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72/1 niANC.KMKiNTS DANS i/llAlilTATÍON OKS KSPKCES.
Malva caroiiníana, L. — (f) — Origino : TAniériquo septentrionale.—Mainlenanl
dans les cultures près de Sorò/.e ((iotlron, Consid. migr., p. 19).
ll^licrictiiii <|ulH€|ucncrviiim, Wnli — — Origine : Amérique septen-
Irionale. — iMarais de Bionlina, près de Piso. Savi Ta d é c r i t comme nouveau
sous le nom de Sarotlu-a blentinensis • mais M. Treviranus [Verhandl, naturf.
Ver. Prcms., il, p. '260) les réunit, .lon'aivu ni la piantoni le mémoire do Savi.
f Candosiìermuìn llalicacahum, L. — © — Origine : Inde, Afrique.— Dans les
cultures près de Malaga (Moenseleret Raml)ur. dans Boiss- {Voif. 7i.sp., 1, p. M7).
M. Uoissier ajoute (pie l espcce est introduite çù et là dans les i)arties les plus
cliautlesde riiurope, mais je n'en vois pas de preuves dans les Flores. Le C. Halicacabum
est très conmmn dans l'Tnde, où il a un noni sanscrit (Piddington,
index). Il est rare et douteux en Amérique.
Lepidiiiin vîrKîiiîciiui, L. —(î ) — Origine : Amérique septentrionale.—
Dans le lazaret de Bayonne depuis longues années (Godron, Cons. miijr., p. 22).
Iniimtieii.s l\iitt. — ® — Origine : Amérique septentrionale.—Bord
des rivières près do Londres Voyez ci-dessus, p. 710.
f Inipatieii.s parvillora, Led. — (ï) —Origine : Sibérie altaïque.—Naturalisée
d'abord dans le jardin de Genève, depuis 1831, où elle est devenue une
mauvaise herbe assez abondante: de là dans les ibssés d'une route autour do Genève;
de même, près de Dresde, elle s'est répandue dans les jardins et les décombres
(Burkhardt, dans Flora, 1851, [). 1(12). Lile manque à la Sibérie occidentale
et la lUissio d'Um^ope (Ledeb., ñ . /{os.s.).
Oxalîs cMM'iiiia, Tliuiit>. — — Origine : le Cap. —Sanlaigne près d'Orri
(Moris, FL Sard., I, p. 3G3); Palerme, sortie du jardin (Parlat., inéd.); Messine
(Heldr.); se propage régulièrement en Sicile d'amure en année (Parlât.) ; Malte
(Kelaart, FL Caip., p. 60) ; Gibraltar, depuis \ 82() (Kelaarl, ib,)\ Alger (Munby,
/'7., p. 45) ; Barcelone (Webb, verbalement,).
Oxalis idricla, L. — (T) — Origini : Amérique septentrionale? — Voyez cidessus,
p, ()50.
I KliiiM Toxieodei idroi i , L. — 5 — Origine : Améri([ue septentrionale. —
Commun dans les bois marécageux deMontam-e, près Louvicrs (Mut., Fi. Fr., 1,
p. 221) ; presque naturalisé dans le parc de Malesherbes. près de Paris (Coss. et
Germ., FI., i, p. i i 4). Jedouto que lespècose propago près de Louviors autrement
que pardes drageons. Dans cocas, les individus seraient établis, mais non lespèce.
Toutefois le U. Toxicodendron pousse moins de rejetons t]uo le R. Typhinum.
AinpclopMs h rderaeca, itïicBi. —[)—Origine : Amérique septentrionale.—
Naturalisé près de Trente et de Roveredo (llausm., FL Tyrol, 1851, p. 170).
JtpîoHiuhvraHsx, ûlot-nHi.—^—Origine : Amérique septentrionale. —Dans
un bois près de Pavie (Moretti, cuit, de l'Apios, liov. hortic., 1852), près de
Mantoue (Biasol.. ib.), en Autriche et en lîohènie (llügel, i/v.).
? Pot ent ina pcns^lvanica , — —Origine : Amérique septentrionale et
rie. — Bois de Boulogne, Arcueil, Grenelle, Vincennes, etc., près de Paris
(Mut,, FL Fr.; Cheval., FL Par.; Coss. et (ierm., Fl. Par.). Déjà au bois de Boulogne
depuis quarante ans au moins (DC.., manuscrits; Mérat, Fi. Par., édit.
1812). M. Cosson (fase. 3, p. 107) vient de la retrouver au sommet de la
Serra de Segura, en ^'si)agne, circonstance (|ui peut faire soupgoimer une existence
ancienne en Europe, lille habite la Sibérie dans toute son étendue (Ledeb.,
FL Ross., V. II), le nord-ouest do l'Amérique et le Canada; mais, chose curieuse,
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elle manque aux États-Unis, à l'est du Mississi|)i, ])ar conséquent elle ne vient pas
dans la Pensylvanie, et le nom induit en erreur (Torr. et Gray, F/. A'. I,
p. 438). Il estprobable, d'après le nom donné par Linné, (jueles premières graines
venues en Kuropo étaient au moins d'Aniérique. Je la regarde par ce motif
comme fournie par TAmérique à l'Europe; mais l'origine est douteuse.
O'^iiothcra hhriiiii»«, T. —• ® — Origine : Amérique septentrionale. — Dans
[>resque toute l'Europe, depuis le xvu" siècle. Voyez ci-dessus, p. 710.
<l^:not!ïcramitrîcata, L. —©—Origine: Amérique septentrionale.—Çà et
là en Alsace et dans le pays de Bade (Doll, FL), dans les îles de TEIbe (Fl. Dan.,
t. 1752; Koch, Syn. FL (¡crnh). En Alsace depuis le siècle dernier (QEnothera
parviilora, Gmel., FL ¡hid. Ah., IV, ]). '^63). Pollich [Pl. Palat.), on 1778, n'en
|)arlait pas. L'Olinothera grandillora ou suaveolons, (pii s'échappe quelquefois des
jardins, par exemple dans les alluvions do la Loire (Guérin, FL MarnO'-et'-Loirc,
•i« édit., suppl.), est regardé par Torrey et Gray comme une variété du biennis,
et ils réunissent également l'Ofinothera muricata an biennis.
Opuntia rîcHs-îndîca, Wcbl». — 5 —Origine: Amérique.—Naturalisé
depuis longtemps aux Canaries, dans la péninsule espagnole, en Sicile, mémo
dans quelques i)oints très chauds de la Suisse (Hall., Holv., 1 099) et du Tyrol
(Koch, Sijn.). Vouv la synonymie, voyez DC., PL (jr., t. 138 et Webb, Pfiyt.
Cm/., r, ]). 209; pour l introduction en Europe, voyez St,einheil, dans Boiss.,
Voy. hoL en Esp., I, p, '25, où la question est fort bien traitée. 11 est certain que,
les botanistes du xvi'' et du xvn^ siècle ont regardé la plante comme transportée
d'Amérique; les noms mémo liuia, Vims indica, le prouvent d'autant plus que
les Opuniia et Cactus, des Grecs, étaient évidemment des plantes tout à fait dilférentes.
J'estime, avec Steinheil, que les Espagnols ont d'abord cultivé le tuna
dans le midi de l'Espagne, qu'ensuite on l'a ti'ansporté sur les bords do la mer
Méditerranée jusqu'en Palestine; que les Maures, chassés d'Espagne, l'ont probablement
porté en Barbarie (d'oii vient le noni arabe Figue de chrétien). D'un
autre côté, on ignore, et Steinheil ne Ta pas fait remarquer, à quelles époques et
jusqu'àqueldegréTespèce est devenue, de cultivée, spontanée dans l'ancien monde.
Lobel, en 1570, dans ses Adversaria, p. 453; Dodoens (Pmpi., p. 8 13),
on 1616 ; J. Bauhin {¡list., I, p. 154), en 1 650, n'en parlent que comme d'une
plante curieuse, cultivée. Oviedo (trad, de Hamusio, 111, p. 1'20), qui avait vu les
luna eu Amérique, et qui écrivait lors des premi-ers établissements dans ce pays,
en 1 526, no dit point avoirvu Tespèce en Europe, excepté dans un jardin d'Italie.
On en a planté de bonne heure et abondamment sans doute en Espagne, puis en
Sicile. En Algérie (Steinh., L c . )et dans le midi do l'Espagne (Boiss., L c.), l'espèce
paraît bien se propager d'elle-même, par graines, C'est l'opinion de MM. Webb
et de Ueidreich, qui l'avaient vue en Sicile, en Grèce, à Crète, où elle vieni sur
des rochers nuu'itimes éloignés de toute habitation.
JiKssîax^a ;;i*aniliflora, IVIichx.—^—Origine : Amérique septentrionale.—
Dans les eaux du Lez, i)rèsde Montpellier, du llhône et de la Sorgue. — Voyez
ci-dessus, p. 714.
Galinsoga parvillortt, Cav.——Origine : Mexique, Nouvelle-Grenade, Pérou,
Chili.—Décrite en 1 800 (Both, Calai., Il, p. 114) dans un jardin d'Allemagne.
Répandue en 1 807 près de Memel et Osterode, provinces de Prusse (Patze, Mey.
Elk., FI. Preuss,, 1 849, l, p. 311), puis en Lithuanieet en Courlande (Fleisch.,
FL, 1839, p. 27); en 1821 autour d'Erlang (Zucc., 1821, p. 612). Reichen