
Les meules en grès rouge, tirées de Gebel Ahmar près du Moqattam, et taillées
dans le Gabrouneh, près de B ât el-Hadyd, se vendent dans Okâlt el-Lymoun M
L e sel ammoniac se vend 60 parâts le rotl chez les droguistes ; il en est de
meme du natroun, de lalun, du soufre, du borax et du vitriol.
L e fil de fer, le laiton en fil et en plaque, se vendent dans le Bendouqanyé (2)-
le clinquant, dans el-Terbya’ li (3); les cordes, ceintures, gibernes, sangles, sacs,&c
dans el-Emchâtyeh (4 ); les paniers dans Okâlt el-Mechannat; les tentes et les
filets, dans el-Kheyâmyeh (y). Une tente suffisante pour quatre personnes coûte
7 à 8 piastres : il y en a du prix de 40 à yo piastres. On vend aussi dans el-
Terbyah leau de rose, qui coûte de 30 à yo parâts la bouteille, et jusqu’à 80,
celle du Fayoum. Lessence de rose se vend au poids;; on sait qu’elle reste gelée
en hiver : une mesure qui fait un darhem et demi se vend 6 piastres de tyo parâts,
ou 4 piastres le darhem, et ne remplit qu’un très-petit flacon plat.
Les quincailleries et articles analogues se vendent dans le Khourdagyfeh (6) et
dans el-Echrofÿeh, tels que miroirs, objets pour l’usage domestique, sacs et soufflets
le papier et aussi les différentes sortes de tabac, les savons et marchandises de Syrie,"
les cafas ou paniers en geryd, les châssis pour les lampes, les couffes, &c.
L e tabac ordinaire se vend yo parâts le rotl ; pour 2 pataquès on a du tabac
de très-bonne qualité. L e plus recherché est celui de Latakyeh, qui se vend, le
meilleur, 70 parats le rotl. C e t article est l’objet d’un commerce considérable (7).
Les tuyaux de pipe, de 8 à g fe tr de long, en noisetier, cerisier, lilas ou jasmin,
coûtent 60 à 80 pataquès : le fetr est le tiers du pyk belady (19 centimètres p S
les tuyaux de vo fetr coûtent 100 pataquès. C ’est un commerce assez considérable
qui se fait dans le Choubouqgyeh, près el-Nahhâsyn.
-L e Koutbyeh (8) est le quartier des relieurs, des fabricans de couvertures de
livre et des colleurs de carton; ces hommes vendent aussi les manuscrits, et il
n y a pas d’autres libraires qu’eux dans le Kaire : on y trouve parfois, presque pour
rien, des ouvrages rares et précieux que, dans les bibliothèques d’Europe, on
seroit heureux de pouvoir se procurer à prix d’or.
L e charbon d acacia et de tamarix se vend 3 à 3 ; pataquès le qantâr; on en
fait aussi avec le nabq et le lebbek, qui se vend 320 médins (9).
L e mille d’écailles de nacre de perle se vend 80 pataquès ou 7200 médins dans
Okalt el-A gâtyeh (10). Une belle écaille de 7 pouces coûte de 1 o à 1 y médins.
Les colliers de corail et autres ouvrages en même matière, les colliers en ambre
vrai ou faux, les meubles en nacre, &c. se vendent dans Okâlt el-Mourgân et dans
d autres okels du même quartier ( 1 1 ) .
On vend les tamis de soie et de crin dans el-Monâkhlyeh. Les tamis de soie
( I ) ap-Lplanche 26, Ê. M. voll ( n." 339, D-13 ). se vendent les quincailleries, se nomme el-Chaouâdeh.
ü 3° ' K_6') (7 ) voyez flanche 26, Ê. M. vol. I l n." 3 an, G-;;
(3) Ibid. ( n . " 2 6 , K - 6 ; /. ) , n„- 0 3JO, rF- j,,. n„.°„ 323, Gr - j ; n.°* 311 Met 3 12 ,0r -i6 ;
(4 ) Ibid. ( n.” 312, G-6. ) n.°* 208, 238 et 2 3 9 ,1-6 ). ■
(s ) Ibid. ( n.» 1 1 2 ,P-7.) (8) Ibid.fn.- i8 ; ,K - S.)
(6) Ibid. ( 237, 237 et 229, 1 - 6 ; n." 2 S4 , (9) Ibid. ( n.° 288, L-13, et n.° 12, K-10. )
H - s ; n." 185, K - s ; n.°* 348 et 349, F - S; n.» 323, ( to) Ibid. (n." 254, G-8, et n.» 16 6,6 -7.) '
>’ n'° M-9 ; 3° 3 > L-6. ) Un des lieux où (1 1) Ibid. (n.” 350, F - j; n ." 171 et 172, K-6.)
rouge, fabriqués avec une soie légère confectionnée au Kaire, se vendent 1 3, i y et
16 parâts.
- Les tapis étrangers se débitent dans Khân el-Boust ( 1); les couvertures, coussins,
tapis, ainsi que meubles, glaces, fauteuils, &c. se vendent dans Okâlt el-
Gaboueh ; les vieux cotons, coussins, laines, &c. dans el-Matti’yn (2).
La cire est travaillée en bougie par les Coptes, et se vend yo à 60 parâts le
rotl dans Ma’mal el-Chama’ (3); la chandelle coûte iy parâts; on tire la cire de
la Syrie et de la Barbarie. L ’Égypte pourroit cependant suffire , sous ce rapport,
à tous ses besoins.
Enfin les différentes marchandises Franques ou d’Europe se vendent dans le
Mousky et les rues environnantes; c’est le point le plus populeux de la ville du
Kaire (4).
Il existe deux marchés pour les marchands de vieilles étoffes et friperies,
el-Dallâlyn : l’un, près de Souq el-Moyed, se tient tous les matins; l’autre, à Khân
el-Khalyly, le deuxième et le cinquième jour de la semaine.
Le grand marché aux chevaux, ânes, mulets et chameaux, se tient dans la place
de Roumeyleh. Plusieurs marches sont spécialement consacrés à la vente des ânes,
souq el-hemyr, principalement celui qui se tient tous les jours à trois heures après
midi; un autre se tient le jour el-goumah seulement (y ). Ces animaux se vendent
depuis 6 piastres jusquà 3 y , 40 (6). Il a été question ailleurs de la beauté,
de la force et des excellentes qualités des ânes d’Égypte ; c’est une race qu’il
seroit très-desirable et, je crois, non moins facile d’introduire en France.
Les esclaves noirs se vendent dans la cour d’Okâlt el-Gellâbeh, où ils sont
exposes tout nus, filles et garçons pêle-mêle. On vend les femmes blanches dans
Okâlt Kouchouk et dans Khân Ga’far, auprès du quartier de Khân el-Nahâs :
leur prix est de 4oo à 600 piastres de 90 médins et jusqu’à 1000 piastres. Ces
femmes sont généralement des Géorgiennes et des Circassiennes. T ou t le monde
ne pénètre pas dans ces okels.
C est dans le meme okel des Gellâbeh que se vendent les autres produits apportés
par les caravanes d’Afrique : les civettes, les perruches; les kourbâg, faites avec
la peau de l’hippopotame roulée ; le tamarin; les plumes d’autruche (blanches et
noires), à 360 parâts le rotl des communes; les dents d’éléphant, à 90 parâts le
même poids; les cornes de rhinocéros qui servent aux poignées de sabre; du
musc, de l’ébène, du chechmeh, de la gomme arabique, et de grandes outres en
cuir de chameau. Je devrois peut-être parier ici des différentes voies que suit le
commerce du Kaire, distinguer parmi les voies de terre celles que fréquentent les
caravanes de Syrie, d Arabie, de 1 Afrique intérieure et de la Barbarie; parmi les
voies maritimes, les expéditions qui viennent par la mer Rouge, le Levant et la
Méditerranée en général; les divers points d’arrivée ; Soueys, Qoceyr, Q én é ,
Esné,Syout, Alexandrie, Rosette et Damiette; enfin rechercher par laquelle de
(1) Voyez planche 26, Ê. M. vol. I ( n.° 2 1 9 ,1- j ). (4) Voya.planchez6 , È. M . vol.7 ( n . " 2 30 ,1-9, 8).
(2) Ibid. (n.° 301, L-6. ) Cet okel porte aussi le nom ( j ) Ibid. (O -13 , à côté du n.° 292. )
del-Mattiyn. (6) Ibid. (n.°228, M-12), maison près de laquelle se
(3 ) Ibid. ( n.° 388, D - j. ) lient un marché dit souq eUhemyr.