
R e n d r e davantage ses modulations. Jui «ffrok par conséquent l'occasion de
composer des hynrnes nouveaux. Cependant nous devons L e observer Tu'on
n employoït point encore cette lyre dans les hymnes religieux qui se chantdem
Quoique le décadmrde^é’est-à-dire, la lyre à dix cordes) f i t connu en Asie et
ouït d une t r e s ^ d e estime panniles Hébreux, dès le dixième siècle avant J C
| P cependant qu il «o it encore ignoré trois siècles plus tard en Grèce c’est’
-dire, a epoque ou vivoit Terpandre ; car ce poète ne parle 4e la lyre à sept cordes
tjuecoinme dune nouvelle espèce de lyre qui avoit été substituée tout récemment
c o m ! lM 4 ° Ù i0n P°Urr0h COn' ecturcr qu’Homère, qui avoit
compose la fable de la découverte que fit Mercurqde cette lyre, en fut peut-être
S T Î r r r g e VOit pas été inventée ^ P ^ v a n t par Ampliion Mais
pour le denachorde, le..plus ancien poète Grec qui en ait parlé est Ion" q u i v h S
vers le çinqmeme siecle avant J. C. ; encore ce poète étoit un Grec d’Êphèse en
L j [ n7 P"eSeme h lyrC décad,0rde comme ayant été substituée en Grèce à
p c or e, dans ces vers de lui, rapportés encore par le même Euclide :
T r v 7k £ jv e ^ y o z c
T c è ç c rv .K .^M v d o a ç ¿ .¡¡/M iilc o ; T & iiS b v f.
j neif /d» Si-ar-TÎ-mn 4d.Mo» Sicmiaja.çy. niimq
E M » î e s , a m i i a .v f t S a c t t ¿ e i^ L / u t v o i.
D e c im u s t i b i p s a l l i t u r or d o ,
C o n c e n tr iq u e p la c e n t h a rm o n ie s t r ip lic e s .
O m n e s h e p t a t o n o n d ia t c s s a r a t e a n t e c a n o t a n t
G r c e c i, q u e ls p l a ç a i t r n r a C a m tg n a n im is .
On ne peut doutef que toutes ces innovations n’aient passé en Égypte dès
quelles y auront eu un accès fkcile; mais on doit crohe Qu’elles y ^ r e m
plus taid qu ailleurs, d après toutes les raisons que nous avons alléguées jusqu’ici'
les obstacles qu. sopposoient à ce qu’elles y pénétrassent, durent s’affoibfir par
gres et finir par disparoitre entièrement, à mesure que les anciennes lois de ce
. pays perdirent de k y r force, et que les anciennes moeurs cédèrent davantage à des
moeurs nouvelle, On voit, en effet, des instrumens de toutes ces « Ü
sculptes sur les monumens antiques de i’Égypte : on les voit entre les mains de
entre ies “ a i W Ë f 6" * ’ on en voit même
entre les mains de personnages ou de divinités allégoriques dans l’action d’en
L o u e s ' furent en usage, non-seulement dans les cérémonies civiles ou politiques
, mais .encore dans les cérémonies religieuses; car nous ne p r é t e n d o n s
( l ) ITom« n {/.vtmnxtH
Mêa^ouot, jui0’ i-ftvnm t* ¿pelar
X é to r , iv r càvçpiç xMtornç v/mciç,
'S.mpru. xvKhcLç ¿vi'¡ut. Ketpnn
UteAviojiTai a&e.
Mtiroç, ctii(ypftiYaç
Harvv%pu oitMraç.
Mubùm te poeta
Catien t , et in montana habente septem fides
ly r a , et in hymnis sine lyra cantata célébrantes,
Spana quando circuiate Carnei £
Redit tempus vemum
M ensis, exoriente
Per totam noctem piena luna.
Euripîd. Aie eu. v. 447 et seq<p
dissimuler les raisons qui semblent militer contre notre opinion, et nous voulons,
au contraire, mettre le lecteur a portée de juger lui-rtiême d’après les faits.
■Cependant il nous paraîtra toujours inconcevable que les anciens Égyptiens
aient pu employer ces instrumens -avant 1 époque de leur invention en Asie. Il
n entroit nullement dans les moeurs et dans les principes sévères de religion et de
politique de ces peuples, d admettref:ces sortes d’instrumerïs. Il n’y a aucune apparence
de raison quils eussent peint dans leurs tombeaux des divertissemens
publics, des exercices de gymnastique, des danses, SI/comme on le remarque
dans les catacombes qui avoisinent les pyramides de Gyzeh ; qu ils eussent représente,
dans ces sortes de lieux, des chasses aux oiseaux, des convois funèbres, des
cérémonies nuptiales, des embaumemens, la pèche, les travaux de l'agriculture, &c.,
ainsi qu on 1 observe dans les» grottes ou catacombes d'Elethyia, et qu’ils eussent
négligé de le faire sur les murs de leurs palais et dans les autres circonstances
qui pouvoient etre regardées comme des occasions de pfâisir et de réjouissance.
C eut ete une inconvenance trop absurde dëflcur part d’avoir réuni, dans|çes lieux
-de deuil et de tristesse, des meubles de luxe de tout genre à côté d’esaaves ou de
criminels quon soumet à la torture, ou bien auxquels on fait subir la mort; de les
avoir peints vis-a-vis de personnages dans l’action de jouer des instrumens de
musique, comme on le voit dans les tombeaux des rois. Cet assemblage bizarre
offre des disparates si choquantes, et si opposées à l’idée que |jes Égyptiens se
faisoient de ces demeures de paix, d oubli et d’un éternel silence, qu’il est absolument
impossible de les concilier avec l’attention scrupuleuse qu’ils apportoient
à mettre en tout de la decence, de 1 ordre et de l’harmonie ,, et à observer
rigoureusement les convenances jusque dans les plus petites choses. Il ne put
certainement y avoir que 1 indifférence ou le mépris pour leurs principes, qufpfut
capable de faire exécuter des choses semblables.
D ailleurs, encore une fois, pourquoi les Égyptiens, qui rejetoient avec tant
de dédain 1 usage de la musique variée, par conséquent celui de la musique
instrumentale, l’auroient-ils admis précisément dans les cérémonies funèbres,
plutôt que dans toute autre circonstance î car il est à remarquer que les harpes
qu on voit peintes dans un seul des tombeaux des rois, tandis qu’on n’aperçoit
aucune espèce d’instrumens de ce genre dans les autres,, sont montées d’un grand
nombre de cordes. Ensuite, pourquoi auroient-ils peint dans leurs tombeaux ces
instrumens de musique, tandis qu’ils les avoient exclus de toutes les cérémonies
lugubres et des chants qui s’y exécutoient ! Pourquoi les prêtres Égyptiens n’en
auroient-ils pas fait usage pour accompagner les thrènes qu’ils chantoient sur
le tombeau d’Osiris, ou ceux qu’ils chantoient, soit à la mort de leurs rois, soit
a celle des particuliers î Pourquoi Diodore cfe Sicile et Hérodote,*en nous pariant
des chants qui s’exécutoient dans ces circonstances, auroient-ils négligé, comme
de concert^de faire mention des instrumens de musique qui accompagnoient ces
chants! Par quel singulier accord auroit-il pu se faire que parmi le grand nombre
d auteurs anciens, poëtes, philosophes, &c. qui, depuis Homère, ont visité l’Égypte,
pas un neût fait mention de ces instrumens de musique des Égyptiens, et que