
3 I O MÉMOIRE
Voici- les résultats que donne l’application de ce petit stade à l'étendue actu II
d'Alexandrie. Nous avons vu plus haut que la longueur de la grande rue S r i
porte du port vieux à celle de Rosette, étoit de 3225 mètres ou de L ' J
quant à la largeur moyenne de la même enceinte, prise de la porte de mer d
nant sur l’esplanade du port neuf, à la porte de la Colonne au sud, e lle J
de i o 13 mètres, ou de 5 19 ' 4 d 6°. Ces dimensions donnent une longueur d]
32 stades sur 10 de largeur, à la dimension de y 1 toises au stade.
Si, de plus, on prend successivement et avec la plus grande précision J
trois différentes ouvertures de compas, de 10, de 20 et de 50 toises chacune lé
périmètre de l’enceinte moderne, comme -nous l’avons fait sur le grand n ü
minute de cette ville, on trouve un développement de 4250 toises, qui donnent
83 stades de y 1 toises.
81. Cette justesse dans la concordance du rapport de ces dernières dimension]
trouvées sur un plan exact,,dressé sur une grande échelle, celle de om02i
pour 100 mètres, avec les mesures appliquées par Strabon à une enceinte quc n0B!
prétendons, avec d’A n ville , être moderne, semble devoir terminer la question et
décider que le stade désigné par le géographe Grec, touchant l’étendue d’AlexJ
drie, seroit le petit stade Égyptien de y 1 toises, et non le stade Olympique de J et enfin, que l’enceinte actuelle de cette ville, que nous attribuons aux Arabes,
seroit celle qu’elle avoit sous les Grecs et sous les Romains.
II est évident que si ce sentiment, qui est assez répandu ( 1 ), ne trouvoit pal
quelque fondement favorable au premier aspect dans le rapport exact des dimensions
de l’enceinte actuelle avec celles indiquées par quelques anciens écrivains]
on ne pourroit cependant pas s’en prévaloir absolument pour rejeter l’autoritt
des historiens Arabes, qui attestent que A ’mrou Ebn el-A’s renversa de fond en
comble cette enceinte , vers l’an 22 de l’hégire, ou 632 de notre ère, et que.
233 ans après, Ebn-Touloun, gouverneur de l’Égypte, fit reconstruire de nouveaux
remparts à cette ville, qu’il réduisit à la moitié de sa primitive étendue(2).
Nous allons chercher à démontrer la vérité de ces derniers témoignages.
(1) A’mrou Ebn el-A’s, lieutenant du khalife Omar, féroce conquérant renversa les temples et les eglise.ftl
après quatorze mois d un stege dans lequel il perdit vingt- brûler la bibliothèque du Serapeum, démanteler les t J
trois mille hommes, s empara de la ville d’Alexandrie, parts, ei transporta le siège du nouvel empire à FonllJ
Heraclms, empereur de Constant.nople, qui réunissoit ' aujourd’hui le vieux Kaire. ( Hmch' du Sas-Emmi
des forces considérables pour les envoyer au secours de tome X II, liy. LVIII et Lix. )
cette ville, ainsi que de Jérusalem, assiégée dans le 11 y a certainement beaucoup d’exagération due
meme temps par Omar n eut que le temps de faire passage,commeen général danstomel’histoirefaOntd
passer au prélat d Alexandrie des plems-pouvoirs pour taux. Comment croire en effet à l’existence de^otis*
négocier. A mrou, campe aux environs de la ville, après ou places de jeux, 4000 bains et autant de palais!
avoir froidement écouté les propositions du prélat-, lui {2) L’an 260 de l’hégire [87s de notre ère], Eh-!
répondit en lu. montrant une grande colonne qu’ils Touloun, dit Elmacin, fit reconstruire les mais t, la
avoient devant eux : « Vois-tu cette colonne ! nous ne murs d’Alexandrie, tels qu’ils existent aujourd’hui : c’a!
»sortirons de 1 Egypte que quand tu l’auras avalée. » ce prince qui fit construire la grande et superbe mosquée
A mrou, qui, quelques jours auparavant, avoit été pris de son nom, située au sud du Kaire, dans l ’enceinted’ur !
par les Alexandrins dans une reconnoissance, etheureu- vieux château qu’il habitoit, et qui p o r te encore i l »
sement relâche par 1 adresse du soldat qui l’accompa- de Qalda't el-Qabch,- ce château défendoit la ville*
gnoit, ayant enfin emporte Alexandrie, écrivit au khalife Fostât au nord. On doit penser qu’en 600 de l'hégûel
quil avoit trouve dans cette ville 4000 palais, autant [124 , de notre ère] le sultan Salah-el-dyn, qui il
de bains publics, 400 cirques ou places pour les jeux, construire la citadelle du Kaire, fit faire aussi de gtandi
12,000 jardins, et 40,000 Juifs payant le tribut. Ce ravaux à Alexandrie.
82. Si nous adoptons le petit stade Égyptien de y r toisés, on ne trouve plus
cette immensité détendue que donnent à la ville tous les anciens auteurs que
nous venons de citer; on va s’en assurer par les recherches suivantes.
Strabon évalue à 60 stades la distance qu’il y avoit de la porte occidentale
d’Alexandrie a la pente ville de Nicopolis ( 1 ) , dont nous avons désigné l’emplacement
au Qasr Kyasserah; ce nombre de 60 stades donne une longueur de
| 3060 toises, ou y 9 64ra,oy, au stade de y i toises, et de y 7 oo toises, o u m o o " , i,
au stade de 9y toises. Or la distance effective donnée par la carte annexée à ce
Mémoire est de 4o o o toises, ou 7796™, 1 y.
On voit qui! existe de part et d’autre, dans cette évaluation, une différence
qui rend trop petit d’un quart le petit stade Égyptien, quand le stade Olympique
est trop grand à peu près dans le même rapport, puisque l’on auroit les
nombres de 78 stades Egyptiens et de 42 stades Olympiques.
83. Si nous faisons le même calcul pour la distance de 120 stades que le
meme géographe indique depuis la porte Canopique de la ville d’Alexandrie jus.-
qua Canope, on trouve que ces 120 stades donnent 6 .2 0 toises, au petit stade
de.yi toises, quand cette même indication seroit portée à ,1,40 0 toises, au
stade Grec de-9 y toises : mais nous.avons dit ci-dessus (n.° 4 , ) que les ruines
de Canope se retrouvoient à z y o o mètres ou ,282 toises sur la côte au
sud-ouest du cap d’Ahouqyr, distant de la porte de Rosette de 20,700 mètres
ou 10,620 toises 3 pieds; or 10,620 toises moins 1282 donnent 9338 toises ou
18,200 mètres distance que donne en effet une carte de cette partie des côtes
de 1 Egypte. (2). -
On voit encore que ces deux espèces de stades ne sont pas applicables à la
distance indiquée par le géographe Grec : car, si l’on divise la distance effective
e 9338 toises, d Alexandrie aux ruines de Canope, par y , toises, on a 183 stades
gypuens, nombre beaucoup trop grand; et ensuite par 9 y , on a 98 stades
urecs, nombre trop petit.
m PT f R I Ca,CUi P° Ur k distance de 70 stades, également
sur iTc r Strabon, de la porte de Necropolis à Chersonesus promontorium, cap
r la cote au sud-ouest d’Alexandrie, dont le fortin du Marabou occupe l’em
M B S J ° UVe qUe CeKe distance « t de 3 y7 o toises = 69y8m,o 6 , au
gyptien SÜ de k y i diStanCÊ toises,dOMée et de 66yo Par k toises méme = Carte 12961 que ” Ce,0 9 le , qui au est stade 1R Grec
Îcfessus1565' a de sus porte 6o7 y toises = , ,840»,40, en suivant la côte de la rade.
distanj ™’i l Y H ’ 6 StadC g7Ptien Ser0h LeaucouP troP Petit> P ^ q u e la
1 ce quil donne n est que moitié environ de la distance effective, mais que
du Stade Grec donne ia ^ a n c e effective à un douzième d’approxi-
B W m M m Ë m B i l R , opposée à avoit cette - 1 rame cette dermere ville indéterminée. l’extrémité orientale, reste encore
n m p o ll^ Z ? 7 ot,.do n !7 0ne CHan0PT à CeIle CeIK “ r,= dK adjacentes à l’est e. an sndaân
de partir d’un point^ixe et on d«ssée. à, l’échelle de o",ooy pour.-oolméfres’,
occidentale d’Alexanddrriiee,, qquuaanndd liaa Dpoossitbiioonn ddeM laa pno«r-t^e ^d!e- 1d’Ég1ypte1. 1B o * * « *■ «*>. ™H,aire à.’armée
• T OME II, a.e partie.
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