
(planche 2, monnoies de Turquie), ne soient de la même année que le nôtre
et que le chiffre indicatif de l’année de fabrication, qui n’a pas été bien gravé, né
soit aussi un 6 (1).
y.° Si les deux derniers chiffres du millésime de la fabrication diffèrent de
ceux de 1 année de l’avénement, la pièce présente alors deux chiffres. Les chiffres
83 , 87, 86, 87, relatés par M. Tychsen, désignent donc, pour l’année de l’émission
de la monnoie, 11-83, 11-87, 11-36, 11-87 (2): et> comme Moustafa I][
a régné de 1 17-1 à 11-87 l’hégire, on voit que les chiffres qui indiquent
l’année de la fabrication ne peuvent être compris que dans les unités ou dans
les 80.
6.” Nous avons fait graver, sous le n.° 12, un sequin du grand module du
règne de Moustafa, avènement de 1 1 7 1 , frappé au Kaire, et qui offre, sur
l’aire B , les chiffres 87 (3 ) ; ce qui signifie que cette pièce d’or a été frappée
en 1 1-87 de l’hégire [ 1773 ou 1774]- C ’est la seizième du règne de Moustafà,
ou le commencement de la dix-septièmé et dernière; tandis que, si l’on addi-
tionnoit les chiffres 8 et 7 , on n’auroit que la quinzième année.
La pièce de cuivre de petit module que nous publions sous le n.° 26, fabriquée
sous le même règne de Moustafa, l’a été en 11-81 [176 7 ou 1768 1, comme
le fait voir le nombre 81 gravé vers le haut de la pièce. Le sequin n.° 16 de
la planche 2 des monnoies de Turquie de M. Bonneville, frappé au Kaire et
portant les initiales du nom d’A 'ly-bey, est de 11-83 [ 1769 ou 1770], et
celui sous le n.° 1 2, frappé à Constantinople (4 ), est de 11-86 [1772 ou 1773].
Enfin ce n’est peut-être pas sans quelque intérêt qu’on pourra rapprocher la
pièce de 40 médins d’A ’ly-bey, frappée au Kaire et publiée par nous, que nous
avons citée page 368 (7), d’une pièce aussi de 4o médins, frappée à Constantinople
en la même année, comme l’indique le nombre 83, et portant le millésime
11-71 de 1 avènement de Moustafa. (Monnoies d’argent de Turquie, pièce n.” 2.)
Lorsque l’année de la fabrication diffère de celle de l’avénement par les trois
derniers chiffres, on remarque trois chiffres sur les monnoies. Le médin gravé
sous le n.° 22 dans la planche relative à ce Mémoire, qui porte le millésime 1-187,
époque de 1 avènement d’A ’bd-el-Hamyd ben-Ahmed, présente, vers le haut tie la
pièce, les chiffres 200 (6), qui constatent que la pièce a été frappée en 1-200. î
Il en est de même du sequin d’étrennes publié par M. Bonneville sous le n.° 21,
planche 3 des monnoies de Turquie, et qui porte les mêmes chiffres 200. Ainsi
ces deux dernières pièces ont été frappées au Kaire dans la même année, et ce
sont deux exemples des notations différentes que nous avions annoncées ci-
(1) Ce chiffre, dans l’ouvrage de M . Bonneville, est (4) Fy Ulâmboul [ J ^ c àU j ]. Voyci p. 3 2 6 , a lin .2
ainsi gravé, “i , tandis que ce doit être 1, comme dans la et not. i.rc
note précédente. * (5) Alin. avant-dern. et pag. 363, alin. 2.
> (2) *7^9 ou i 77° j , 77I > I772-s 1773 ou 1774 (6) Y" Voyej le Tableau des monnoies. On y cite,
l ere Chrétienne. Voyez la note suivante. sous le numéro d’ordre 69, un autre médin qui porte
(3) Av> abréviation de hav. C ’est en même temps les chiffres 201 [r-i], lesquels indiquent, pour l’année
l’année de l’avénement à’A ’bd-el-Hamyd fils d’Ahmed, de la fabrication, 1-201 de l’hégire [1786 ou 1787
qui succédavà Moustafa I I I , le 23 janvier 1774. de notre ère].
L t a MONNO I E S D E G Y P T E .
dessus (1) comme adoptées, dans le même hôtel des monnoies, sous le même
règne, pour indiquer l’année de ia fabrication.
M. Tychsen, dans son Supplément à son Introduction à la Numismatique des
Mahométans ( 2 ) ,«observe que M. Akerblad prétend, non sans vraisemblance',
que ¡es chiffres, qu on remarque sur les pièces de Moustafa sont une abréviation
du millésime de Ja fabrication. La conjecture de M. Akerblad se trouve
parfaitçnent confirmée par ce que nous venons de dire.
Au réste, cette manière d’indiquer l’année de ia fabrication n'est pas particulière,
comme nous l’avons déjà annoncé, au règne de Moustafa : nous venons
de la voir adoptée sur une pièce du règne $ A ’bd-el-Hamyd; elle J’a été généralement,
du moins au Kaire, sous celui de Selym III, sultan qui régnoit à l’époque
de la conquête ffe l’Egypte par les F rançais.
Sur les pièces gravées dans la planche jointe à ce Mémoire, savoir, celfe dé
4o médins n.° 17 , et celle de 20 médins n.° ,9 , le millésime 1203 est celui de
Iavènement du sultan Selym, et le nombre 13, placé vers ie haut de ia pièce,
indique 1 année 12-13 [ 1799 ]> cIui est celle de la fabrication. Ce sont les Français
qui ont fait frapper ces pièces, dont ils ont rétabli la fabrication, abandonnée depuis
A’iy-bey (3), M* Bonneville en a publié une de 20 médins, sous Je n.“ 10,
plpiclie 4 des monnoies d argent de Turquie.
Sur le sequin gravé n.° 13 , les chiffres 17 qu’on lit à la fin de ia troisième
ligne, sont les deux derniers de i’année 12-17 [¡’an 9 du calendrier alors suivi
en Egypte par les Français, ou 1801 de 1ère Chrétienne] (4 ).
Quoiqu’il paroisse que la même notation a été suivie en générai, du moins
au Kaire, pour les pièces frappées sous Selym, nous remarquons cependant que
le médin que nous avons fait graver sous le n.° 23, quoique frappé au Kaire
sous le règne de Selym, porte le chiffre 1, qui indique ia première année du
regne. Il en est de même du demi-fondoukli gravé dans l’ouvrage de M. Bonne-
ville sous Je n.° 27, planche 3, monnoies de Turquie, et du fondoukli sous ie n.° 24,
où le millésime de l’avénement est gravé vers le bas de la pièce, entre les orne-
mens du grenetis (7), et qui portent vers le haut, ie premier, ie chiffre 1, et l’autre
le chiffre 2, lesquels chiffres désignent la 1." et la 2.' année du règne de Selym III.
De ces deux manières d indiquer i’année de la fabrication, il est facile de voir
que ia plus précise est celle qui consiste à reproduire ceux des derniers chiffres
du millésime qui ont changé depuis J’avénement : en effet, l’année du règne comprend
presque toujours ia fin d’une année de i’hégire, et ie commencement de
(!) ÎV jp a g . 370,alin. 3. Kÿ^aussipag.458 et 459, la domination de Mohamed-bey. Voye? pag. 342 alin 2
not. 4 et ç. c - 1* - i . ■ ' y 6 ’
m nia.: n i j - n- t r , . 1 on Pren° !t le nombre i y [to] pour la quinzième
J r i l M f J Tychsm lntr°'l“ ca°™ «"* a™ « àu règne de Selym, on reporterait la ftbrication de
M D c c x ™ ^duamennm, J l Ros,ochii, cette pièce, qui a été frappée tons nos yen*, à l’an ,2 .8
ht m Sullenaim ; pag. 62. de l’hégire [l’an la o n .804], c’est-à-dire bien après le 13J Ou peu après .ri ty-tey. Nous avons vu unepiècede départ de l’armée Française.
»medtns, frappée au Kaire, portant le paraphe d’/J'M- (j) Nous observerons, an sujet de cette pièce, que
cliifipTr.l' ? ” "• J S0" a,V™en' tn' 1187 [ ]• Le le millésime de l’avénement est mal gravé; il ftut, an
l’a n n é e Lu» place au-dessus du mot drob, indique, pour lien de 1202 [ir-r], 1203 [n-.y], qui est l’année de I’avé-
ce la fabrication, 118-9 de l’hégire, époque de nement de S.lym 111. Ces deux pièces sont A'hldmboul