
4 pieds (i), Je point sur lequel il étoit placé, auroit encore été de 2 pieds
1 o pouces au-dessus des hautes eaux de la mer Rouge. Enfin, entre les stations
160 et 161 , distantes lune de l’autre de 54° mètres, les mires marquoient
9 pieds 3 pouces 6 lignes et 1 3 pieds 2 pouces 2 lignes ; ce qui donne au point
registre de l’opération les ordonnées ci-après; je les ai livrets originaux que tenoient les ingénieurs pendant le
vérifiées sur le plan-minute dessiné au Kaire, et sut les nivellement.
DISTA NCE
DIF FÉR EN C E
D E NIVEAU
ivec in haute mer.
HAUTEURJ» DES MIRES.
O B SER V A T IO N S .
A r r iè r e .. .
Avant. . . .
Différence.
[A r r iè r e .. .
| Avant.
(Différence. —
[A r r iè re.. .
(A v an t.. . .
[Différence. -+-
[Arrière. . .
‘A v a n t .. . .
• dessus de la
I . au-dessous de II
les stations
[Différence, -t-
. Arrière.. .
Avant.. . .
Différence. —
! Arriéré.. .
Avant.. . .
Différence. —
Î Arrière.. .
Avant. . . .
Différence. -+-
(Arrière.. .
| Avant. . . .
(Différence. -+-
[ Arrière. . .
(Avant.. . .
(Différence. —
Î Arrière.. .
Avant. . . .
Différence. +
[Arrière.. .
I A v a n t .. . .
'Différence. -+-
.Arrière...
-dessous de la
Différence.
I l résulte du tableau ci-dessus que le bassin de l’isthme
qui ont 2 pouces 7 lignes, ne puissent s’y enfoncer.
Ains i, dans un terrain sablonneux, l’instrument devoit
être plus bas au moins de 3 ou /, pouces. L’ instrument,
les pieds entièrement réunis, a 4 pieds de hauteur, depuis
les lunettes jusqu’à l’extrémité inférieure des pointes de
for. Nous avons pris le maximum de hauteur, afin que
l’on ne puisse pas nous accuser de choisir les données les
plus favorables à notre opinion.
se trouve fermé au nord, dans le voisinage du Seraptum,
par plusieurs digues naturelles, supérieures à la mer
Rouge.
(1) L ouverture que nous donnions au pied de notre
instrument pour l’établir d ’une manière stable, place la
ligne de mire des lunettes à 3 pieds 6 pouces au-dessus
du sol, en supposant le terrain assez dur pour que les
pointes de fer placées à l’extrémité des pieds, pointes
R O U G E , y
intermédiaire où se trouvoit l’instrument, une élévation d’au moins 7 pieds
o pouce 10 lignes au-dessus de la mer Rouge. Nous étions alors dans le voisinage
du Serapeum, dont les ruines sont encore plus élevées; la butte sur laquelle
elles se trouvent, se lie à une suite de dunes ou de collines qui ferment, au nord,
le bassin de l’isthme.
La direction que prirent les eaux dans la grande inondation de l’an 9 , est
également une chose remarquable ; elle confirma les résultats de notre opération.
Les eaux du Nil se portèrent en abondance dans la vallée de Saba’h-byâr; elles
s élevèrent au Mouqfàr, le 30 brumaire, à 4 pieds 6 pouces 3 lignes au-dessus du
point le plus bas du lit du canal (1), qui est en cet endroit de 15 pieds 10 pouces
2 lignes au-dessous de la mer Rouge. Les eaux du Nil près le Mouqfàr étoient
donc encore de 11 pieds 3 pouces 1 1 lignes au-dessous de celles de la mer Rouge,
et, à plus forte raison, des terrains supérieurs à cette mer, qui bordent au nord
le bassin de l’isthme.
Leau ne dut pas s’élever davantage au Mouqfàr, et plusieurs considérations
me portent même à croire qu’elle n’y conserva cette élévation que très-peu de
temps. D abord, il est positif que nos convois, nos troupes, les caravanes et les
gens du pays y passèrent a gué pendant toute la durée de l’inondation ; c’étoit le
point de communication entre Belbeys et Sâlehyeh, la route directe étant couverte
deau à une trop grande hauteur pour pouvoir être guéable. Nous remarquerons
ensuite que les eaux, après avoir eu, en vendémiaire an 9, une marche fort lente
dans la vallée de Saba’h-byâr (2), n’avoient encore, le 30 brumaire, aucun courant
sensible entre Râs el-Ouâdy et Abou-Keycheyd, tandis qu’au-delà, près le Mouqfàr,
elles avoient un cours très-rapide [3). Les termes dans lesquels M. Le Père s’exprime
a ce sujet, font voir que cette vitesse lui parut plus grande que celle du Nil dans
un de ses bras naturels, et M. Deviliiers I évalue à 4 pieds par seconde ; ce qui
prouve qu’elles avoient déjà trouvé des terrains beaucoup plus bas sur lesquels
elles se répandoient. Mais où se versoient-elles! Étoit-ce dans le bassin de l’isthme,
comme quelques personnes l’ont imaginé, parce que cela convenoit à leurs hypothèses!
Non; MM. Le Père, Chabrol et Deviliiers, s’en assurèrent en traversant
ce bassin pour se rendre à Soueys ; c’étoit donc au nord, vers le Râs el-Moyeh,
qu’elles s'écoutaient, ainsi que des cheykhs Arabes l’ont assuré à M. Deviliiers,
. (1) La partie supérieure de la pierre du Mouqfàr
étoit de 8 pieds 4 pouces au-dessus du point le plus bas
du canal ; et lorsque M. Deviliiers la vit pendant l’inondation
de l’an 9 , il trouva qu’elle étoit alors de 1 mètre
24 centimètres,ou 3 pieds9 pouces9 lignes, au-dessus de
la surface de l’eau. Cette quantité retranchée de 8 pieds
4 pouces donne 4 pieds 6 pouces 3 lignes pour la profondeur
de l’eau. M. Le Père, pages 44 et 4 5 , d i t , en
effet, que cette profondeur étoit d’environ 4 pieds, et
que le canal étoit guéable. O n trouvera à la fin de cet
écrit un extrait du journal de M. Deviliiers.
(-) Sous cette d én om in a tion j’entends toute la vallée
qui s’ouvre près d’A ’bbâçeh et court de l’ouest à l’est
jusqu'au-delà des puits de Saba’h-byâr.
(3) Journal de M. Deviliiers, et Mémoire de M. Le
V è re, pages 4.0 et 4.j . M. Le Père se trompe seulement sur la
date : ce n’est point le r.cr brumaire an 9 que MM. Le
Père , Chabrol et Deviliiers partirent du Kaire, mais le
27 brumaire. O n voit en effet,page 164, que M. Le Père
annonce s’être trouvé près du Cheykh-Henâdy le i .er frimaire;
ce qui est ex a c t, et empêche qu’ il n’ait pu être de
retour au Kaire le 11 brumaire, comme il le dit page 48;
c est-la une faute de copiste, et je suis autorisé par lui
à dire que c’est frimaire qu'il faut lire en cet endroit, au
lieu de brumaire. M . D eviliiers a encore la lettre originale
de M. L e P è re , en date du 24 brumaire, par laquelle
cet ingénieur en ch ef le prévient de se tenir prêt a partir
, avec lui et M. de C h a b ro l, pour reconnoître la
marche des eaux dans l’Ouâdy. Cette erreur , facile à
commettre, étoit importante à rectifier.