
Si l’on suppose un feddân formé de 20 qasab Hachemiques de 3“ ,694, il
équivaudra à 24 cannes Egyptiennes de 3”,08. Quant à la mesure de 18 qasab
au côté, c’est peut-être celle de 20 cannes Hébraïques, formant 18 cannes Haché-
miques ou acænes de Héron ; mais il est difficile de s’arrêter à l’une ou à l’autre
dé ces conjectures. Je suis persuadé que la diversité de ces nombres 18, 20, 20 4
et 24, procède de la différence des espèces de cannes, plutôt que de celle des
superficies ; mais on 'ne saurait prononcer d’une manière décisive.
Quant à l’origine d’un nombre rompu, tel que 20 il est manifeste quelle
n’est nullement dans une division effective en 20 parties et jfl de partie. Elle indique
visiblement un rapport évalué entre des qasab de diverses longueurs et la
valeur du côté du feddân exprimée selon ces différentes espèces de qasab (1).
(1) Je sais qu’on a proposé une autre explication; idée est sujette à de grandes difficultés. J’ai vu d’ailleurs
savoir, que l’étendue du feddân augmente en raison de compter 20 qasab au côté du feddân, à toute sorte de
l’éloignement du territoire à l’égard du N il : mais cette distances du fleuve.
C H A P I T R E VIII .
D u Stade en général ; Stades itinéraires et Stades des Jeux ; CirqiteP'ét
Hippodrotnes de l ’Egypte et de quelques autres pays. ■
§■ I ."
D e la Nature et de l ’Origine du Stade.
L ’ é v a l u a t i o n des stades a donné lieu à une multitude de controverses entre
les savans. Peut-être dans ces recherches, presque arbitraires et sans base avant
les doctes travaux de M. Gossellin, a-t-on négligé l’unique voie qui devoit conduire
au but. Au lieu de disputer sur la valeur .absolue de ces mesures, il eût
été préférable de s’attacher à connoître leur nature, leur origine , le rapport
de l’une à l’autre, suivant les pays et les temps ; ensuite on aurait, à l’aide des
monumens, tâché de déterminer avec précision l’étendue d’une ou de deux
espèces de stades, et la comparaison des grandeurs absolues avec les grandeurs
relatives aurait fait découvrir la vérité sur tous les autres. Il me serait impossible
de rappeler dans ce mémoire les nombreux, travaux des métrologues au sujet des
stades des anciens; d’ailleurs, au commencement de cet écrit, j’ai averti que je
suivrois une autre route, et que je ne citerois les opinions des auteurs modernes
que dans le cas où il est indispensable d’en faire usage. La méthode que
j’ai embrassée consiste à interroger les monumens, à en déduire les résultats
immédiats, ou à tirer des autorités, au défaut des monumens, les conséquences
les plus prochaines, à l’aide de l’analogie et des, bases déjà1 posées.
Bien qu’il subsiste peu de monumens qui puissent nous révéler à priori la grandeur
réelle des stades des apcieris, il en est cependant quelques-uns qui méritent
d’être étudiés sous_.ce rapport. Avant de les examiner, je présenterai ici quelques
réflexions sur la nature même des stades. Personne que je sache n’a recherché
d’où provient cette espèce de mesure, et si les stades itinéfaires ont
été employés ..avant les stades des jeux, ou si, au contraire, ces derniers doivent
aux autres leur origine. L ’histoire se tait sur cette question ; mais ne peut-on,
pour la résoudre, se passer de son secours! Aussitôt la civilisation introduite
dans un pays, et dès qu’il commence à se peupler sur divers points du territoire,
il faut, de toute nécessité, pratiquer des communications commodes entre un lieu
et l’autre. L ’espace qui sépare deux villes,;deux positions voisines, a besoin d’être
connu et apprécié exactement ; or il faut une mesure d’une longueur suffisante
pour évaluer les intervalles. Telle fut, sans doute, l’origine du stade ; mesure dont
l’étendue est également applicable aux grandes distances et aux distances médiocres.
Quand, dans là suite, on introduisit des jeux, des courses et des exercices réguliers