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(1) Cette épithète d’el - mahrouseh <u*^ssJ| [bien
gardée, ou gardée et protégée du ciel] se donne ordinairement
aux principales villes de l’Egypte, et sur-tout à la
capitale.
(2) Le mot haderet z_yà^ en arabe, et haçeret
«- s .09 en persan, signifie proprement présences ensuite,
par extension, il signifie plus particulièrement la présence
d’un prince, soit souverain, soit seulement gouvernant
au nom du souverain, et répond alors à nos expressions
excellence, majesté: on trouve même ce mot souvent employé
pour exprimer la majesté divine de Jésus-Christ
• [ haderet- Yesou ’ Kristous,
dans l’ouvrage intitulé :' Historia Christi ,
persïcè conscripta à P. Hieronymo Xavier, Soc. Jésus
la tin è reddita et animadversionibus notata, studio et labore
Ludovici de Dieu. Lugduni Batavorum, ex officina
Elzeviriana. 1639,10-4.°
(3) $er a’sher el-kebyr j^SZJI j$S»£. _y», signifie mot
à mot grand général d’armée. Le mot ser y! est de
l’idiome vulgaire ; il est plus régulier d’écrire Sâry el-a’sher
¡jjLs. C ’est de cette expression que plusieun
voyageurs ont fait le titre de sêrasquier, qu’ils donnent
aux officiers généraux ou aux gouverneurs de province
dans l’empire Ottoman.
(4) Le mot ,U o do’â signifie prière, invocation1,
bénédiction. Un des noms que donnent les Musulmans
à la première sourate du Qorân, est celui de
>lco-lf '¿j , Sourat el-do’â, parce qu’elle est en effet
leur prière la plus ordinaire.
(5) El-Ademyoun (j^ oV I signifie mot à mot les Ada-
'mites.. Cette expression appartient à la langue* vulgaire.
On trouve aussi très-souvent dans le Qorân et dans les
autres ouvrages Arabes la périphrase j»3Î \Ju beny Adam
[ les fils d’Adam ] employée de la même manière pour
exprimer les hommes.
D E L I L E D E R O U D A H . 147
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DE LA PART DE L ASSEMBLÉE DU DYOUAN SUPREME DE LA VILLE DU KAIRE
LA BIEN GARDÉE ( i ) ,
S’ADRESSANT À SON EXCELLENCE ( 2 ) LE GÉNÉRAL EN CHEF
A B D - ALLAH MENOU, COMMANDANT EN CHEF L’ARMÉE FRANÇAISE (3 ).
QUE LE DIEU T R È S -H AU T L A IT EN SA GARDE!
A p r è s avoir prié Dieu pour votre bonheur et votre conservation, nous vous déclarons que nous devons
à votre heureuse protection un avantage bien remarquable et un ouvrage digne de la grandeur des
anciens Egyptiens. C ’est la réparation du Meqyâs qui sert à mesurer le Nil, fleuve béni de Dieu, qui
procure l’abondance à toutes les provinces de l’Egypte, la plus fertile de toutes les contrées.
Le Nil donne la vie aux enfans d’Adam (4), aux quadrupèdes, aux oiseaux et aux animaux errant
dans les déserts, depuis le lieu appelé Chellâl, où le Nil prend sa source,,,jusqu’à ses embouchures dans
les deux mers, vers les villes de Rosette (5) et de Damiette (6), les bien gardées.
(1) Voyez la note 1 de la page précédente.
(2) Voyez la note 2 de la page précédente.
(3) L’expression par laquelle les Arabes expriment
dans leur langue la phrase commandant en chef l’année
Française , est celle d’emyr el- gyouch el-Fransâouyeh
rince des troupes Françaises].
(4) Voye^ la note 5 de la page précédente.
(5) Rachyd o^ySj, en langue Qobte P&6££XtT TE
Raschitte. Suivant A’bd er-Rachyd el-Bakouy, « cette
» ville est située sur la rive occidentale du Nil, assez près
5> de son embouchure, à une journée de chemin d’AIexan-
» drie, en s’avançant du côté de l’orient : à l’endroit où
» le fleuve se jette dans la mer, est un endroit dangereux
»pour la navigation, que l’on nomme boughâz \U y ,
»ou l’eau est agitée comme les flots de la mer soulevés
»par les vents ; il y arrive beaucoup de naufrages.»
È. M. T O M E I I , a.« partie.
(6) Damyât L L o , en langue Qobte
Tamiadij et Tap.id3tç chez les historiens Grecs du Bas-
Empire.
Je placerai ici l’article d’A ’bd er-Rachyd el-Bakouy
qui concerne Damiette :
« Cette ancienne v ille, située entre Tanis et Mesr »
» jouit d’une température très-bonne et très-saine; elle est
»placée sur le bord du Nil, qui, non loin de là, se jette
»dans la mer. Ce fleuve est large en cet endroit de
»cent coudées : de chaque côté l’on a construit des
» tours fortifiées où est attachée une longue chaîne qui
» traverse d’une rive à l’autre et empêche les bâtimens
»qui naviguent sur le Nil d’entrer et de sortir sans une
»permission. La nourriture habituelle de presque tous les
» habitans se .compose de poissons, qu’ils y recueillent en
» abondance, et qu’ils mangent frais ou salés. On donne le
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