
Fie . I I , 12, 13. FO U R A PO U L E T S .
L a figure 11 est le plan d’un grand four à poulets, composé de vingt-huit
fourneaux, que j’ai dessiné à Louqsor, village situé sur les ruines de Thèbes; la
figure 12 est la coupe longitudinale sur la ligne A B du plan ; la figure 13 est
la coupe transversale sur la ligne C D , à une échelle quadruple. A l’entrée est
une pièce longue, qui sert de vestibule. La disposition générale est la meme que
celle des fourneaux du Kaire ; mais il y a, de plus, de petites portes par lesquelles
toutes les chambres communiquent entre elles.
E . J o m a r d .
P L A N C H E I I .
F ig. 1, 2, 3. FOUR A POULETS.
C h four, composé de vingt-quatre chambres et de vingt-quatre fourneaux, a
été dessine au Kaire par M. Conte, et c est l’un des plus grands de cette ville. La
figure 1 est le plan du four pris à deux hauteurs : le bas représente les chambres
inférieures-, et le haut, les chambres supérieures ou fourneaux. L ’échelle est double
de l’échelle ordinaire des plans.
La figure 2 représente une coupe transversale faite sur la ligne D E du plan.
La figure 3 est une coupe longitudinale brisée, faite sur les deux lignes A B ,
B C. La première partie de la coupe fait voir l’intérieur de la galerie, les portes
des chambres inférieures où l’on met les oeufs, les portes des fourneaux qui sont
au-dessus, enfin les niches qui se trouvent entre ces dernières; on voit en coupe
| les rigoles où les poussins viennent prendre la nourriture ( voyez fig . 2 ) , et les
petits massifs circulaires places entre les rigoles. La seconde partie de la coupe
fait voir l’intérieur des chambres.
Il faut consulter le Mémoire de MM. Roziere et Rouyer sur les fours à pou-
| lets, pour connoître en détail la disposition des fourneaux et les opérations qui
f s’y pratiquent.
Fig. 4, s, 6. FOUR A CHAUX.
C e st principalement auprès de Bâb el-Nasr que la chaux se fabrique au Kaire.
La pierre se tire de Cebel el-Gyotichy , derrière la citadelle : on choisit celle qui
est dun grain homogène et sans coquilles numismales, et on la casse en petits
, fragmens. Les fours sont chauffes de bouz ou de roseaux ; on y entretient le feu
\ pendant deux jours et une nuit : avec cinq cents bottes de bouz, on peut cuire une
fournée de cent cinquante quittât- de chaux (1).
Le bouz se paye de sept à dix parats la botte; une charge dane en fait huit.
Le qantâr de chaux ordinaire ou de gir belâdy, c’est-à-dire, chaux du pays, se vend
| treme-cin(I à quarante parats ; la chaux du plus beau blanc, que l’on appelle gir
I soultâny, se vend à la couffè, et une couffè coûte vingt-cinq parats. Cette chaux
t fine est d’un grand usage dans l’intérieur des appartemens, et leur donne un blanc S magnifique.
Il y a quatre fours à Bâb d -N a sr, et deux fours dans d’autres quartiers du
Kaire.
La gravure faite d après le dessin de M. Con té , ainsi que les figures suivantes,
(0 Le qamar équivaut à environ quarante-quatre kilogrammes ou quatre-vingt-huit livres poids de marc.
£. M. PL. II. ,