
4 8 2 M É M O I R E S U R L E S L A C S D E L A B A S S E É G Y P T E .
son t des rayons de ce même c e r c le , nous aurons les dimensions et les résultats
suiv ans:
INDICATIONS. V - * v
DiMENSioNs m é t r iq u e s ]
Bases maritimes. Côtés d es Delta.
320,000'"
I 3 5,000.
D im e n s i o n s d e s D e l t a . . .
hectares. ares. centiare
D ’après ces dimensions, on trouve que la surface métrique de l’ancien
2 ,72 7,58 j. 3«.
Dont on doit déduire la surface triangulaire de toute la partie à l’ouest
des déserts (celle des lacs de Natroun) : la base de ce triangle étant
de cent quatre-vingt-dix-huit mille mètres sur une flèche de qua-
2.33 >.583-
1,>4 7 . 549-
03.
4 o.
1 , 1 84 >o 3 4 > > 3- 1 1
On voit, par ce résultat, que l’ancien Delta a perdu plus de la moitié de sa I
surface, dont encore un cinquième environ est couvert des eaux des lacs Mareotis, I
Ma’dyeh, Edkou, Bourlos et Menzaleh, funestes effets de l’insouciance des domi
nateurs ou plutôt des spoliateurs de cette malheureuse contrée.
J’ai parlé, dans ce Mémoire, des grands travaux d’irrigation et de dessèchement I
qui ont, pour ainsi dire, tiré l’Egypte du sein de la mer, et l’ont élevée, sous les I
règnes de ses Pharaons, au plus haut degré de prospérité : il ne me reste plus qu’à |
exprimer les voeux qu’on doit généralement former pour la reprise et l’exécution I
de ces travaux, que les ravages des hommes, plus encore que ceux du temps, ont I
entièrement anéantis.
(1) Quoique le côté occidental du grand Delta soit de et à Rosette. La carte donne cent cinquante-un mille I
cent quatre-vingt-dix-huit mille ritètres, on ne compte cinq cents mètres des rtiines d’Heliopolis à celles de I
que cent soixante-dix mille mètres, à cause des parties Péluse : cette distance diffère de celle qü ’Hérodote dit |
excédantes du désert, dont on a cru devoir cependant être précisément de*quinze cents stades, qui, au stade I
faire une estimation pour être portée en déduction. de quatre-vingt-dix-huit mètres vingt-trois centimètres
La distance précise du Meqyâs aux ruines de Péluse, [cinquante-une toises];;donnent c en t quarante-sept mille 1
relevée sur la carte, se trouve être de cent soixante-huit trois cent quarante-cinq mètres. C e t t e différence seroit
mille mètres; on l’a portée à cent soixante-dix mille, par de qu'atre mille cent c in q u an te -c in q mètres, c’est-à-dire,
rapport aux petites différences en plus qui existent sur les de quarante-deux stades un tiers,
deux autres côtés du petit D e l t a , se terminant à Damiette
NOTICE TOPOGRAPHIQUE
SUR LA PARTIE DE L’ÉGYPTE
COMPRISE
ENTRE RAHMÀNYEH ET ALEXANDRIE,
E T
SUR LES ENVIRONS DU LAC MAREOTIS;
P a r MM. C H A B R O L e t f e u L A N C R E T .
Environs du Canal d’Alexandrie.
D a n s un Mémoire sur le canal d Alexandrie, nous avons décrit les positions
les plus remarquables qui se rencontrent le long de son cours (t). L ’objet prin-
dpal de cet écrit etoit de faire connoitre 1 état de la navigation actuelle sur ce
canal, et les moyens de le rendre navigable toute 1 année. Il nous reste à ajouter
quelques détails sur ce quartier de l’Égypte qu’arrose le canal d’Alexandrie et qui
touche a la région Mareotique; ces renseignemens pourront servir à compléter
le tableau topographique de la province appelée Bahyreh.
On trouve peu d’antiques vestiges dans toute cette contrée, qui a subi beaucoup
de changemens physiques et politiques. Le séjour des eaux, les travaux de
la culture et 1 invasion des sables y ont nécessairement fait disparoître, en grande
partie, les traces des temps antérieurs a la conquête d Alexandre, si toutefois le
pays étoit, à cette époque, habité et cultivé.
Cependant nous y avons trouvé d’anciens vestiges,«, à Samâdys, nous avons
observé deuxfragmens de colonne de granit rouge, de quatre décimètres de diamètre.
Au village d’Aflâqah, qui est situé à deux mille mètres environ du N il,
sur la rive droite du canal, près et au nord de Damanhour, nous avons remarqué
trois fragmens de sculpture Égyptienne portant des caractères hiéroglyphiques.
Le dessin des hiéroglyphes n’est pas très-pur; mais ils sont sculptés avec beaucoup
de soin. Dans 1 un de ces bas-reliefs, qui est rompu en deux parties, on trouve
des figures d animaux, et, entre autres, la représentation d’une jeune oie. Le plus
intéressant des trois, dont nous avons déjà parlé ailleurs (2), est une figure de
femme assise, d’un excellent travail, laquelle est sculptée en relief dans le creux
sur une'pierre très-fine et dure, de la même espèce que celle A’Antoeopolis.
En recourant a la gravure qui est dans 1 ouvrage (g), on verra que la délicatesse de la
(') Voyez ci-dessus, pag. i8j.
(2) Ibid. pag. t8ÿ,
Ê . M . T O M E II.
(3) 73 > A. vol. V j Collection d’antiques. Voyr^
aussi l’explication de la planche.
Pp/P *
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