
T O T A U X G É N É R A U X PA R ANNÉ E. _ _ I
ANNÉESDÉSIGNATION
DIS PERSONNKS. iotjl
Hommes. Femmes. Enfans.
An v u ........................ 89S. '» 94- 3071. s i6i-
1003. 1376. 3J16. 5895-
An IX .. ..................... 1996. 139«. Ja4°- 98 27.
T o tau x . 3897. | * 6 . . 11827. »0983.
R É S U L T A T G É N É R A L E T C O M P A R A T IF
DE S TA B LE S N É C R O L O G IQ U E S DU KAIRE ,
PEN D AN T LES ANN ÉE S VI I , V I I I E T IX [ I 7 9 S , 1 7 5 ) 9 , i 8 6 0 , i S o i ].
M O IS .
AN V I I . AN V I II. A N IX .
Hommes. Femmes. Enfans. t o t a l . Hommes. Femmes. Enfans. 1 TOTAL. Hommes. Femmes. Enfans. TOTAL.
V endém iaire. 1 . « 13. « 12. 3*5- 55 °- 103. 447-
B ru m a ire .. ■ y 10. *7- 99- *47- 380. 626. 99-_ 160. 278. 337-
F rim a ire . . . 67. 96. 138. 301. 128. >7U 564. 863. 110. «90. 3 '5 - 6,y\
N iv ô se .. . . 6a . loi . . 98. ■3*h 102. , 6ov . 8 , 3- lo 75- ^t2 *46- *55- 3 ' 2.
P lu v iô se ... . 97- . 02. 197. 396. 77- w m 499- 693. 208. *55- 38 3- 74é-
V e n tô se. I 39. *5 3- 4 9 ° . 7- 7- 37- ' 5 |!- 354- 369. 927. iîjo. .
* 5 *' 263. 518- « - - 563. 698. 1669. 59> - ;
F loréal........... 116. 139- 320. 5 7 5: 7 '- 86. 117. , *74- 324. .576- 9 " - iSm.
P rairia l. . . . 7 ,. 138. 33 °- 539- 122. 167- 285. 574- 68. 143. *75-
M e ssid o r.. . . 48. 365- 604. 107. 163. . '9 7 - 467. a , \ a 4 : .. 47- 9 '- • .. >*’
T h e rm id o r.. 96. " 3 - 5*7- 726. 83. *33- 344- *
F r u c tid o r.. .
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T o t a u x . . 898. «294. 3 ° 7 ‘ - 5263. ,o o 3. •3 7 6- }}'6- 589J . 1996. : 2591. 5* 4°- 9? *7-
Les tables de l’an v u n’ont été commencées que le 29 brumaire. Les circonstances, du siège ont!
empêché dans l’an v in les résultats^de ventôse, germinal et floréal. Enfin les événement connus de ■
l’an IX ont fait terminer ces tables le 1 5 messidor. I
Indépendamment de ce que ces tables pouvoient être utiles à la statistique, le médecin en chef de I
l’armée d’Orient les envisageoit sous un autre point de vue : elles lui apprenoient journellement ce qu’il I
avoitlieu d’espérer ou de craindre sous le rapport de la saliibrité, pour la conservation des garnisons da I
KaireV ou pour celle des différens corps de troupes que des opérations militaires réunissoient souvent I
dans l’enceinte ou dans les environs de cette ville.
P L ANCHE T.
FiG. 1 à 10. FAB R IC A T ION DE L’HUILE.
L es graines qui servent, en Égypte, à la fabrication de l’huile, sont,
Le Lin [ Kittân ] ,
La Navette [ S e lg a m ] , •
Le Carthame [ Kourtoum ] ,
La Laitue [ R a s ] ,
Et le Sésame [Semsem] .
Les procédés, pour la fabrication de l’huile, diffèrent selon la graine que l’on
emploie.
Les deux parties de la figure i / ' représentent le plan et l’élévation de la presse
au moyen de laquelle on exprime l’huile de la graine de lin broyée et réduite
en pâte.
On met cette pâte entre de petits paillassons circulaires, faits de feuilles de palmier,
que l’on réunit en pile, afin de les placer ensemble sous la presse. En Provence,
on se sert, pour cette opération, de sacs en jonc à deux ouvertures, que
l’on appelle couffins. Il est assez probable que ces sacs tirent leur nom d’Égypte, où
tous les paniers communs, faits avec des feuilles de palmier, s’appellent confies.
La partie supérieure de la figure i . re représente la presse vue de côté. Cette
machine n’est autre chose qu’un levier du deuxième genre, dont le point d’appui
est dans le mur de la salle : la pile de paillassons est placée, au quart de la longueur,
sur une maye destinée à recevoir l’huile. A l’extrémité du levier, on suspend,
au moyen d’une vis, une meule très-pesante.
Ce levier a besoin d’être extrêmement solide; il est composé de trente-six pièces
de bois disposées sur six de hauteur et six de largeur, fortifiées, du côté du point
de compression, par douze autres pièces de bois.
Toutes ces poutrelles sont moisées en neuf points de leur longueur. Les moises
et les contre-forts sont disposés avec art, pour la plus grande solidité du levier.
Lorsque toute l’huile est exprimée, et que l’on veut retirer les paillassons pour
les remplacer par d’autres, on détourne la vis à l’extrémité du levier, et on laisse
poser la meule à terre; puis, en continuant à tourner la vis dans le même sens,
la meule servant de point d’appui, on soulève toute la masse de charpente du
levier, et on dégage la pile de paillassons, qui ne renferment plus que ce qu’on
appelle le grignon.
On donne à manger aux boeufs qui tournent la meule, le grignon qui provient de
la graine de lin; ce qui les engraisse beaucoup. Les habitans de l’Égypte mangent
eux-mêmes la pâte qui provient de la graine de sésame : ils l’appellent sirig.