
Je courant, j auront fait dévier de sa direction méridienne, d’où aura dû résulter 1 angle continental <jui constitue ces grands promontoires. Cependant des reflux
vers les pôles auront aussi | par leur réaction g formé d’autres caps, dont les
courans secondaires ont, dans leurs résultantes, dirigé le saillant sur tous les
points du globe.
LIsthme de Soueys a dp sa formation à des causes naturelles ou premières
ou fortuites, leur énoncé offriroit la serie de ces hypothèses ingénieuses, mais trop
peu satisfaisantes et trop connues pour être répétées. Nous ajouterons seulement
quelle a'pu résulter aussi des travaux inconsidérés des hommes, qui paroissent
avoir souvent tenté de faire communiquer des mers que la nature avoit rendues
indépendantes.
Des auteurs anciens ont pensé que le vaste bassin de la Méditerranée a fait
partie du continent, que l’ouverture du détroit de Gibraltar a été faite de main
d’homme; et ils l’attribuent à Ésaü, ou l’Hercule Gaulois, qui l’auroit opérée
1900 ans environ avant l’ère Chrétienne. Us prétendent que la mer du N il, dont 1 étenduepouvoit égaler celle du Pont-Euxinseulement, devoit communiquer avec
la mer Rouge avant la formation de l’Isthme de Soueys, due aux vents impétueux
de l’est, qui ont comblé ce bras de mer avec les' sables de l’Arabie ; l’époque qu’ils
en assignent, est celle des submersions qui ont fait naître les détroits de Messine,
des Dardanelles , de Chypre, et formé l’Adriatique, la mer Égée, la mer de
Crimée, &c. Quoiquon ne puisse produire de preuve positive à cet égard, il est
au moins certain que cette partie de l’ancien continent a éprouvé de grandes
1 évolutions, et que les volcans ont dû encore y concourir (1).
Les Cnidiens entreprirent de couper leur isthme, pour se soustraire, en séparant
leur péninsule du continent de l’Asie mineure, aux ravages qu’exerçoit, dans 1 Ionie, Harpagus, général de Cyrus roi de Perse ; cet isthme n’avoit que cinq |
stades de longueur.
Alexandre eut le projet de couper l’isthme du mont Mimas, qui joint la pénin- |
suie au continent vis-à-vis de Chio; cet isthme avoit sept milles.
On connoît les travaux de Xerxès, lorsqu’il sépara le mont Athos du conti- I
nent; les projets d’Alexandre, deDémétrius, de César, de Néron, pour couper 1 isthme de Corinthe; et tant d’autres tentatives de ce genre, qui ont rarement I
produit d’heureux résultats, et dans lesquelles l’orgueil et le fol amour du merveilleux
ont souvent eu plus de part que la nécessité et l’utilité.
La formation du Bosphore, ou canal de Constantinople, n’est due peut-être I
qua quelque tentative de ce genre. Diodore parle d’une submersion de l’île de S
Samothrace, causée par l’irruption du Pont-Euxin dans la Propontide ; événement I
funeste, quil supposoit antérieur à l’expédition des Argonautes, dont lepoque I
remonte a 1265 1ère Chrétienne.
La Méditerranée a pu long-temps être séparée de l’Océan par l’isthme qui,
dans cette hypothèse, joignoit le mont Atlas à celui de Calpé, où existe le
Dau r \ l lT SK Une- M ' de 1 B° rde qui rctrace ces d im s e s catasIrophes, et Fétat pour les temps antérieurs a nos annales. géographique prrésumé
détroit de Gebel-Taryq [Gibraltar] : cette mer alors communiquoit au golfe
Arabique ; elle pouvoit être supérieure à l’Océan, et de niveau avec la mer Rouge,
qui, peut-être, étoit elle-même moins élevée au fond du golfe, quand elle communiquoit
par le détroit de Qolzoum.
Après la rupture naturelle ou factice de l’isthme que nous supposons avoir
préexisté au détroit de Gibraltar, la Méditerranée, en s’abaissant au niveau de
l’Océan, aura mis à sec tous les bords de son vaste bassin ; et c’est à cette époque
qu’elle aura donné naissance à l’Isthme de Soueys et à la basse Egypte. En effet,
par l’hypothèse de l’abaissement de la Méditerranée on explique plus de faits que
par celle de l’irruption de l’Océan, qui auroit submergé une grande étendue de
pays dans le bassin actuel de la Méditerranée (i).
Les Ichthyophages conservoient la mémoire d’un flux considérable qui auroit
mis à sec le golfe de Soueys, que le reflux auroit couvert de nouveau (a). Ce flux
ne seroit-il pas celui dont les Israélites font mention ! Suivant une tradition qui
s’étoit perpétuée chez les peuples de la Libye (3), une partie de la région d'Ham-
mon et d’autres portions de leur pays avoient été sous les eaux de la mer. Deux
voyageurs modernes, MM. Brown et Homemann, ont reconnu, dans la région
de 1 oasis dHammon, des preuves incontestables du séjour des eaux; ils y ont
remarque des lacs salins, des plages couvertes de coquillages, et des lagunes encore
remplies deau de mer. A la vérité, ces faits ont pu résulter d’un déluge qui a submergé
les plus hauts continens. Ératosthène avoit adopté l’opinion du physicien
Straton, que le pays dHammon a dû faire partie du domaine des mers.
La mer Noire, supérieure encore à la Méditerranée/aura, en se portant avec
rapidité par les Dardanelles, formé l’archipel Grec, dont les îles pouvoient dépendre
alors d’un vaste continent. Il existe, en effet, dans ce canal, un courant
très-rapide vers le sud, et tel, que, si les vents du nord soufflent avec force, les
vaisseaux peuvent difficilement s’y arrêter et le remonter sans le secours des vents
opposés à ce courant. Le Bosphore, la Propontide et les Dardanelles, dans une
suite de détroits , offrent à la navigation d’autres courans singuliers, dus, sans
doute, au gisement des côtes sur lesquelles les eaux sont refoulées et réfléchies dans
tous les sens.
Mais, en comparant le volume immense des eaux que jettent dans la mer Noire
les PalusMéotides et tant de grands fleuves d’Europe et d’Asie, avec le volume
beaucoup moindre que le Bosphore rend à la Méditerranée, on a supposé l’exis-
Lffi6-! i-CanaUX S0Uterra'nS P° Ur |,écou,ement de la mer Noire; car il semble
difficile d attribuer aux évaporations, qui ne peuvent pas être très-considérables
sous son atmosphère toujours nébuleuse, l’excédant des afflues de cette mer sur
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près du Kaire : mais nous Z Z a T v o ^ q u - n Z e Z pas' Z NH. bea“C° UP P'US ha" ‘ daM ' ' “ * aCt“el “ '* ba“ in'
veau pour faire naître l^ t Z t Z Z Z m e r deS° " S Ü HdrPdote> S 1 1 ■ S- " 1 traduction de M. La r-
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