
Tahâ el-A’moudeyn (i), autrefois Ibeum. Ce lieu étant mentionné clans la Description
d’Hermopolis magna, je dois y renvoyer le lecteur (2).
Koum A'zeb (3), butte de ruine, élevées ,à l’ouest de Tahâ et sur la rive gauche
du canal de Joseph, où il y a des restes de murailles.
Koum el-Ahmar (4 )> grande butte, aujourd’hui couverte de sable, à l’ouest de
Koum A ’zeb, sur le bord du désert. Je la mentionne ici à causcf du nom, qui est
commun à toutes les anciennes ruines.
Koum el-Dabah (y) et Koum el-A’moudeyn (6), ruines au nord de Tahâ el-A’moudeyn.
Koum el-Hammâm (7) et Koum ISftMttBB deux buttes, dont la première est
assez' étendue , au nord de Tahâ el-A moudeyn. Les Arabes rapportent que
toutes les buttes qui couvrent la plaine, sont de très-anfciennes habitations.
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(2) Voyez A . D. ch. X IV , pag. 11. (6) yJ-SjjJI -ji=>
(3) v > |*A= (7) rÜ ! |-j^=
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DE l ’ h E P T A N OM ID E . CHAP. XVI .
SECTION II.
N O M U S C Y N O P O L I T E S (i).
C e t t e prefecture, ainsi que la précédente avoit son territoire partagé entre
les^eux rives du Nil. Les villes principales qu’elle renfermoit, sont, Acoris, Co,
Cynopolts, Muson, Hipponon, A lyi, Alubastronpolis. Il paroît quelle le cédoit de
beaucoup en importance au nome Heçmopolite; du moins les ruines qu’on
rencontre dans l’un, ne peuvent se comparer avec celles de l’autre. C ’est dans
la premiere de ces villes que j’ai trouvé les restes les plus dignes d’intérêt.
A c o r i s (aujourd’hui Tehneh).
T e h n e h est un gros village Arabe, dépendant de la tribu des A ’tayât, et placé
sur la rive droite du Nil, à onze mille mètres au-dessous de Minyeh ; il est bâti
sur les ruines dune ville qui paroît avoir été fort grande et correspondre à
Acoris. Cette ville étoit assise sur Je rocher même, au-dessus d’une belle plaine
située dans une gorge que forme la montagne Arabique, et qui est l’origine de
plusieurs vallons conduisant a travers le désert au nord et au midi; l’un de ces
vallons est dirigé sur Ouâdy el-Teyr (2). Les ruines forment une butte très-haute
Aucun monument entier ne s’élève au-dessus des décombres; mais on aperçoit
plusieurs parties enfouies, et qui annoncent des édifices encore debout et en
placent je suis persuadé qu’avec un léger travail on viendroit à bout de découvrir
desbatimens bien conservés. Vers le sud-est, on remarque le dessus d’une porte
Egyptienne, saillant hors des ruines de plus d’un demi-mètre, et encore à sa place;
les cordons ou tores de la porte sont très-apparens. II y a, du côté de l’ouest, de
grosses pierres de,cinq a six mètres de long sur un mètre de large, bien polies sur
les quatre faces, et qui sont entassées les unes sur les autres : elles paroissent avoir
servi à des plafonds ou à des soffites. Plus loin, vers le nord, est une autre grande
pierre polie, creusée au centre circuiairement,.ayant une gouttière sur un côté. Les
décombres sont recouverts d’une multitude de pierres taillées : tous ces fragmens
sont d une pierre calcaire numismale très-dure et susceptible d’un beau poli. En
avançant vers le nord, et en face du village (3), on trouve le reste de deux
bâtimens; l’un présente beaucoup de pierres plus petites, qui paroissent provenir
(0 Je passe sous silence le nome Antinoïte, attendu
que ce qui regarde ce nome a été traité dans la Description
d’Antinoé. Voyez A . D . chap. X V .
(2) II paroît que les Egyptiens bâiissoient dans toutes
es gorges que forme la montagne Arabique, comme pour
empêcher I irruption des sables dans la plaine, ou pour
ermcr ces gorges contre les incursions des-pasteurs; c’est
ce qui expliqueroit une partie des murs épais en briques
crues que j’ai rencontrés et décrits fréquemment sur cette
rive du Nil. Ailleurs j’ai exposé d’autres motifs qui ont
pu les faire construire, suivant les localités. ( Voyt^ ci*
dessus, pag. 35, 39, 40, et ci-dessous, pag..48.)
(3) Voyez pl. 67, fg . 14.