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peu lavorablo. .railribuc cncoro co fait à la jialuro des rolalions coiiniUM'-
I'iales avec rEuropc. Les colons dos Etats méridionaux cultivant le (abac, lo
colon, le liïaïs, n'ont pas du importer autant do graines européennes (pie
ceux des hjlats septent r ionaux, dont ragricul tur e était plus dans le genre do
celle d'Europe. D'ailleurs la colonisation a marché plus activement dans le
nord, et la masse desémigrants s'est portée essentiellement de ce coté,
r
(), LeslS/ i es|)èces naluralisées an Canada et dans les Etats-Unis orientaux,
se composent de S5 plantes annuelles, 15 bisannuelles, GC vivaces,
li arbrisseaux ou sous-arbrisseaux, 1 0 arlmstes, /| petits arbres (Melia, deux
Salix, Citrus, ces derniers peuUMre de plus d'une espèce), aucun grand
arbre. En d'autres termes:
Espèces moiiocarpieiuies,
Ici. rhizocarpicniiesiti.
caulocarpicnncs
Total
100
(j()
18
I8Í
Le cbillre des plantes ligneuses montre combien le climat des Etats-Unis
esl plus lavorable à cette catégorie que celui d'Europe.
7 . Aucune espèce n'est aquali(pie; une douzaine vivent dans les lieux
humides; 22 dans des prés ou pâturages; une cinquantaine dans les terrains
incultes et lieux abandonnés, près des villages, au bord des routes,
dans les décombres autour des habitations ; Zi spécialement dans les graviers,
au bord des lacs et des rivières; (i dans les haies ou broussailles;
3 dans les forets ou les bois; le reste dans des stations multiples ou peu
déiinies.
8 . En comparant avec les espèces luituralisées ou répandues dans les
terrains cultivés en Europe (a), on voit que l'Amérique a reçu inlininient
plus de plantes des champs ou terrains cultivés et des prairies. 11 est aisé de
l'expliquer. Les cultures européennes étaient chargées d'une multitude do
luauvaises herbes d'Asie, du nord de l'Airique et d'Europe, introduites
graduellement pendant des siècles, depuis l'origine de l'agriculture; une
partie tle ces plantes a malheureusement été transportée en Amérique, avec
les graines des céréales et des fourrages. Toutes celles des champs soni
miisibles; mais parmi les espèces des prairies, il y en a d'avantageuses,
comme les Medicago sativa, Trifolium pratense, Phleum pratense, Eestuca
elatior, Alopecurus prateiisis, Arrhenatherum avenaceum, Lolium perenne,
et autres Graminées. Les États-Unis ont reçu d'Europe, en fait de plantes
spontanées, beaucoup de mauvaises herbes et quelques plantes utiles. Au
contraire, l'Europe a reçu de l'Amérique septentrionale plusieurs piaules
• {a) Ces (Icrnicres no -ont pas compióos comme natm^alisées (voy. p. (i 10).
NATUUALISATION A (lUANUK DISTANCK. 75 7
inutiles, plutôt i[ue nuisibles (plantes des décombres, cbemins, etc.), el
nue espèce seulement de qnehiue utilité, le Uanicum Digitaria, (pii peni
servir de fourrage. Le Phytolacca decandra sert à colorer les vins ; emploi
aussi nuisible à l'achcteur que prolitableau vendeur (a). En somme totale,
aux Étals-Unis, les champs ont été détériorés par les plantes naturalisées
d'Europe, les pi'airies ont été bonihées; en Europe, les naturalisatituis de
plantes des États-Lhiis ont été à peu près sans inconvénient ni avaniage.
i). Les Monocotylédones sont aux Dicotylédojies = 22 : 1(52 r—
1 : 7 ; ainsi en Amérique, comme en Euro])e, les introductions augnien--
lent la projiorlion des Dicotylédones.
10. Les familles principales sont, parmi les plantes naturalisées aux
Étals-Unis et au Canada :
Composées 26, soit i i sur 100.
('.rauiinccs J 8 10
Labiées 18 10
Lcg'uminenscs K) 0
Cariophyllées i»
C.rucifèi'cs 10 .">
Le chilTredes Graminées et Légumineuses, bien plus élevé que dans les
plantes naturalisées en Europe, conlirmo ce que j e disais tout à l'heure de
l'avantage des introductions d'espèces spontanées en Américpie pour la
bonilication des prairies. On remarquera combien l'ordre relatif de ces
familles est semblable à la proportion qu'elles oil'rent en Europe. Gela
vient de l'origine surtout européenne des plantes naturalisées aux Etatsl^
iis.
11. Les 18/i espèces naturalisées aux États-Unis et au Canada ont pu
(Hre introduites depuis la fin du siècle, car les voyages des deux Cabot
et île Corteréal au Canada et jusqu'au Labrador, eurent lieu de l/i9/i à
1 5 0 0 . Il n'est pas probable que les établissements antérieurs des' Scandiï.
aves, surla còte du Groenland, aient pu naturaliser des espèces, à cause
du climat de ces régions arctiques et de l'uniformité préexistante de végétation
entre les parties septentrionales de l'Europe et de l 'Amérique visitées
|)ar ces premiers navigateurs. Ponce de Léon visita la Floride en 1512,
et \V. Ualeigh, la Virginie e n i 58/i. L'introduction des espèces européennes
ne remonte probablement pas aussi haut. Les navigateurs (jui abordaient
pour la première fois dans ces pays n'avaient aucun intérêt à y
porter des espèces d'Europe. Ils devaient être tentés plutôt de rapporter eu
Europe ce ({u'ils voyaient de remarquabl e ou d'utile dans les productions de
(a) l/Opuntia osi ulilc'comme fruit et comme clôture, mais il ne vient pas do la
partie (lo rAniériquo (Ioni je fais ici la comparaison avec l'iMiropo.
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