
Report............................................ 6 10 mW
5.0 Arrosemens. Pendant les quatre mois que le lin reste en
terre, il est arrosé à trois reprises différentes; et chacun de ces
arrosemens, qui se prolonge pendant trois jours consécutifs,
exige d’autant plus de travail que les eaux du Nil sont plus basses.
Il faut employer six ouvriers par feddân pour le premier arrosement,
huit pour le second, et dix pour le troisième ; ce qui fait
pour un feddân soixante-douze journées ; et pour 10 feddân, sept
cent vingt journées, à 8 parats l’une, c i ....................................... 64, 00.
6 ° Récolte du lin. L ’arrachage d’un feddân de lin exige neuf
journées de travail, à 7 parats l’une; ci, pour ro fed d â n . 7. 00.
7.0 Exposition au soleil et mise en gerbes. Trente journées pour
la récolte de 10 feddân, à 7 médins l’une 2. 30.
8.° Battage du lin pour en retirer la graine. Cette opération revient
à une pataque par feddân, ci 10. 00.
9.° Remise du lin en gerbes pour le transporter dans les rotoirs. . 1. 15.
10.” Transport du lin dans ces fisses. Il faut cinq journées de
chameau pour transporter le produit de 10 feddân, à 30 parats
la journée i ............................................................. i ........................ 1. 60.
1 1.° Arrangement du lin dans les rotoirs, extraction de ces fosses,
exposition au soleil, et remise en paquets pour la vente. Ces diverses
opérations reviennent à une demi-pataque par feddân ; ci, pour
10 feddân, à 5. 00.
12.“ Entretien et réparation des ustensiles, et autres menus fra is,
estimés 15. 11.
T o t a l des frais de culture.................... 166. 36.
P R O D U I T S .
1.° Tiges de lin préparées pour la vente. EJ11 feddân produit communément
dix-huit cordées, composées de vingt-quatre gerbes
chacune : le prix de la cordée est d’une pataque 4° médins ; ce
qui donne par feddân 26 pataquès, et pour 10 feddân................. oomidi
2." Graine de lin. Un feddân produit 3 ardeb ~ de graine, à 4 pataquès l’un ; ce qui, pour un feddân, donne i 4 pataquès, et
pour 10 feddân......................................... . . . i 4o- 00-
T o t a l des produits................................ 4°°- 00-
Différence des frais et des produits de l’exploitation............... 233. 5 4-
§. IX.
Culture du Riz-
F R A I S D E C U L T U R E .
L es terres consacrées à la culture du riz sont aussi, dans la même année, cultivées
en blé ou en trèfle : ainsi, p ou r en évaluer les p r o d u it s .il faut comparer la
somme des dépenses que l’on fait successivement p o u r chaque cu ltu re , au p ro duit
su c ce ssif de l’une et de l’autre.
Les arrosemens continuels qu’exigent les rizières, obligent les cultivateurs
d’entretenir un plus grand nombre de boeufs que n’en exigent les arrosemens
pour les autres cultures. Il faut multiplier dans le même rapport les machines
d’arrosage, l’achat du bétail, et les chances de mortalité qu’il court. L ’établissement
de'ces machines et leur entretien journalier entraînent à de plus fortes
dépenses, dont l’intérêt annuel doit faire partie des frais qui sont à leur charge.
Ce qui caractérise sur-tout l’exploitation des rizières, c’est que le cultivateur,
au lieu d’employer, suivant ses besoins, des ouvriers à la journée, donne un
salaire annuel aux hommes qu’il occupe. Par ces diverses circonstances, l’exploitation
des rizières se rapproche plus ou moins de celle de nos fermes
d’Europe.'
Les dépenses nécessaires à la culture du riz se composent de l’intérêt des
sommes avancées pour l’acquisition des bestiaux, des machines à arroser et des ins-
trumens aratoires: à quoi il faut ajouter les chances de mortalité du bétail que l’on
court annuellement, et le renouvellement des machines et instrumens après un
certain temps de service ; l’achat et la nourriture des bestiaux ; les gages et salaires
des ouvriers qu’on emploie; l’achat des semences; les frais de culture et de récolte
proprement dits.
Le taux ordinaire de l’intérêt de l’argent, en Egypte, est de 1 o pour cent. Les
prétentions et le gain des usuriers n’ont de limites, comme par-tout ailleurs,
que les besoins plus ou moins pressans de ceux qui sont obligés d’emprunter ;
mais, en général, l’intérêt de l’argent y est regardé comme usuraire dès qu’il est
porté annuellement au-dessus de ce taux.
1 Intérêt des avances pour achat de boeufs. On emploie communément, pour
la culture de ¡0 feddân, douze boeufs, dont le prix moyen est de 720 pataquès.
L ’intérêt annuel de cette somme est d e ........................................... 7 2 paui- oomii
En supposant qüe les chances de maladie et de mortalité du
bétail ne soient point compensées par les bénéfices des élèves
que l’on peut faire, nous évaluerons au douzième du nombre
de boeufs les pertes présumées auxquelles le cultivateur est exposé,
ci. . ............... '. . 60. 00.
A reporter........................ 132. 00.
É .M . T O M E I I . Dddd