
pouvoit contribuer davantage,à rendre la description des monumens plus intéressante
et plus utile : ils forment, en quelque sorte, un livre immense que l’on
doit reunirá tous les témoignages de l’histoire. Cette comparaison résout, sans
aucun doute, plusieurs questions’ qui setoient élevées sur l’origine de nos con-
noissances ; appliquée à l’histoire civile de l’Égypte, elle fournit des résultats incontestables
, et sert à, distinguer les faits les plus anciens de ceux qui appartiennent
aux derniers âges de la‘ monarchie.
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O bjet du D iscou r s sur l ’E g y p te ancienne.
C ’ e s t d’après ces principes que nous avons composé le discours qui termine
cet ouvrage. Il a pour objet de représenter fidèlement, mais dans un tableau
peu étendu, 1 ancien état de l’Égypte, les traits les plus remarquables de ses institutions,
et les principes fondamentaux de ses moeurs, de son gouvernement,
de sa religion et de ses arts.
L ’étude de l’Égypte doit agrandir le champ de l’histoire ; elle reporte la pensée
Sur 1 antique civilisation de l’As ie , qui a précédé les temps fabuleux de la Grèce,
et nous présente la société politique sous des formes qui diffèrent, à plusieurs
égards, de celles que les nations modernes ont adoptées. Aucun objet n’est plus
digne de notre attention que cette, ancienne philosophie des. Égyptiens ; car ce
peuple, dont 1 Europe a reçu la plupart de ses institutions, possédoit les connois-
sances morales qui servent de fondement à une police sage et régulière ; il exer-
çoit son industrie sur toutes les substances naturelles ; il a inventé , perfectionné
ou conserve tous les arts physiques; il a rendu son territoire plus salubre, plus fécond
et même plus étendu, et en a développé les avantages avec un art admirable.
L ’Égypte a donné à son architecture un caractère sublime, et enseigné aux Grecs
les procedes^sans lesquels la sculpture et la peinture n’auroient pu faire aucun
progrès; elle consacroit à ses dieux la poésie et la musique, et toutes les nations
lui doivent, selon le témoignage de Platon, l’écriture .alphabétique, et les,-.vérités
fondamentales de la géométrie et de. l’astronomie.
Nous venons d’indiquer les questions qui sont traitées dans cet ouvrage § on
auroit donné une étendue excessive à ces recherches, si l’on y eût compris les
résultats probables que suggère l’examen des monumens de l’Égypte ; car le champ
des conjectures est immense, et il n’est que trop fertile. Nous avons borné la
discussion des antiquités astronomiques à quelques propositions distinctes que
nous croyons fondées sur des preuves solides. Nous serons satisfaits d’avoir préparé
déplus heureuses découvertes, enjiéterminant quelques points fixes parmi
tant d objets incertains et confus, que leur extrême éloignement permet à peine
d entrevoir, ou qui nous échappent pour toujours dans la nuit des siècles,
F I N D E E* I N T R O D U C T I O N .
TABLE DES MÉMOIRES
C O N T E N U S D A N S L E T O M E K
tiennes ; par M . P. S. Girard, ingénieur en chef des ponts et chaussées,
membre de rInstitut d ’Egypte , directeur du canal de l ’Ourcq et des eaux
de Paris. . . . . . . ............................................................. page i.
Grottes d ’Elethyia. — Mémoire sur tagriculture, sur plusieurs arts et sur
plusieurs usages civils et religieux des anciens Egyptiens ; par M . Costaz,
membre de l ’Institut d ’Egypte. ........................»............ .. .. ... ............. .. .
Mémoire' sur le lac de Moeris comparé au lac du Fayoum; par E. Jomard. 7 9.
Mémoire sur les vases murrhins qu’on apportoit jadis en Egypte, et sur
ceux qui s ’y fabriquoient; par M . Rozière, ingénieur des mines, membre
de la Commission des sciences.......................... ................................................ 1 1 5*
D e la géographie comparée et de l ’ancien état des côtes de la mer Rouge,
considérés par rapport au commerce des Egyptiens dans les différens âges,
P R EM IE R E P A R T IE ; par le même j 27.
Mémoire sur le zodiaque nominal et prim itif des anciens Egyptiens; par
M . Remi R a ig e ................................................................................................. 169.
Dissertation sur les diverses espèces d ’instrumens de musique que l ’on remarque
parmi les sculptures qui décorent les antiques monumens de l ’Egypte, et
sur les noms que leur donnèrent, en leur langue propre, les premiers peuples
de ce pays; par M . Villoteau, littérateur musicien..................................... 181.
Notice sur les embaumemens des anciens Egyptiens ; par P. C. Rouyer,
membre de la Commission des sciences et des arts d ’Egypte............................ 207.
D e la géographie comparée et de l ’ancien état des côtes de la mer Rouge,
considérés par rapport au commerce des Egyptiens dans les différens âges,
SE C O N D E P A R T IE ; par M . Rozière, ingénieur en chef des mines. . . . 221.
Notice sur la branche Canopique; par feu Michel-Ange L ancret 2 5I#
Essai d ’explication d ’un tableau astronomique peint au plafond du prejnier
tombeau des rois de Thèbes, â l ’ouest de la vallée, suivi de recherches
sur le symbole des équinoxes; par E. Jomard.................................................... 255*
Notice sur les ruines d ’un monument Persépolitain découvert dans l ’isthme
de Suez; par M . de Rozière, ingénieur en chef des mines 2 6y.
Mémoire sur les anciennes branches du N il et ses embouchures dans la mer ;
par M . du Bois-Aymé, correspondant de l ’Institut de France, membre
H ilP