
métacarpe, nuy^oi, spatium à cubito ad extremum metacarpion ( voyez Héron, Pollux,
Hésychius). Les pygmées, -royattioi, tirent delà leur dénomination (i).
Le pygôn a 20 doigts, suivant Héron; il s’étend du coude à la naissance des
doigts du milieu, noyau, //.etjjï miptle10» [schol. Homeri ), Romanispalmipes,pes plus
palmo, à cubito ad nodos jncdios digitorum; 20 digiti (2).
Quant à la coudée, trnypc, , elle se mesure du coude à l’extrémité du médius,, et
contient 24 doigts. Tous les auteurs sont unanimes sur ce point.
J’ai dit, chap. I X , que Héron donne le wuyàv, la le et le <bS£j*,
coijime des mesures antiques de l’Egypte.
Toutes ces six dimensions, dont le doigt est l’unité, ont, dans la stature humaine,
à peu près les mêmes valeurs relatives que celles que je viens d’exprimer
d’après les auteurs, comme il est facile de s’en convaincre, en examinant la figure
ci-dessous, conforme aux proportions naturelles. On y voit d’une manière sensible
que plusieurs rapports ont été puisés dans la nature ; si l’on s’est écarté tant soit
peu de cette dernière, c’est pour rendre les rapports usuels plus commodes. Quant
à la grandeur absolue, on la trouve dans la stature Egyptienne métrique, telle que
je l’ai définie au chapitre v.
La construction de cette figure (qui est au cinquième de la proportion Égyptienne
) m’a fait remarquer que, la main étant ouverte dans toute l’étendue possible,
la spithame fait le diamètre d’un demi-cercle, dont le centre est dans l’axe-
du doigt médius, et dont la circonférence passe par l’extrémité de ce même doigt;
de façon que l'orthodoron, ligne menée du pouce à cette extrémité, et celle menée
de cette même extrémité à celle du petit doigt, forment un triangle rectangle
avec la spithame (3). Il faut ajouter que dans la même position, et en rapprochant
un peu l’index du pouce, les*cinq doigts touchent à la circonférence.
Le pied humain, au contraire des mesures précédentes, n’a point un nombre
exact de ces unités égales à. un doigt; le nombre des doigts qu’il contient n’est pas
de 16, comme dans le système métrique, mais seulement de 13 y environ.
Coudée t—I ■' I I I | I I I ' I I 1------ — )-------- 1---------- j 3-, 0. 9. 11. IJ. 18. ai. a.{ doigts.
Longueur om,Ô924, échelle de f de ia grandeur de la coudée Égyptienne.
(1) Voyeç ci-après, §. IV. de rapprocher un peu du pouce le médius, jusqu’à ce
(2) Ed. Bernard. D e pond, et mens. pag. 196. que le grand côté vaille 9d0'*',,6 , au lieu de. 10. Alors
(3) H est facile de voir qu’ il y a une position où les le petit côté vaudra 7 ,2 , l’hypoténuse valant toujours
trois côtés sont comme 4» 3 et 5» ainsi que dans le ' i z doigts.
triangle Egyptien (voyeçplus haut, pag. 7 1 6 ) ; il suffit
s. III.
D u Pied [ n o « « ] .
S e lo n Vossius, le mot pes vient de jH ou ttS«. Voici ce qu’il ajoute ; IIoS«, à
müm, quia terminât animal; vel potiùs ab hebroeo D13 [b o s] , calcare ; vel à
[ psa’J , incedere, gradi, à quo y\l/Q, passus, gressus. Passus paroîtroit plutôt venir de
pes directement, puisque le pas est formé par le pied ; mais il est vraisemblable
qu’il vient de 7rS«, qui dérive de 013. Vossius fait aussi venir le mot passus de pando
et passum. Cette origine est peu probable.
Quoique l’idée d’une mesure de pied soit puisée dans la nature, cependant,
ainsi que je l’ai dit, le pied naturel étant divisé en doigts, n’en renferme pas un
nombre entier. Tandis que la coudée en contient 24 , le pied en a 13 y à peu
près ; c’est-à-dire que le pied est à la coudée naturelle comme 4 est à 7 . Le
rapport Égyptien de 4 à 6 est donc d’institution (1), et non puisé dans la stature
humaine ; mais le nom de pied est sans doute resté le même, parce que la mesure
naturelle étoit trop commode pour ne pas être maintenue dans l’usage commun,
et parce qu’il est toujours difficile d’introduire un nom nouveau. Au reste, nous
ignorons entièrement quelle étoit la dénomination du pied métrique chez les
Égyptiens : rien n’annonce qu’elle fût la même que le nom Hébreu qui signifie
pied, et qui est commun au syriaque et à l’arabe ; regel, reglo, rigl. Ces mots ne
sont pas employés comme mesure. Éd. Bernard fait connoître le nom de serdim,
II, comme étant le nom du pied de mesure Hébraïque (2) ; on ne trouve
point ce nom ailleurs.
On distinguoit, chez les Romains, le pied superficiel du pied linéaire, par le
nom de grand pied. On lit dans le Varron de Scaliger : à quo dicitur in oedificït
area pes magnus ( 3 ). Scaliger fait voir quepes'magnus est le pied carré ; et Adrien
Turnèbe, que pes quadratus désigne un pied cube.
§• IV .
De la Coudée : Cubitus, IN^u«, Ammah, M ahi, if c .
I . ° CUBI TUS.
Les noms que la coudée porte en grec et en latin, présentent quelques données
pour aider à découvrir les anciennes dénominations que portoit cette mesure. Cubus,
qui vient de x4£ o« , me paroît être la racine de cubitus, plutôt que le mot cubare,
indiqué comme tel par les étymologistes. Le mot Arabe correspondant a les mêmes
acceptions. En effet, ko'ob signifie en arabe ce que n.«Co« veut dire en grec ; la racine
est ka’b [ quadratum, cubicum J e cit] , d’où la Ka’bah de la Mecque, le lieu carré (4 ).
(1) Voye^ chap. V, pag. 572. Ka’bah, ,deluèrum JVJeccqnum à quadrata forma. <
(2) Ed. Bern. D e pond, et mens. pag. 196. ko'ob, talus, os ad cruris et pedisjuncturamprotuberans,
(3) Scalig. in Van. tom. I I , pag. 24. clavicida tali, calcaneus, articulas illi similis, astraga-
(4) En arabe, unât=>, quadratâ, cubicâforma fe c it, eu- lus, talusve quo luditur.
bicumficit. . ka’b , qjyS-.n, ko’ob, cubus t c , . / - . .
A . C c c c e