
forcées: je voulois éviter par-là ie reproche de choisir les données les plus favorables
à mon hypothèse. Voici celles qui résultent du nivellement (i) :
DISTANCE
chaq. station
D IFFÉRENCE
D E N IV E A U
avec la haute mer,
WAUTEÜRS- D E S MIRES. O B SE R V A T IO N S .
omettes opouc.
Arrière.. ,
Avant. . . .
Différence,
au-dessus de la
[Arrière.. .
Avant. . . .
^Différence. -+-
.A r r iè r e .. .
' Avant. . . .
[Difference,
[Arrière.. .
'Avant.. . .
.Différence.
! Arrière . . .
Avant.. . .
Différence.
[Arrière.. .
/Avant.. . .
(Différence.
au-dcssousdela
rruisi, a 4020 métrés du pomt de départ, le banc de sable formé par les-atte
rissemens dont j’ai parlé dans mon précédent Mémoire étoit déjà franchi, et
point le plus elevé de la ligne que nous avions suivie pour traverser cette digi
naturelle, étoit de 2 pieds 6 pouces 3 lignes au-dessus du niveau moyen des haut
eaux de la mer Rouge (2).
Si 1 on jette les yeux sur la planche 1 1 (État moderne), on verra que notre poil
de départ etoit a 2270 mètres au nord de Soueys, et que, si nous fussions partis d
fond du golfe marqué par les laisses (3) des plus hautes marées, nous n’aurioi
trouve que 5 a 60o mètres jusqu’au point où le terrain s’abaisse au-dessous d
niveau de la mer. Enfin il résulte des observations que nous avons faites à Souey:
que la mer seleve dans les marées extraordinaires à 2 pieds 6 pouces au-desst
de celle qui nous a servi de plan de comparaison dans notre nivellement (4). L
J ' i t ” 7 “ do" ‘ " ° “ s T s 7 .Vi° nS ét° r g,ad uéK marée hamc- La « M i « la haute et la bas« m,
en pteda, pouces, & c ; et la chaîne avec laquelle non, fu t, ce jour-lâ, de 5 pied, 6 pouces.
tnesurtons les dtstances, eto.t en n,étres. * [3) C e mot est employé ic i, de même que dan, pi,
aucune . m T ’ Ü ! 1“ raI’l’0r,é- sans autres ouvrage,, pour désigner les débris de vég,
n ïv e Z t e n t ” " ° ' r' i0° ma‘ * “ “ H.d' 1 “ ' la M » » ' « - e s et q,
r» j 1 , cn dessinent en quelque sorte les concours.
nous e ^ “ aH " OUS p T ea“ X de la mer R o ” 8f - (4) V y a le Mémoire de M. Le Père sur la commun
nous entendrons toujours le niveau quelles atteignirent cation de la mer des Indes à la Méditerranée par la m,
Soueys, le , pluvtose an 7 janvier .7 9 9 ] , à la Rouge et l’isthme de Sou eys, £ . f f î „ „
digue naturelle qui empêche aujourd’hui la mer, dans ses plus hautes marées, de
se jeter dans, le bassin de l’isthme, ni’auroit donc que 3, lignes au.-dessus, des
eaux de la mer, comme l’indiquent les nombres, ci-après:
Niveau des plus hautes marées connues.................
Niveau de la station n.° 2, qui est la plus élevée que
nous ayons faite sur les atterrissemens en question
Opied* Qpouccs
2 . 6.
2 . 6.
0 ligUK.
3-
A la vérité, cette partie de notre nivellement eut lieu dans le fond d’un, ravin
étroit, et les mires furent toujours placées dans les lieux les plus bas ; enfin la
laisse qui nous a servi à établir la limite des plus hautes marées, a pu nous
donner une quantité trop forte de quelques pouces, attendu l’effet de la poussée
du flot, et quelquefois du vent. Ainsi, sans s’en tenir à la quantité précise de
3 lignes, du moins peut-on assurer que, dans les marées extraordinaires, la mer
Rouge s’élève presque au niveau de quelques parties du terrain qui la sépare du
bassin de l’isthme.
Si le peu d’élévation et de largeur de ce terrain suffit cependant pour barrer
l’espèce de ravin ou de canal que nous suivîmes dans cette partie de notre nivellement,
et pour empêcher la mer de s’étendre au-delà de ses limites actuelles, pourquoi
donc se refuseroit-on à croire qu’une semblable digue naturelle, existant à
l’extrémité nord du bassin de l’isthme, ait eu le même résultat lorsque la mer
remplissent autrefois ce bassin ! Quelques personnes ont émis des doutes à ce
sujet ; mais tous les ingénieurs et les membres de la Commission des sciences
et des arts d’Egypte qui ont vu le bassin de l'isthme et la vallée de Saba’h-byâr,
partagent mon opinion (1). J’ai dit qu’au nord du bassin de l’isthme il y avoit
une digue naturelle, analogue à celle qui, au sud, la sépare à présent du golfe
Arabique; la preuve en est dans la station n.’ 160, qui est de i pied 9 pouces 4 lignes au-dessus des hautes eaux de la mer Rouge. Ce point est à 600
mètres de la station précédente, n.° 159, qui est de 2 pieds 6 pouces 7 lignes
au-dessous de la haute mer. Entre ces deux stations, notre niveau étoit placé
sur un point plus élevé que ceux où nous tenions les mires (2) : car la mire
d’arrière marquoit 9 pieds 4 pouces 7 lignes ; et celle d’avant, y pieds o pouce
8 lignes. O r, lors même qu’on supposeroit, ce qui est pourtant impossible, que
notre instrument eût alors pour hauteur verticale toute sa longueur, c’est-à-dire,
(1) Les membres de la Commission d’E gypte qui ont
parcouru la vallée de Saba’h-byâr et le bassin de l’ isthme,
sont MM, Le Père, Devilliers, Chabrol, Saint-Genis,
Favier, Gratien Le Père, D u ch an oy , Févre, et m o i:
quelques autres personnes ont passé entre le bassin de
l’isthme et Soueys; mais elles ne l’ont pas traversé, ni
memeapeçu de loin.
(2) On n’a publié dans la Description de l ’Egypte que
quelques ordonnées du nivellement; il eût été utile de
les faire connoître toutes, avec le détail delà hauteur des
mires à chaque coup de niveau. D e la sorte, on aurait
non-seulement les ordonnées de toutes les stations, mais
encore on connoîtroit approximativement l’élévation des
points intermédiaires entre deux stations consécutives,
en comparant la hauteur de l’ instrument de niveau avec
celle des mires d’avant et d’arrière. II eût aussi été intéressant
de publier dans le plus grand détail le journal
du nivellement, après l’avoir soumis à l’examen de tous
les ingénieurs qui ont coopéré au nivellement.
M. Le Père a bien voulu me laisser extraire du
J 1- i