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J 03/ 1 DES ESPÈCES DISJOINTES.
Nubie :Benth., FI. Nigr., p. 549). M. Bentham dit quo les échantillons des deux
régions concordent exactement.
r . Y p o r n s »pliaocliUiis, ISotth.— Kunth {Ennm., 11, p. 63) et M. Bentham
(/'7. Mgr., p. 550) s'accordent à l'indiquer : l^dans l'Amérique intertropicale
; 2" en Guinée.
! . . — ^ — -1 " Antilles, Mexique, Brésil (Kunth, Enum
I I , p. 79); g'' Guinée (Hook. f. et Benth., F/. Nigr., p. 551). M. Brown l'indi-^
quait déjà dans sa listo.
F i i i i l , r i s t y l e . s lii»«|>icliiin,Kunth. — — 1 o Afrique, du Sénégal au Cap
(auteurs), età Madagascar (Adr. de Juss., inéd.);2" Cumana (Kunth, Enum
H, p. 227; l ienth, ,«. Mgr., p. 554). L'espèce paraît plus répandue en Afrique.
Le genre est des deux mondes.
Olyrîi latlfolia, L .—© ' ï - M . Bentham [FI. Nigr., p. 558) rapporte à cette
espene, de Cuba, des échantillons venant de Guinée. Les autres espèces du genre
sont toutes d'Amérique (Kunth, Enum., I, p. 69). Je ne connais pas assez la
maniere de vivre de celle-ci pour apprécier la chance d'un transport.
3 " E.^pèces inter tropicales partagées entre V Amérique el l'Asie ou î Australie, sans
exister en Afrique.
Celle répartition est extrêmement rare; si rare'que peut-être l'Afrique,
une Ibis bien connue, il n'en restera plus aucun exemple. Les seules espèces
que je puisse indiquer sont au nombre de huit ; et sur ce nombre, 3 appartiennent
aux Acanthacées, ce qui m'inspire du doute. N'ayant pas sous les
yeux tous les iiei'biers dont disposait M. Nees, dans son travail sur cette
famille, j e ne puis vérifier l'exactitude des déterminations.
T? ASmtiioii graveoleiis, Wight et Arn. — 5 — 4° Dans l'Indo et le
pays des Birmans (Roxb., FL Ind., édit. '1832 , III, p. 180 ; Wight et Arn
Prodr. Fl. pen. ; Wall., List, 1 856) , . archipel indien, à Java et Baleya, dan^
les endroits humides ; cependant, cultivé à Amboine (Rumph., IV, p. 29)-
2° Guayaquil et Panama (Benth., Bot. Sulph., p. 69, où il affirme l'identité avec
les échantillons indiens). L'espèce n'est pas indiquée dans les ouvrages sur Timor
(Decsne, Spanoghe, dans Linn., .18i'l), ni dans ceux sur les îles orientales du
grand Océan [Beechexj's voy.; Guillem., Zeph. Tait.; Endl., Fl. Sudseeins.;
Hook, f., Fl. Galapagos). Wight et Arnott jettent des doutes sur son existence
comme espèce distincte des Abutilon hirtum, asiaticum et indicum, qui habitent
généralement l'Asie méridionale et les îles du grand Océan. Si l'on réunit de ces
plantes, on s'étonnera .moins de la distribution géographique. D'après la
description de Roxburgh, l'Abutilon graveolens a des poils visqueux, qui favorisent
peut-être le transport. Les carpelles sont velus. Roxburgh n'indique pas
de nom sanscrit, mais seulement un nom indien moderne.
X e p t n n i n triquetra, Benth. (»esini»nthn»$ triqnetVus, Will«!.). — If
—D'après M, Bentham {Hook., Jour n. of Bot., IV, 184-1, p. 355), cette Légumineuse,
commune dans l'Inde, se retrouve au Brésil (Sellow). Il ne paraît pas
qu'elle soit aquatique, commele Neptunia oleracea (ci-dessus, p. 1022), malgré le
ESPÈCES DISJOINTES NON AQUATIQUES, TROPICALES. ^0 3 5
synonyme de Mimosa natans, L, f., qui lui est attribué (Wight et Avu., Prodr.
Fl. pen., p. 270) ; mais elle est couchée, et probablement radicante dans les
endroits humides. Il y a des Neptunia on Afrique; je serais étonné que celui-ci
ne s'y trouvât pas, si véritablement il est déjà en Asie et en Amérique.
M î e r o p y x i s i»nmîla, l lnby (Centunenliis pentandrns , Br.). — (T) —
Swartz {Fl. Ind. occid., I, p. 345) l'a trouvé d'abord dans les endroits marécageux
des montagnes de la Jama'ique. 11 a été trouvé depuis au Brésil (Duby in
DC., P r o d r . , Y U l , p. 72). Mais, ce qui est plus extraordinaire, M. R. Brown dit
[Prodr., p. 427) qu'il existe à la Nouvelle-Galles du Sud, et il l'affirme après avoir
comparé avec un échantillon authentique de Swartz. Les graines sont fort petites.
Rien d'ailleurs ne paraît favorable à des transports.
IMitreola p a n i e n l a t a , Wal l . — ® — Comme je l'ai dit [Prodr., IX, p. 9),
cette Loganiacée annuelle se trouve : 1 » en Asie, dans le pays des Birmans;
2" au Brésil, dans la province de Goyaz. L'espèce est bien caractérisée, et sur
de bons échantillons des deux pays, il m'a été impossible de découvrir une différence.
Des trois autres espèces du genre, deux sont aux États-Unis, et une
dans l'Inde.
B l e e l i u m Bi'o%vneî, Jns s . — ' i f — D'après M. Nees {Prodr., Xi, p. 466),
q u i a vu des échantillons authentiques, cette espèce, commune dans les Antilles,
au Mexique et à Guayaquil, se trouve aussi aux Philippines et aux îles Mariannes
(a).
K l y t h r a i - î a fasclenlata, Kiinth in II. et Itv. — — Cette Acanthacée
habite principalement dans le Venezuela, à Caracas et Carthagène. M. Nees, qui
a vu des échantillons authentiques de ce pays, rapporte à la même espèce une
plante de Manille, de l'herbier de Berlin {Prodr., X\, p. 64)
A n d r o g r a p h î s panîenlata, TVccs. — ® — Dans le Bengale, la Péninsule
indienne et à Ceylan (Nees in DC., Prodr., XI, p. 515); 2" aux Antilles, à
la Jama'ique, Cuba et Saint-Vincent (ici.). M. Nees a eu sous les yeux tous les
échantillons. L'espèce ne croît pas dans les lieux cultivés, mais pour l'Inde « in
locis siccis sub umbra arborum et fruticum ; » pour la Jama'ique « in montosis
prope Port-Royal (a). »
' B V l a n t h e r a B»rasîlîa«a, Moq. în »C. {Prodr., XIII, part. Ii, p. 382). —
^ __ Brésil, Mexique ; 2" Java (Zoll. ! et Kollmann ex Moq.). Des 5 4 esi)èces
du genre, 1 est delà Nouvelle-Hollande, 51 sont propres à l'Amérique, 2 sont
partagées' entre l'Amérique et l'Afrique, et celle-ci le serait entre l'Amérique et
l'Asie. Voilà, il faut en convenir, une forte présomption que 3 des espèces ont
été transportées hors d'Amérique. Cependant, comment celle-ci aurait-elle passé
de la mer Atlantique à Java? Et si l'on suppose qu'elle existe, encore inconnue,
sur la côte occidentale d'Amérique, comment aurait-elle passé de la côte orientale
à la côte occidentale ou réciproquement? J'admets l'identité, principalement Sur
l'autorité de M. Moquin ; mes échantillons concordent, mais sont imparfaits.
4 " Espims inter tropicales de l'ancien monde, partagées entre r Afrique et VAsie
ou r Australie, sans être en Abyssinie.
Il est inutile de mentionner les espèces d'Abyssinie ou de Nubie qui se
(a) Sur la vue Je mon herbier je n'ai pas d'objection à l'identité dans les pays indiqués,
mais il ne m'a pas été possible d'étudier ces espèces autant que M. Nees I a fait. Elles ne
sont pas de nature à être cullivéeS comme plantes d'ornement.
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