
fie la mer, ont été levées et dessinées par nous, en suivant cette route. La chaîne
ne nous ayant pas permis de voir le littoral dans certaines parties peu étendues
nous n’avons pu tracer celles-ci que d’après des renseignemens fournis par des militaires
qui l’ont parcourue. Elles sont .ponctuées, afin qu’on puisse les distinguer
de celles que nous avons pu déterminer exactement.
F."' 33.', L a c S ir b o n .
L a route ordinaire d’Egypte en Syrie, qui traverse cette feuille de l’ouest à
l’e st, a été tracée comme on vient de le dire dans la feuille précédente ; mais le
littoral et la langue de terre qui le sépare des lacs, ont été dessinés d’après une
reconnoissance de M. Lazousky, qui se rattache aux puits de Meçoudyah dans la
feuille qui précède, et aux ruines d’A ’nb-Dyâh dans la feuille suivante ; les bords
du lac Sirbon (ou du moins de son emplacement), depuis la mer, près du cap
appelé Râs el-Kaçaroun, jusqu’à l’endroit où il est limité par la route de Qatyeli
à e l-A’rych, de même que les bords à l’est du lac desséché, et les montagnes de
Gels qui séparent ces lacs de la route, ont été tracés d’après une reconnoissance
faite par M. Malus.
Les routes qui traversent le désert sur cette feuille et sur la précédente, ont
été tracées aussi d’après cette reconnoissance et d’après des renseignemens et des
itinéraires qu’on s’est procurés dans le pays.
F."' 34.', T e n n y s , P é l u s e , Q a t y e h . •
C e t t e feuille renferme une grande partie du lac Menzaleh, les ruines des villes
de Tennys, Péluse, Faramah, Touneh et Sethrum, et beaucoup d’autres lieux
dont les traces, qui s’aperçoivent encore à la surface du sol, attestent que cette
partie de l’Egypte n’a pas toujours été occupée par des eaux et par des sables.
L e lac Menzaleh et ses environs étoient peu connus; M. le général Andréossy
fut chargé par le général en che f de l’armée de le parcourir, d’en faire la reconnoissance,
et d’en remarquer les communications avec la mer et avec les diverses
branches du Nil qui y portent le superflu de leurs eaux, après avoir arrosé les
pays qu’elles traversent. Cette opération fut faite dans les mois de septembre et
d’octobre 179 8 , vers l’époque de la plus grande crue du Nil, dans le temps où les
hautes eaux du lac laissoient à peine voir quelques-unes des nombreuses îles qu’il
renferme.
M. le général Andréossy fit lever au pas et à la boussole les environs de Damiette,
tout le pays compris entre le Nil et le lac Menzaleh, depuis cette ville jusqu’à la
mer, et toute la partie du lac entre Mataryeh, la ville de Menzaleh et Cheykli
Nebyleh. Par des directions prises dans les environs de Damiette, il détermina
plusieurs points visibles du lac, ainsi que tous les bords de la partie ouest du lac,
depuis la mer jusqu’à l’embouchure du canal de Moueys dans ce fac, bords qui
varient suivant le niveau des eaux du Nil.
Toute la langue de terré qui sépare la mer du lac, a été déterminée avec le plus
grand soin; on croit devoir rapporter ici le compte que M. le général Andréossy
rend de cette opération dans son Mémoire sur le lac Menzaleh :
« Partant de la bouche Phatnitique [boghâz de Damiette], vis-à-vis la tour
» carrée, le gisement de la côte, l’ouverture des bouches, les directions et les
» grandeurs de leurs canaux jusques et compris la bouche Pélusiaque [bouche de
» Tyneh], ont été déterminés avec toute l’exactitude possible par plus de cent
» trente intersections dont les distances ont été mesurées à la perche. La largeur
» de là langue de terre qui sépare la mer du lac, a été déterminée de la même
» manière. »
Cette côte présente un développement de 45^77 toises, qui correspondent
à 89026 mètres.
M. Legentil, dans des temps plus tranquilles, et lorsque l& lac étoit dans ses
basses eaux, a levé le plan du lac et de la côte; ses opérations se sont trouvées
d’accord avec, celles de M. le général Andréossy.
Pour fixer sur la carte la partie du lac qui porte sur cette feuille, on avoit
les positions géographiques de Damiette, celles des bouches de Dybeh, d’Omm-
fàreg, et l’île de Tennys, dont on parlera à la feuille 4 1. la position de Menzaleh
dont il sera question dans la feuille suivante, et la ligne de nivellement de MM. les
ingénieurs des ponts et chaussées qui se rattache à la bouche de Tyneh. L e raccordement
des levés s’est opéré sans qu’on ait eu à leur faire subir des altérations
pour les contenir dans l’espace déterminé par tous ces points.
L a partie du lac qui se trouve dans la province de Charqyeh, et celle qui est
comprise entre la limite de cette province et la mer, jusqu’à la bouche de Ge-
myleh (laquelle partie renferme les îles de Tennys, de Koum-Romàdeh et d’autres
à l’est èt au sud ), ont été tracées d’après une carte dressée par M. Legen til, à l’échelle
d’un pour 100000. Les îles de Touneh èt de Mataryeh ont été levées par
nous; mais toute la partie du lac à l’ouest de l’île de Tennys et de la bouche de
Gemyleh, et au nord de Touneh, a été prise sur une carte à l’échelle d’un pour 4o o o o , levée par M. Legentil. Les routes de Sâlehyeh à Qatyeh, et de Qatyeh à
la bouche de Tyneh , et les monticules qui avoisinent ces routes, ont été également
levés par lui; mais ce travail avoit été fait antérieurement par nous, e t,
comme il ne differoit point de celui de M. Le gen til, nous avons dû l’employer
de préférence.
L a partie au sud du lac et les environs de Qatyeh, à la distance de deux kilomètres
, ont été rapportés d’après le plan que nous en avons fait à l’échelle
dun pour 10000. Nous avons levé au pas et à la boussole toute la côte depuis
Tyneh, la langue de terre qui la sépare du lac desséché, le périmètre de la partie
de ce lac comprise sur cette feuille, enfin le désert qui le sépare de Qatyeh et
de la route de Syrie.
Les ruines de Péluse et de Tennys ont été tracées d’après les plans particuliers
qu’en a fait faire M. le général Andréossy.
M., TOME II, 2.* partie.