
couleur des grès remarquables dont elle est formée. Ces grès sont parsemés de
cailloux et d’agates de nuances diverses; la pierre a divers tons, rouge, jaune
cramoisi, rose, bleu, & c. Sa dureté est grande, et son grain très-fin ; cette variété
est précisément la même que celle des grands colosses de Memnon à Thèbes-
on voit dans cette montagne des traces d’une grande exploitation ( i ) . Revenant
de la vers le Kaire et laissant à droite la Qoubbeh, où se trouvent une multitude
de tombeaux très-riches (2), on arrive à l’étang dit de la Lune et Blrket el-Cheykh
Qamar, puis à Gâma Dâher, grande mosquée extérieure, en partie ruinée; je
n ajouterai rien ici à ce que j’en ai dit plus haut : c’est là que le canal sort du Kaire
pour se diriger ensuite au nord, vers les ruines d’Héliopolis. Enfin, en remontant
le canal de ceinture à l’ouest du Kaire, on atteint Qasr el-A ’yny (appelé aussi le
château de la ferme d’Ihrâhym-hey), grand bâtiment situé sur le petit bras du Nil
non loin de la prise d’eau de l’aquéduc, et l’on achève ainsi la tournée des environs
du Kaire. Les Français avoient converti ce bâtiment en hôpital et l’avoient fortifié
C est dans la grande plaine voisine que les Mamlouks s’exerçoient à la course à
cheval et au jet du geryd : le lieu s’appelle Meydân el-Nichâbeh.
A u temps ou a été fait 1 ancien plan que j’ai cité plusieurs fois, il y avoit aussi un
lieu pour ces exercices, mais plus loin et au nord de Boulâq. L a note ajoutée au plan
est ainsi conçue : C 'est icy qu’on court à la lice, et s’exerce-t-on en toute sorte à piquer
chevaux, suyvant que les Turcs et Mameluz l ’ont de coustume, et là ils enseignent aux
asnes de fa ire des choses qu à peine trouverez-vous qu’un singe les sceustfaire.
(1 ) En continuant de marcher de là dans l’intérieur que l’auteur d’un très-ancien plan duKaire (citép. yao)
du Moqattam, on gagne une pente vallée où l'on ren- y a insérés, au sud de l’aiguille d’Héliopolis : En ce lien es!
contre du gypse fibreux et Iamelleux, ainsi que de beaux recueilly le baume. Le même auteur, ainsi que je l’ai dit
prismes de spath pesant. . phts haut, indique le canellier comme cultivé à cette
2) Encore plus loin vers le nord et non loin des ruines époque sur la rive gauche du N il,' au nord-ouest de l’ile
el-Mataryeh, est le lieu où l’on dit que le baumier a été de Roudah.
cultive; j en puis fournir une nouvelle preuve par ces mots
EXPLICATION DES PLANS DES ENVIRONS DU KAIRE:
Ile de Roudah, Boulâq, le vieux Kaire et Gyjeh. *
i . ° ÎLES E T ENVIRONS DU K A IR E , DE B O U L Â Q , DU VIEUX KAIRE E T DE GYZEH.
(V oy ez planches ¡ ¡e t ¡6, É. M . vol./.)
LISTE DES NOMS DES LIEUX, RUES, PLACES, MONUMENS.
R IV E D R O I T E D U N IL .
El-Baçâtyn.
Q- * îLaoJI
Kymân el-Hesseh.
Gâma! el-Cha’râouy.
Tourab el-lmam, ville des tombeaux, du côté du midi (ou
ville des morts), renfermant plusieurs dômes et mosquées
à minaret.
Fort Muireur (0 .
Gebel eî-Moqattam, mont Moqattam. ^kall Ja-x.
El-Cheykh Sydy Sade/i, sur le sommet du Moqattam. tOL» y* ^¡j|
Carrières dans le Moqattam.
Fort Martinet.
Fort Sornet.
Fort Lambert.
Fort ïleboul.
Fort Dupuis.
Fort Venoux.
Tourab Qayd-bey, autre ville des tombeaux du côté du nord.
El-Qpübbeh, caravansérail, tombeaux.
•VaJüI
Fort Grezieux.
Qasr Mohammed-bey el-Soghayr, à l’ouest de Birket Cheykh-
Qamar.
Gâma’ el-Dâher, fort Shulkowsky.
Fort Laugier.
Jlblidi
Fort Camin.
Fort Conroux.
Geyret el-Qprâtyeh, petit village situé en face de l’île du «V-S—ÏÎjj—£—If Sfcÿa.
même nom.
Beyt A ’iy-aghâ, maison, isolée.
Meydân el-Nichâbeh, plaine où les Mamlouks s’exerçoient.
Ici ¿Jx. t_SAj
ajUlJI (jfcVçxi
Fort de l’Institut.
Beyt Moustafà-bey. «U-J
r.?Jtata.n lieux et monument des environs sont (,) Ce fort et les suivent ont été établis pur les
compris dans les listes particulières du vieux Kaire, Français sur les buttes de décombres oui entourent
ne uouiaq et de Oyzeh, quil faut consulter, ainsi le Kaire; on leur avoit donné les noms des
quç jes p,anches 16 et 24. les.plus distingués de l’armée, morts sur le chantp'de
bataille.