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1032 DES ESPÈCES DISJOINTES.
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tient aux trois continents. L'espèce a des samares fort légères. Je no vois pas
néanmoins ce qui aurait pu lui faire franchir l Atlantique.
T? Crotalaria axillaris, li. Kew. et Willd. — ® — M. Brown a
comparé des échantillons venant d'Afrique et d'Amérique {Congo, p. 59 et 63).
Cependant les auteurs du Flora Nigritiana n'en parlent pas, non plus que Bojer
(Hort. Mnur.). Il existe des espèces de Crotalaria en Asie, Afrique et Amérique.
Leurs légumes ne paraissent pas plus favorables que d'autres au transport,
mais les graines de légumineuses le sont en général. Je ne possède pas d'échantillons
bien certains, ni en fruits de cette espèce. Les auteurs de Flores américaines
sont peut-être aussi mal renseignés à son égard, ou bien elle manque aux
Antilles; mais je ne la vois ni dans Schlechtendal {Saini-Thomas), ni dans
Macfadyen {Jam.), ni dans Maycock {Fl. Barbaci.).
J i i s s i i e a erecta, L. — ® — Dans les prairies humides (Sw.). Commune
à l'Afrique et l'Amérique, d'après M. R. Brown, qui a comparé des échantillons
[Congo, p. 59 et 63). La Flore de Sénégambie de Guillemin, Perrottet et Richard,
et le Flora Nigritiana de Hooker f. et Bentham, n'en parlent pas. La plupart
des Jussisoa sont d'Amérique; mais il y en a quelques-uns en Asie, et deux ou trois
seulement de propres à l'Afrique (voy. Fl. Nigr.). Celui-ci a des graines excessivement
petites ; la capsule glabre.
JTussiiva a cumina t a , Sw, — Q _ i" Antilles; 2° Guinée, Saint-Thomas
(Benth., FL Nigr., p. 343). Dans les heux humides (Sw.). Les graines sont très
petites; la capsule est glabre.
o s h c o k i a prinecps, DC. — 5 M. Naudin {Fl. Nigr., p. 1 30) affirme, d'après
nne comparaison d'échantillons authentiques, l'identité de la plante trouvée aux
îles du cap Vert, avec celle du Brésil, figurée par Bonpland. Il dit: « Nous avons
des raisons de supposer qu'elle est originaire d'Afrique, et que les nègres l'auraient
portée en Amérique ; » mais il ne donne pas, malheureusement, les raisons
dont il parle. Probablement il se fonde sur ce que les espèces de la même section
(ou genre selon M. Bentham, Fl. Nigr., p. 345) appartiennent à l'ancien monde,
et sur ce que les Mélastomacées sont toutes extrêmement locales. D'un autre côté,
le genre Osbeckia (dans le sens le plus large) est répandu en Asie, Afrique et
Amérique, et rien dans le fruit ou les graines ne paraît favorable au transport de
cette espèce.
E p a l t c s brasilîensîs, l ic. — ® Dans les endroits humides: 1° près de
Bahia (DC., Prodr., V. p. 46/1), commune dans le Brésil (Benth., Fl. Nigr.,
p. 432); 2° Afrique occidentale, au midi de l'équateur, Saint-Thomas (Benth.,
l. c.). Cette Composée n'a pas d'aigrette. Des sept autres espèces du genre, six
sont, ou d'Asie ou Australie, et une du nouveau monde.
T î S c l u i i t c s i a s t c n o p h y i i a , Mart. — (î) — 1" Dans les prés humides du
Mexique, des Antilles, de la Guyane et du Brésil ; 2° au Sénégal, près de Fel da
Terra (Bade! h. DC.). M. Grisebach , qui comprenait mieux que personne
l'importance de constater l'identité spécifique, dit {Prodr., IX, p. 68), en parlant
des échantillons d'Afrique : « Quam formam ab Anlillensi nullo modo distinguere
queo. » J'ai regardé depuis dans mon herbier et je n'ai pas vu de différence, sans
toutefois analyser, car mes échantillons du Sénégal sont en fruits. La locahté Fel
da Terra m'a d'abord fait craindre que la plante ne fût de^Montevideo ou Buenos
Ayres, où Bade a élé aussi: mais les échantillons remontent à 'I 821, époque
à laqudleil n'avait été qu'au Sénégal. La Flore du Niger, de sir W.-J.' Hooker
ESPÈCES DISJOINTES NON AQUATIQUES, TROPICALES. 10 3 3
n'en parle pas Les huit autres espèces de Schultesia sont d'Amérique. Cette
circonstance et la rareté comparative en Afrique, me font regarder un transport
comme peu improbable.
l ^ a n L l i a d i i r u s a , ! . . - © Lieuxhumides : 1»Guyaqvnl, Antilles, Guyane
Brésil (Benth., in Prodr., X, p. 4'16); Guinée (Hook., Fl. mgr., p. 474),
Madagascar (Benth., L c.). Des 32 espèces de Vandelha du Prodrome, aucune
n'est propre à l'Amérique, ce qui peut faire soupçonner une naturahsation de
randen dans le nouveau monde. D'un autre côté, l'espece es peut-être plus
commune en Amérique, car, dans mon herbier je n'ai que des
cains. Les graines sont petites ; mais rien en elles, ou dans les capsules, ne paraît
favoriser les transports. .
m c l i p t e r a eiliari., J « . . - - ^ - D'après M, Nees Prodr., XI, p. .75 ,
qui av.4 comparé des échantillons, il se trouve : A Guyane, a Per
Lmbouc et à Bahia ; 2" à Madagascar, Les espèces du genre Dichptera ont d
trois parties du monde intertropical. Celle-d croît à Madagascar dans les endroits
' ' t i p p l a a^perifolia, Kich. - 5 - Bord des forêts, lieux secs: r En Amér
i q u du V e n L d a jusqu'à la Plata; 2« en Afrique, au Cap, dans la partie orient
e usqu'à présent peu habitée, et dans l'île de Zanzibar (m campis nudis,
B êr M. ScLuer a étudié les échantillons originaux et n'a trouve que des differences
non spédfiques, savoir, dans les pieds africains, les bractees plus acuminîe
et les fl urs un peu plus grandes [Prodr., XI, p. 583 Je ne possédé^
Tes échantillons cultivés et celui de Zanzibar. On connaîtdéja un Lippia en Abyss
e n 28, dans le Prodr.), les 82 autres sont d'Amérique seulement. Celm-cie
L Lippia nodiflora sont partagés entre différents pays. Je n ai rien vu dans le
fruit de favorable au transport. ^
T? C o l e « . , a f r i c an« . , B e n t h . dans Hook., FL Nrgr V. 488 (C af ica
nus et Plectranthus? Palisoti, Benth., dans DC., Prodr., XII, p. 74 et 69). -
" C L u n sur la côte de Guinée et à l'île Saint-Thomas MM. Gardner e
L n c h e t 'ont trouvé aussi à Bahia, où M. Bentham {FL Nigr.), soupçonne qu i
e introduit, mais sans en donner de preuves. L'indice principal est p u - ê re
que les 42 utres espèces connues du genre Coleus et es 65 du
thus sontd'Afrique ou d'Asie. Je n'ai rien vu dans le cahce qui favoris part cuhèrement
le transport. Il y a des glandes qui ddvent smnter quelque ma lere od -
rante et qudque les auteurs n'en parlent pas, ]e suis dispose a croire que la
; î l n l ; a une o L r analogue aux autres Coleus, Ocymum, etc., ce qui engagerait
à l ^ ^ ^ ^ ^ f ^ P « ^ _ M Bentham {FL Nigr., p. 548] dit : « Je ne puis
trouvé; a ^ s peSe » ^ ^ ^ entre les éclantillons de la Guinée méridionale
et ceux du BrésS, décrits par Martiu.. . Le fruit des Xyris est une capsule a trois
loo-AQ T.fis irraines sont coriaces. " ., . ,
K ^ i a a p h . « a . WilM. - ^ - Amérique et Afrique occiden aie entre
les trapiques (Kunth, .Enu.., II, p. 1^27 ; Benth., FL
graines des Cvpéracées doivent résister à l'immersion par 1 effet de leur durete.
En général, plarites de lieux très humides n'existeraient pas sans cette -
constance, qui se trouve favorable aux transports par les courants. D un autie
côté, ce sont des plantes d'eau douce.
• Cypcrus mu^antiactisj Kimth. — (i) —• ^ uuydiit;,