient à la milice répandue dans les provinces , conforme par son objet
au tezaker tchâouchyeh que 1 ogâq recevoit du rouznâmgy.
Les beys pourvoyoient a 1 entretien de leurs Mamlouks en leur distribuant les
charges de lÉtat ou les villages de l’Égypte (1). Leurs revenus, comme moulte-
Zim, leur fournissoient assez de moyens pour solder et entretenir ceux qui n’a-
voient pas de places, ou qui ne jouissoient pas d’un traitement quelconque. Çette
dépense, s appliquant a une troupe qui formoit dans les derniers temps l’état
militaire de l’Égypte, complétera l’indication de celles auxquelles ils devoient
pourvoir.
C H A P I T R E I I I .
Résumé des Dépenses à la charge du Sultan.
Nous avons indiqué les dépenses auxquelles le sultan pourvoyoit avec le myry
qu’il s’étoit réservé. Celles qui sont mentionnées dans le chapitre précédent, y
étant étrangères, quoiqu’elles appartiennent au service public, parce qu’elles n’en-
tioient point comme les autres dans la comptabilité générale, et que le sultan
nen prenoit connoissance que pour veiller à ce qu’elles fussent acquittées, il n’en
sera plus question dans la suite de cet ouvrage.
Voici le résumé des états que nous avons produits en parlant de celles qui
sont à la charge du sultan :
(I) Lorsque l’arm ée Française est arrivée en E gypte, que nous Lavons observé, de la plus les beys ou leurs M amlouks étoient grande partie des des deux tiers des villages : ils jouissoiemnott,i /erne jo/mut rdee, apinlussi droits indirects,
Traitemens accordés à divers fonctionnaires.. . . .
Dépenses de l’armée ...................
Dépenses diverses.............................................
Pensions. .............. ..............................
Actes et sèrvices pieux. ....... ...................
Caravane de la M ekke....................................
T o t a e . ................................
»Ml... livres ion nois. francs.
2.939.247- ■04.973' 2* 2d 10 3 ,6 7 7 . 14.
29 ,8 72 ,6 5 7 . 1,066,880. 12. I. 1 ,05 3,709 . 31-
2 ,653 ,58 5 . 94,77°- *7. IO. 93,600. 90.
8,438>994- 301 ,392 . 12. IO. 2 9 7 ,6 7 1 . 77*
13,89 2 ,13 9 . 496,147 - l6 . 5* 490,022 . 54.
4 2 ,0 7 1 ,6 54 . 1.50 2,5 59. I. 5-
O
O
vo
08.
99,868,276. 3,566,724. 2. 9- 3,522,690. 7 4
Nous avons exposé, dans le résumé des revenus du sultan, les fonctions des
effindy chargés des recettes ; il est donc convenable que nous indiquions ici les
attributions de ceux qui dirigent la dépense.
L’eifendy el-moqâbeieh est chargé des registres des traitemens des fonctionnaires,
des dépenses de l’armée, des dépenses diverses, des pensions et des actes
et services pieux accordés en argent par le sultan : il est tenu de mentionner sur
ses livres les mutations qui surviennent parmi ceux qui en jouissent. L’effèndy du
kissoueh tient le registre énonçant toutes les dépenses de cette nature : il est
encore dépositaire de celui des pensions de toute espèce qui composent le soura
et les dépenses de la caravane. Un autre effendy est chargé de toutes les dépenses
provenant des papiers de solde; il en règle le paiement avec les effendy des ogâq,
et généralement avec tous ceux qui ont à recevoir des valeurs de ce genre. L’effendy
el-mohâsebeh tient le compte de tout ce qui est envoyé à la sublime Porte en
argent et en denrées, et des dépenses quelconques qui se prélèvent sur le khazneh.
La gestion de l’effendy el-youmyeh s’applique au produit de l’ouaqf el-harameyn,
dont les revenus, ainsi que nous l’avons dit ailleurs, se versent entre les mains
du rouznâmgy. Ces effendy ne payoient rien par eux-mêmes; mais ils retiroient les
quittances et les autres pièces justificatives des parties prenantes, et les rempla-
çoient par des mandats payables à la caisse du rouznâmgy. Le serrâf chargé des
paieinens ne soldoit les mandats des effendy qu’après que le bâch halfâ des dépenses
, qui trouvoit le titre et le motif de la dépense dans le registre général
qu’il tenoit de toutes celles que payoit le trésor, les avoit revêtus de son visa.
Les effendy rendoient des comptes annuels, en produisant les pièces de dépense
qui leur avoient été remises par les parties prenantes : ils étoient reçus par le rouznâmgy
, centre unique de toutes les recettes et de toutes les dépenses. Tous les
effindy et Imlfâ étoient subordonnés au rouznâmgy ; mais celui-ci ne pouvoit pas
changer l’ordre qui fixoit leurs fonctions respectives. Les effindy des corps militaires
lui étoient soumis, quoiqu’ils fussent nommés par leurs ogâq, et comptables envers
eux des deniers dont ils étoient dépositaires. Le rouznâmgy leur remettoit annuellement
les fonds attribués à chaque ogâq, afin qu’ils en fissent la distribution
conformément à ses instructions.
Les effendy, tant ceux employés à la recette que ceux charges de la dépense,
ayant la propriété de leurs charges, de même que le droit de les vendre et de les
transmettre a leurs héritiers, on ne saurait les en dépouiller arbitrairement. Le
rouznâmgy ne les examine que pour s’assurer qu’ils ont la capacité nécessaire pour