
cette pyramide le cèdent peu à celles d.es grands monumcns qui sont en face de
Gyzeh.
Un peu plus au midi, près de Minyet-Dahchour, on en voit trois autres, qu’on
a coutume de désigner aussi sous le nom de pyramides de Saqqâral. L une d’elles
ressemble à la plus grande d’el-Metânyeh, c’est-à-dire qu elle est bâtie, comme
celle-ci, sous deux angles diftérens ; mais, son angle supérieur étant plus aigu, le
Sommet est plus aigu auSsi, et plus élevé. Auprès de cette pyramide, en est une
fort petite. Enfin , plus au nord, est une construction élevée, fort ruinée, dont la
forme ne pennet pas d’affirmer qu’elle soit le reste d’un édifice pyramidal.
De la pyramide dont j’ai parlé au commencement de ce paragraphe, il y a environ
une lieue jusqu’au groupe de celles qui appartiennent proprement àSaqqârah,
groupe composé d’une dixaine de monumens semblables qui se rattachent avec les
pyramides de Gyzeh : ces monumens sont l’objet du chapitre suivant; c’est pourquoi
je borne ici la description des antiquités du nome Menphite et de l’Hepta-
nomide, sans faire mention non plus de Busiris ni de Venus aurea. Ces anciennes
positions sont voisines de Memphis, et il en sera question dans la description
consacrée à cette capitale et aux pyramides de Saqqârah et de Gyzeh (i).
( i) Voyez la Description de Memphis et des pyramides, A , D.chap. X V I I I , et A. vol. V.
NOT E
S u r le s t r o i s I t i n é r a i r e s c o m p a r é s , d a n s la p a r t i e q u i e s t a u m i d i d e B a b y l o n e ,
L a Table Théodosienne est, dans cet endroit, très-défigurée et difficile à restituer.
Pour I éclaircir, je 1 ai compârée avec les deux routes que porte l’Itinéraire
d’Antonin, sur la rive droite et sur la rive gauche du Nil. Celles-ci doivent
elles-mêmes être comparées ensemble, pour qu’on puisse s’assurer si elles sont
d’accord. Voici les extraits de ces trois routes :
I T I N É R A I R E D ’ A N T O N I N .
T A B L E T H É O D Q S I E N N E .
Rive gauche, Rive droite.
P eme.................................. xx. Scenas Mandras........ .. . x xii.
Cæne..................................... XX. Thimonepsi..................' . . x x iv . PtoIemaTdon Arsinoïtum... . v i.
T o t a l ................ 60. 66. 78.
L’espace de soixante milles entre Memphis et Cerne, sur la rive gauche, étant
presque en ligne directe, se trouve aussi le plus court. La seconde route, de
Babylone à Thimonepsi, est de soixante-six milles (i) à cause de la position de
Babylone, qui est à au moins six milles au nord de Memphis. Celle de la Table
Théodosienne peut se ramener aux autres, en supprimant un x de Ja première
distance l x X i i , à Veano. Je pense qu’il faut lire l x i i . Ainsi de Babylonia à Ptolc-
maidon il y auroit soixante-huit milles. Or, en passant de Babylone à el-Hây ( ou
Scen as Mandras}, traversant le Nil, allant à Bembé ou Peme, et de là le long du
canal occidental à el-Lâhoun [Ptolemàis], on trouve soixante - huit milles. Au
reste, il est impossible de reconnoître à quoi s’applique le nom de Veano ; les six
milles de la Table entre ce point et Ptolemàis conduiroient à Abousyr : la ville
de Busiris, qui étoit en ce même lieu, auroit-elle eu deux noms différens! c’est ce
qu’on ne sauroit décider.
(j) On a vu plus h a u t q u ’il fa llo ir, à Scenas- Mandras, x x i i a u lieu d e xn .