
S IX IÈ M E P A R T I E .
Textes des Auteurs cités dans ce Mémoire.
CHAPITRE I.” Extraits d’auteurs Grecs. . . . . . . . . . . . » . . . . . . . . . . ,page
S. I ." Homire t .J. . ;Kj
S. II. Hérodete..................... ......................... .....................: . . . . . . : . V . v # . . . : é ; . . . ; . . . , w I
§. III. Diodore de Sicile............................... '................................\ . i . . 2 ,
S. IV. Strabon. .......... •............................................................ ; ......................................... «
■ ........
S. V . Aristide le Rhéteur. ................................................................................ ..
CHAPITRE II. Extraits d'auteurs Latins. . . . . . . . y .............. .... ................. ,2)J.
Pline le Naturaliste.................................................................................. ¡y I
CHAPITRE III. Extraits d’auteurs Arabes.....................................................
S., 1.” El-Jttakyn j * I
§• II. Ebn el-Afaqry^y, ■
SUR
LA VILLE D’ALEXANDRIE,
P a r M. G R A T I E N L E P È R E ,
I n g é n i e u r e n c h e f a u C o r p s r o t a l d e s p o n t s e t c h a u s s é e s .
«Les palais des rois sont devenus le repaire des bêtes fauves; les reptiles immondes
»habitent les sanctuaires des dieux. A h ! comment s’est éclipsée tant de gloire!
» comment se sont anéantis tant de travaux! Ainsi donc périssent les ouvrages des
» hommes; ainsi s’évanouissent les empires et les nations. »
VoLNEY, Les Ruines, ou Méditations sur les révolutions des empires, chap. ir.
L a ville d’Alexandrie devint, sous les Ptolémées, successeurs d’AIexandre-Ie-
Grand, qui en fut le fondateur et qui lui donna son nom, la capitale de l’Égypte et
le centre du commerce de l’Inde. Sous l’empire des Romains, elle s’éleva au rang
de la seconde ville du monde, et conserva, au sein de sa splendeur, le plus riche
dépôt des connoissances humaines. Depuis l’établissement de l’ère chrétienne
jusqu’au temps du Bas-Empire, l’église d’Alexandrie, la première de l’Orient, avoit
été dans cette contrée une des villes fortes du christianisme. L a prééminence dont
elle jouissoit, ébranlée par le second concile général, lui fut entièrement ravie par
le troisième et transférée à l’église de Constantinople, malgré l’opposition des
papes. Enfin, après avoir souffert de longs déchiremens, Alexandrie tomba sous
le joug de fer des Arabes et des sectateurs de l’islamisme, et ne cessa plus depuis
de décliner vers sa chute. Si elle offre encore un reste d’existence, on peut dire
que, courbée et gémissante depuis douze siècles sous l’empire des Ottomans, cette
ville noffre plus qu’une foible population, qui semble s’agiter encore au milieu de
ses propres ruines et des cendres de ses tombeaux. Nous nous bornerons à rappeler
ici sommairement les principales époques des révolutions de cette ville célèbre
dans les annales du monde.
Lan 422 de Rome, le premier de la 1 1 2 .' olympiade et le 332.° avant l’ère
chrétienne, le conquérant de l’Asie et de l’Inde n’a besoin que de paroître en
Egypte pour soumettre cette contrée et y fonder la nouvelle ville de son nom, qui
seleva et se soutint avec éclat pendant trois cents ans, sous les règnes des.princes
Grecs, ses successeurs.
Lan 706 de Rome et 4 7 avant J. C ., Jules-César s’empare d’Alexandrie, et y
porte le fer et la flamme, pour se venger de la défense opiniâtre de ses habitans.
È. M. T O M E I I , a.« partie. Mm