
P L A N C H E X I I .
VUE INTÉRIEURE D’UN MOULIN A HUILE.
C e t t e planche représente la vue intérieure d’un atelier dans lequel deux meules
s o n t employées à écraser les graines dont on extrait l’huile en Egypte. Le dessin,
fait avec la plus grande vérité, par feu M. Conté, donne une idée complète de
la simplicité de la machine et des outils employés dans cette partie de l’art du
fabricant d’huile. Tous les procédés de cet art ont été décrits précédemment
avec le détail qu’ils exigeoient. Voyez la description de la planche 1/ ' des Arts et
Métiers, page 2.
P L A N C H E X I I I .
VUE INTÉRIEURE DE L’ATELIER DU TISSERAND.
L e métier du tisserand est composé de quatre poteaux plantés en terre, de
deux traverses à chapeau qui les réunissent deux par deux, du battant, des trois
rouleaux et des marches.
Les traverses portent plusieurs entailles dans lesquelles on engage successivement
le battant, soutenu par ses tourillons, en l’éloignant dans chaque cran à
mesure que l’ouvrage avance, pour éviter de rouler souvent la toile. L ’ensouple
ou rouleau sur lequel la toile est roulée, est porté, ainsi que celui qui est placé
eu arrière du métier, par des poteaux également plantés en terre.
Le troisième rouleau est fixé près du plancher.
La terre, sous le milieu du métier, est creusée pour placer les marches que
l’ouvrier fait mouvoir , assis sur un tabouret très-bas, ou sur un tronçon de palmier.
La chaîne, d’abord ourdie d’une seule longueur, composée de la moitié des
fils qui doivent former la toile, est pliée par le milieu, et retenue par un poids
sur le troisième rouleau ; elle se réunit en passant sous le second pour former
la chaîne entière, arrêtée au rouleau le plus près de l’ouvrier.
Lorsque la chaîne est trop courte pour passer sur le rouleau supérieur, une
corde fixée par un bâton à cette chaîne, et portant le même poids, la tient également
tendue.
Les envergures pour séparer les fils de la chaîne, le peigne, les marches et
lames, la navette et la trême, les dévidoirs et ourdissoirs, sont assez semblables
a ceux qu’on trouve chez les tisserands de nos campagnes.