
Les dimensions des leviers, des roues et de leurs engrenages sont constantes ; la hauteur de l’eau, dans le s^ ^ H ir e j) centimètres [ 3 pieds 2 à 3 pouces] ; le cube de l’eau contenue dans un pot plein est de Id<c-c"b-_^L
[8 1 pouces cubes 7*3*5] ; la pesanteur absolue à vide est de i kl
d’après le poids de nos cordes de sparterie.
D É S IG N A T IO N
1. Machine d'arrosagej
dans le jardin d’A-l Ane.
bou-Aef............
2. Machine qui fournis-
soit l’eau saumâtre
aux bains publics.. . '
3- Mach.neentre la grande]
mosquée et le couvent
des Coptes.. . |
4 . Machine au pied de la
montagne de Buona-
5. Machine près la mosquée
F a i t e s s u r le P r o d u i t d e q u e lq u e s -u n e s d e s M a c h in e s em pM lslt&e ^ 6S l a r ^ n s o u a u R em p lis s a g e d e s c ite r n e s à A le x a n d r ie .
DES ANIMAUX
attelés
NOMBRE
des
POTS.
H A U TEU R
du dessous
DE L’AUGE
à
la surface de i'eau.
l6‘ [ 34f 4‘
iom4oc [32P o°
9m* 3c [28P 5°].
32. 4m5 Sc [ i 4po°].
fF ê [ 3H*' Toô> poids de inarc] ; Ie p j j f j y i t 1 k ü °g ramme Tïd [ 3 livres ,-^L-] ; le poids de l’échelle à laquelle sont fixés les pots, peut être évalué
R E V O L U T IO N S
DE LA CHA.ÎNE.
5 tours.
dite des Septante. tours.
6. Machine près et à l’O.1
de la grande mosquée
dite de Saint-Atha-1
nase........................... I
Cheval.
7. Machine près et au N.
O. de la grande mosquée.
iom07e [ 3 i po°],
Temps.
5 tours.
TEMPS
RÉDUIT
d’une révolution
de la chaîne.
noaibr|oduit r é e l
DE t°om MINUTE.
.................... 1 1 tours
o b s e r v a t i o n s e t r é s u l t a t s .
5 * .Lires [ 54 pinte
* 2.® PRODUIT.
On a cherché à. vérifier le produit de cette machine par le temps employé à remplir un bassin
de 29 mètres carrés 7 5 centièmes [282 pieds carrés ] de surface. Chacune des deux premières
demi-heures a donné sur cette surface une hauteur de 72 millim. [2 p° 3 Iig.], iur. Pint.
et un cube de 2 mètres 148 millièmes [ 108,288 pouces cubes}, ou par minute.. . . . . 72. 75.
Nota. On se rappellera que le décimètre cube vaut un litre, et que le litre est à la pinte
de 48 pouces cubes comme 50 est à 48 ( 1}.
Par une autre expérience, faite sur le même bassin, dont la surface étoit devenue
de 30 mètres carrés 50 centièmes [289 pieds carrés], chacune des deux premières demi-
heures a donné sur cette surface une hauteur de 61 millimèt. [2 p° 3 iig.], et un cube
de im,86 [93744p°-euI,c*], ou par minute........................................................................... 62. 65.
Nota. Ces deux derniers résultats sont plus forts que le premier ci à côté; sans doute parce que le gardien,
se croyant observé, aura augmenté le nombre des pots, ou pressé davantage l’animal moteur. Au
reste, le service de cette machine étant annuel ( pour i’eau saumâtre, lorsque le Nil est retiré), il
est possible qu’on n’ait pas besoin de lui faire donner plus que le premier produit.
344. Il*'0 [ 8lF]-
I® par minute (quantité
réduite).
K f f i o i
Cette machine travaillant toute l’année, et élevant pour les bains de l’eau saumâtre ( lorsque celle
du Nil est retirée), n’étoit sans doute pas obligée à fournir son produit dans un temps donné; sans
doute aussi le gardien n’étoit pas à la tâche, mais étoit l’un des serviteurs des bains, payé à l’année.
Les bains etoient aussi un peu moins fréquentés qu’avant l’arrivée des Français, au moins de la part
des femmes.
O B S E R V A T I O N S G E N E R A L E S .
On peut donc évaluer à 72 litres par minute le produit moyen de chaque machine, en supposant
qu'elle marche uniformément, que les pots sont toujours pleins et versent bien. Les animaux sont
relayés six fois en vingt-quatre heures : le temps du relais est de trois à quatre minutes. La durée du
travail continu est de vingt-trois heures, déduction faite des relais et de la réparation des chapelets.
Le produit ci-dessus peut être encore diminué, i.° par la rupture des pots; il ne faut pas moins
de cinq minutes pour en remettre un en place : 2.0 par le défaut de versement des pots ; lorsqu’ils
versent trop tôt ou trop tard, ou que l’eau rencontre un barreau du tympan. Ces causes et les autres
accidens imprévus (qui sont cependant réduits à leur minimum par la précaution de mettre les
gardiens à.la tâche) peuvent encore diminuer d’un vingtième le produit ci-dessus. On peut compter
sur un produit moyen réel de soixante-huit litres par minute pour chaque machine.
Soixante-et-dix machines étoient employées jour et nuit, pendant dix à douze jours, pour remp ir
les citernes des deux enceintes. Chaque machine exige deux gardiens et trois animaux de rechange ;
on faisoit venir ces derniers par réquisition, avec leur fourrage, des villages voisins. Le gardien est
à la tâche : on lui fournit les pots et autres objets nécessaires aux réparations ; il est chargé de
l’entretien et du changement des rigoles, &c. Le gardien est donc intéressé à ce que sa tâche soit
bientôt remplie. On peut voir, pour le reste, les notes communiquées précédemment : on croit qu’elles
présentent aussi l’évaluation approchée de la quantité d’eau apportée par le canal; de celle qui est
élevée par les soixante-et-dix machines; de celle qui est reçue dans les barquettes et portée à dos de
chameau dans la ville actuelle et dans les forts; de celle enfin qui s’échappe à la mer pendant et
après l’approvisionnement. On n’a pas tenu compte de l’évaporation ni des transfiltrations, qui
doivent être considérables : on peut ranger dans ces deux cas l’eau élevée pour l’arrosage dans les
jardins particuliers pendant la durée du levage.
( 1 ) L’auteur auroit dû faire ce rapport égal à y o : 4 6,57, d’où il suit que la conversion des litres en pintes a donné
des nombres trop foibles.
Í.A/.TOME II, a .* partie. G gg g g 1