
Garâh, au bas et à trois kilomètres au sud. On lui fit apercevoir au loin, vers |e
sud, deux montagnes entre lesquelles sont les deux puits de Rayân : cet endroit
est le premier point de station en allant de l’Égypte à la petite Oasis. De ces
puits jusquà Haouârah el-Soghayr, le versant de la chaîne Libyque, qui sépare la
vallée de Garâh de celle de l’Égypte, suit une direction nord-est, et forme une
pente douce d’un accès facile.
D e Medynet Maa’d y , M. Martin descendit dans un bas-fond où se trouve le;
canal qui alimente le lac ; il suivit ses rives jusqu’à Medynet el-Garâh ou el-Gharao,
village fermé de murs. L e lendemain il se dirigea sur Sennourys, village également
fermé de murs, sur la rive droite du canal, en face d’el-Garâh; continuant sa route
vers le nord-est, il rencontra, à la distance de six kilomètres, le canal qui va se
jeter dans l’Ouâdy, au-dessous d’A b o u -G an d y r, à l'origine de la belle digue
de Minyeh, construite en briques cuites t t en pierres de taille, et qui, malgré sa
solidité, a été rompue par les eaux sur une longueur de 60 mètres; la direction
de cette digue est à peu près sud-est, et sa longueur développée, de sept kilomètres.
Après l’avoir reconnue, ainsi que ses environs, M. Martin dirigea sa route
sur Medynet el-Fayoum, ne cessant de reconnoître les villages, canaux et tous les
objets qui s’oflroient à ses regards, et il arriva dans cette ville après une absence
de cinq jours.
Il a dressé, à 1 échelle d’un mètre pour 4oo oo mètres, une carte de cette importante
reconnoissance, qui a été rattachée, comme on l’a dit, à la carte de l’intérieur
du Fayoum. L e compte que l’on vient d’en rendre est extrait de l’intéressant
mémoire que cet ingénieur a publié.
F.lle 20.", l e s P y r a m id e s .
C ette feuille embrasse la partie nord du Fayoum ; on a dit dans la feuille précédente
comment elle a été levée et rattachée à l’intérieur de cette province. M. Bertre
a levé la route qui conduit, à travers le désert, du village de Tâmyeh, le plus au
nord du Fayoum, au village de Tahmeh dans la province de Gyzeh, et il a indiqué
la direction de la chaîne Libyque dans cette partie, ainsi que les mouvemens
du sol.
Les pyramides et leurs environs sont réduits, d’après le plan qui en a été fait
par nous, a 1 échelle d’un pour 2000 ( 1 ). L a vallée indiquée sur cette carte, qui
se dirige de l’est vers le nord-ouest, n’a point été vue; elle a été tracée d’après des
indications qui ne permettent pas de douter de son existence.
F."° Bpp M e m p h is .
O n a fait connoître dans la feuille 18 comment la vallée du Nil a été levée
depuis Beny-Soueyf jusqu’à l’endroit où fut jadis la célèbre ville de Memphis. Le
(i) Voyez la planche 6, A. vol. V delà Description les dimensions de tontes les pyramides de Gyzeh, autre!
de I Egypte, et ia planche 16, ou M. Jomard a donné que la grande, et des monumens qui les accompagnent.I
surplus de la vallée, au nord de cette ville, a été réduit d’après le plan que
noUs avons fait des environs du Kaire à l’échelle d’un pour 4o o a o , et qui embrasse
tout le pays compris entre le Moqattam et la chaîne Libyque, Memphis
et les ruines d’Héliopolis. Il y a sur ce plan plusieurs lacunes que les circonstances
n’ont point permis de remplir; mais un autre plan d ’une partie de la province
de Gyzeh, fait par M. Burel, a été très-utile pour celle qui se trouvoit sur les
bords du Nil entre Abou-Seyfeny et Monâ el-Emyr.
L e canal d’el-A’sarah n’ayant pas été levé depuis Abousyr jusqu’au-delà de Cho-
brâment, on l’a seulement ponctué.
Toutes les pyramides de Saqqârah et de Dahchour ont été déterminées à la
planchette; M. Gratien L e Père, qui les a visitées, a donné le plan du sol sur
lequel celles de Dahchour sont assises.
L e village et le château ruiné de Torrah, ainsi que la partie de la vallée de Bahr
Belâ-mâ comprise entre ce château et le-village de Baçâtyn, ont été établis d’après
une reconnoissance de M. Souhait; mais les points de Torrah et d’el-Baçâtyn
ont été pris sur le plan des environs du Kaire.
L a route qui conduit du Kaire à Soueys, connue sous le nom de la vallée de
l ’Egarement, a été levé e , au pas et à la boussole, par MM. Girard, Devilliers et
Alibert; ils ont indiqué avec précision toutes les petites vallées qui viennent y
aboutir, et toutes les montagnes qui les séparent. On s’est servi, pour fixer cette
route sur la carte, des points de Soueys et d’el-Baçâtyn.
A quatre kilomètres avant d’arriver aux puits de Gandely, on trouve une
autre route qui conduit également à Soueys. Elle se dirige d’abord vers le nord-
est, sur une longueur d’environ 4 kilomètres ; elle passe au pied de Gebel
Ammouneh; elle tourne à l’est, et suit une vallée pendant plus de 4o kilomètres;
ensuite elle se dirige-vers le nord-est, et va rejoindre, au château d’A geroud, 1a route ordinaire du Kaire à Soueys, dont on parlera feuille 23. Cette route, très-
peu fréquentée, a été suivie et reconnue par M. du Bois-Aymé.
La chaîne orientale s’écarte encore plus du fleuve dans cette feuille que dans
la feuille 18 ; mais elle s’en rapproche ensuite au château de Torrah, bâti près
des bords du fleuve. La plaine qui la sépare du Nil et qu’il peut féconder, a depuis
1 jusqu a 3 kilomètres de largeur. Sur la rive opposée, la largeur de la plaine
est de 4 à 9 kilomètres, depuis le Nil jusqu’au pied de la chaîne Libyque, laquelle
est peu elevee. C est sur cette rive que Memphis a existé ; à peine en aperçoit-on
de foibles traces : la charrue, depuis plusieurs siècles, a nivelé la plus grande partie
du sol sur lequel cette ville étoit bâtie.
F .11' 22.c, S o u e y s ou S u e z .
C ette feuille renferme l’extrémité septentrionale de la mer Rouge, où se
trouvent la ville et le port de Soueys, entrepôt du commerce avec le Kaire,
dont elle est séparée par un désert de vingt lieues. Cette ville a été réduite sur
la carte d après un plan communique par M. le général Sanson. L a rade, les laisses