
passe au nord des villages d’el-Amchyn, Kafr Houryn et Gaa’feryeh. Malgré ces
renseignemens et ceux que nous nous sommes procurés d’ailleurs, cette feuille
et la suivante laissent encore des lacunes qu’il n’a pas été possible de faire
disparoître.
F.lle 30.', B u b a s t e , S â l e h y e h .
L a branche de Damiette, qui traverse cette feuille, a été fixée sur la carte,
comme on l’a dit feuille 24. O n n’a pu se procurer des matériaux sur la partie
à l’ouest de la rive gauche de cette branche ; les positions des villages qu’on y
aperçoit ont été déterminées en en levant le cours. La continuation du canal de
Melyg, qui prend naissance dans la feuille précédente, n’a pu également être tracée
que sur des renseignemens fournis par des Français qui ont parcouru le pays.
L a rive droite, qui laisse encore beaucoup à desirer, a été faite d’après une
multitude de matériaux que l’on va analyser.
Un des plus importans est le canal de Moueys ; il a été levé à la boussole,
à l’échelle d’une ligne pour 100 toises (ou „■ ), par MM. Malus et Févre;
ils y ont rattaché tous les objets qu’ils ont pu voir de ses bords. C e canal, que
l’on croit être la branche Tanitique des anciens , a été fixé sur la carte par
plusieurs points qui lui sont communs avec la branche de Damiette, et par la
situation des ruines de San, déterminée d’après les positions géographiques de
Damiette et de Sâlehyeh, dont il sera parlé feuille 35.
L e canal de Chalchalamoun, dérivé de celui de Mouèys, au sud de Kafr Bedrân,
qui se dirige vers l’est, a été levé à une ligne pour 100 toises par MM. Lancret,
Ferrus et Moret. Près dgs ruines de T e ll Minyet Habyb ( dont la position a
été déterminée relativement à Belbeys ), ce canal se réunit à un autre canal
dérivé de celui d’A b o u -Meneggeh, vers Zaouâmel (feuille 24 ), et qui a été
reconnu par M. le général Reynier.
M. Devilliers, qui a levé le canal d’Abou-Meneggeh et les environs, depuis
le Nil jusqu’à Belbeys, à l’échelle d’un mètre pour 4o o o o , a continué cette
opération jusqu’au Cheykh Nâser sur la route de Belbeys à Sâlehyeh, et jusqu’à
Abbâçeh,à l’entrée d’el-Ouâdy; il a levé tous les canaux, digues et villages à quatre
kilomètres de cette route, et a lié son travail au plan de la vallée d’el-Ouâdy:
cette vallée renferme beaucoup de vestiges du canal de Soueys ; on l’a levée en nivelant
cette partie de l’Égypte. Les positions géographiques de Belbeys ët d’Abou
el-Cheyb ont servi de bases pour la fixer sur la carte.
L a route de Belbeys à Sâlehyeh, la limite du désert, et tous lès mouvémens de
terrain depuis Cheykh Nâser, ont été levés par nous deux fois, au pas et à la
boussole.
Les environs de Sâlehyeh, le cours de la branche Pélusiaque ou Bubastique,
à partir du point où le canal de Sâlehyeh se jette dans cette branche du Nil en
allant vers l’est, et tout le pays qui l’environne sur cette feuille, ont été levés par
nous à l’échelle d’un mètre pour 40000, et assujettis aux positions géographiques
de Sâlehyeh et de Damiette, dont on parlera à la feuille 3 5.
La route désignée par des points, qui va de Sâlehyeh a Mansourah, a été suivie
par le général Dugua, après la bataille de Sâlehyeh; elle a ete reconnue par M. La-
thuille: celles qui sont tracées dans le désert, ainsi que les montagnes et les mou-
vemens de terrain que l’on y remarque, ont été dessinées d’après des renseignemens
donnés par des Français qui ont suivi plusieurs fois ces communications.
Les deux canaux que l’on voit indiqués dans la partie de cette feuille qui appartient
à la province de Mansourah, ont été tracés sur la carte par M. Alibert;
on regrette vivement que cet ingénieur n’ait pu procurer de plus grands renseignemens.
. Les ruines d'Athribis ont été réduites à l’échelle de la carte, d’après le plan levé
en grand par M. Jomard, et le cours du Nil par M. Simonel.
Pour compléter , autant que possible, cette feuille, on a eu la carte de la province
de Charqyeh dressée par M. le général Reynier, qui y a long-temps commandé;
il l’a parcourue plusieurs fois, a fait lui-même diverses reconnoissances,
les a coordonnées entre elles, et en a dressé une carte à l’échelle d’un pour 129600
l j de ligne pour 100 toises) ; elle a été d’un grand secours pour remplir les nombreuses
lacunes qu’on ne pouvoit combler autrement.
C ’est d’après cette carte aussi que nous avons tracé la branche Pélusiaque, depuis
Bubaste jusqu’à sa jonction avec le canal de Sâlehyeh; celui de Qanyât sur la rive
gauche du canal de Moueys jusqu’au village de Beydah, vers les limites de la
province de Mansourah; enfin tous les canaux qui sont compris entre les canaux
de Moueys, la branche Pélusiaque et le désert.
Nous ne devons pas oublier de dire combien les renseignemens de M. Dela-
roche ont été utiles. Agent de la province de Charqyeh, il a accompagné M. le
général Reynier dans toutes ses expéditions, et a été à portée de voir le pays très
en détail.
F.11' 3 1 .', C a n a l d e S o u e y s (en partie).
L a ligne de nivellement, les nombreux vestiges du canal de Soueys que cette
feuille renferme, leurs environs et le lac Temsâh, ont été levés par MM. les ingénieurs
des ponts et chaussées, à l’échelle d’un mètre pour 25000 (1). On a dit,
feuille 23 , comment cette partie si intéressante a été rattachée à Soueys et au santon
d Abou el-Cheyb, points astronomiques entre lesquels elle est située.
Les lignes de nivellement- suivies par ces ingénieurs, pour connoître la différence
du niveau des deux mers, se rattachent à Soueys, aux pyramides, et aux ruines
de Péluse. Celle qui va de Soueys aux pyramides, et qui porte sur les feuilles 23,
24 et 30, a été tracée et rattachée aux points qui servent de bases à ces feuilles.
L a ligne de nivellement qui va à la Méditerranée, se détache de la précédente
ligne au point coté 169 pieds 11 pouces 8 lignes. C e point est situé à l’ouest de
Saba’h-byâr [ les Sept-puits], vers le lieu où le canal de Soueys, après s’être dirigé
(1J La partie de la vallée appelée Râs el-Ouâdy, depuis Abbâçeh, feuilles 30 ei 31, a été levée particulièrement
par M. Favier. -