
■Une transparence parfaite étant généralement regardée comme une imperfec-
non dans les vases murrhins, ainsi que nous lavons montré par divers passais
de Pline et de Martial-, on est fondé à croire que les vases fabriqués en T y p e
étoient exempts de ce défaut si facile à éviter. g7P
On sait d’ailleurs que les Égyptiens ont excellé de tout temps dans l’art de
■ S VCrre et,da" S k febrication des émaux- Bien antérieurement aux époques
é to ird é l UU commencèrent à être en usage à Rome, la ville de Thèbes
e a u f ? ren0mmCe par,leS ° UVrageS en Verre coioi'é J1" sortaient de ses fabriques
et qu, s exporto,ent au loin. Dès les temps les plus reculés, c’étoit une branche
importante-du commerce qui se faisoit par la mer Rouge
P sou v en t tro u v é dans les ruines des anciennes villes de la T h éb a ïd e parmi
1 v e « r enS| M T 1'6 ^ e,iCS ab° Ddem’ î UeicIues l É ^ teints de
diverses couleurs. Quelques-uns, offrant dans une de leurs parties de belles
nuance de pourpre, éto,Wt je crois, des débris de cet ancien murrhin a Î i 2
on/ecture est fo n d é e , ils confirment ce que nous d is e n tle s écrivains
“ ’eio. n nimita ;amais ** d'une manière' - H ü W Ê M
ni M Ü t i j en effet, qu’une matière vitrifiée ne pouvoit présenter
lat Particul>er n, ce /eu de lumière propre au spath fluor, ni ce tissu à la
et elleUX qui ,e fait distinguer aisément des matières minérales les
plus analogues, m encore cette apparence d’albâtre et ces accident particuliers
q ffrent les matières formées par concrétion : voilà pourquoi sans doute les
vases imites dans les fabriques d’Egypte étoient peu recherchés des Romains et
n avoient qu une tres-foible valeur. On les envoyoit de préférence chez ces peuples
grossiers de 1 Arabie et de la côte d’Afrique, avec g g les autres ouvmgeT fr
verrerie qui se fabnquoient à Thèbes et à Coptos.
Je n’entre dans aucun détail sur la manière de colorer les faux murrhins et
dappliquer des couleurs variées sur le même ouvrage, parce que le peu de reme,
gnemens que / aurois a donner sur cet objet, trouvera sa place dans les recherches
sur 1 industrie des anciens Egyptiens. «-cneicües
J g i r ^ bv iem-,°;™!t. ^ ^ * * « «
une sorte de controverse entre plusieurs archéoloeues bl' ,ue stl° n* aPres la distinction que nous avons ëtadistingués,(*).
P archéologues blte entre les deux espèces de murrhins, on peut juger
L e chevalier Bossi soudent que ces vases étoient de Y Ü Y Y T " ’0" 5 P °avoicnt également être combatverre,
de verre artificiel, ou de verre v l a X e M le c „ ^ b° ” " “ > "tais ,
sénateur Lanjuinais, en combattant l’antiquaire Italien l'a n ti" ' ' “p6' “ 0" S° r" “ ut des ïases les P1"* estimés,
a soutenu qu’ils étoient formés d’une ¿ S S g l ' !j e N o T ^ M * Ia W
■<*) M-pnn mrfdoPidi,„c. ; .m „ , ’ cn [ r i ■ m “ d e vd °PPcmenslJU nous sommes
entres a cet égard, suffiront pour lever toutes les difficultés,.
DE LA GÉOGRAPHIE COMPARÉE
ET DE L’ANCIEN ÉTAT
DES CÔTES DE LA MER ROUGE,
C O N S I D É R É S
P A R R A P P O R T A U C O M M E R C E D E S É G Y P T I E N S D A N S L E S
D I F F É R E N S Â G E S ;
P a r M. R O Z I E R E ,
I n g é n i e u r d e s m i n e s , M e m b r e d e l a C o m m i s s i o n d e s s c i e n c e s .
Lorsque la connoissance du local actuel se joint à l’étude des tnonumens de l’anti-
quite en ce qui concerne la géographie, c’est sur un fondement réel que l’on juge des
positions anciennes; on lès v o it , pour ainsi dire, dans leur p lace; on acquiert mente le
moyen de discerner le pins ou le moins d’exactitude qu’ont mis les anciens dans leurs
descriptions : autrement tout ce que l’on peut faire se réduit à une représentation
idéale, selon la manière d’entendre ces descriptions, ou de les concevoir.................
Les pays qui ont prévalu sur d’autres par leur célébrité, font desirer particulièrement
avo*r Ie secours de cette connoissance dont je parle.
D A n V IL L E , Mémoires de l ’Académie des inscriptions.
INTRODUCT ION.
L es relations commerciales qui ont existé entre les anciens peuples des bords de
la Méditerranée et ceux de l’Océan Indien, méritent d’être bien éclaircies, non-
seulement à cause du jour qu’elles peuvent répandre sur diverses branches de l’histoire
ancienne, mais encore par rapport au commerce ; car elles étoient fondées
sur des besoins réciproques qui n’ont pas totalement changé, et sur une disposition
géographique des lieux, plus invariable encore.
A la vérité, depuis la découverte du cap de Bonne-Espérance, toutes les
anciennes voies du commerce de 1 Inde sont , pour ainsi dire, entièrement
abandonnées; mais il n’en faut pas conclure que les avantages de la voie moderne
soient suffisamment prouvés par ce seul fait : cette manière de raisonner ne
seroit bonne qu autant que le commerce n’auroit jamais été gêné par des causes
étrangères.
Ce qui a cte piatique autrefois pourroit-il donc l’être encore avec avantage,