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n / l O INDICATION DK UKCllKUniKS KT UK PKllFKCTÏONNKMENTS
(le leurs pratiques. Ce sont des séries (rexpcriences à recommander aux
établissements publics, dont la durée est certaine.
r é e o n d a t i o n da..s le bouton. — U Serait utile de constater les espèces
dans lesquelles la fécondation a lieu avant l'ouverture do la lleur. Elles
paraissent très nonibreuses. Dans ces espèces, le croisement par des circonstances
naturelles est impossible, lîieu ¡dus, les individus qui vivent
près les uns des autres et qui se ressemblent beaucoup, peuvent descendre
d'individus séparés, qui ne se sont jamais croisés depuis des siècles, des
milliers d'amiées, peut-être depuis l'ori-ine de Vespèce. Les produits qui
se succèdent ainsi sont comme une extension de la même plante, indéfiniment,
et la fécondatimi possible et contlinie, ce caractère essentiel de l'espèce
suivant plusieurs naturalistes, ne joue plus, en ce qui concerne ces
plantes, qu'un rôle secondaire. A ce ¡mint de vue philosophique, l'étude
des cryptogames et des plantes phanérogames dont j e viens de parler a
une certaine portée.
f ] f r e t s tics tenipi^ralures cxtrt^nuîN. «Ic n tempérai u res oontîniMes o u
v a r i a b l e « . — L'étude des limites d'espèces m'a conduit à penser (pie les
maxima de température ont peu ou point d'induence ; (pie les sommes
de température utile, dans certaines liniites do temps et aussi dans le
cliamp des températures ordinaires, sulfisent pour expliiiuer les phénomènes
de végétation. Je n'ai pu cei)eudant doimcr ([u'une preuve négative :
il no m'a pas paru nécessaire de recourir aux maxima ou aux variations fré-.
queutes p(mr expliiiuer les faits connus. Cela ne sulïit pas, surtout eu
théorie. On doit désirer des expériences positives. Ne pourrait-on pas
construire une serre dans huiuelle on obtiendrait à volonté des températures
constantes ou variables, et variables à volonté? S'il était possible d'élever
des plantes sous ces diverses conditions et de les peser ai)rès chaque expérience,
plusieurs problèmes agricoles et physiologiques très délicats seraient
résolus. Les observations (p.ii se font à l'air libre ou dans les serres
ordinaires, dont la température varie fréipaemment, sans (¡u'on le constate,
ne sont pas des expériences suillsanles.
Si l'on avait les serres expérimentales dont j e parle, on pourrait vérifier
ce (pie j'ai appelé la température utile à chaiiue espèce, c'est-a-dire le
point où elle commence et le point où elle cesse de végéter d'une manière
régulière et manifeste. On verrait si ce point est fixe, ou s'il varie entre
certaines limites (p. 399) .
l»écoinpo9Ítion «lu ^av; a c ide carlioiiîque d uns les lougwe« journées
útH pay» Ûn — Lcs plantes penvent-elles décomposer le gaz acide
carhonicpie dans les pays sepîentrionaux, aussi longtemps (pie la lumière
existe dans l'atmosphi^re? Lorsque l'été devient un jour cojilinu de deux
PH01MU':S A AVA^CI^K LA (jlÓOiJHArUIK UOTANKJIJK. 13/i7
ou trois mois, les plantes ont-elU^s une végétation continue, même à l'égard
de la iixatioji du carbone? (¡ette (paestion est importaute pour les phénomènes
de la v('.gétation des régions arctiipies et se rattache à i a question
de la dillusioii dans l'air des rayons chimiques (p. 13/|3).
Aux botanistes descripteurs.
Flores» à rédiger. — 11 est déplorable pour la géographie botanique de
manquer presque totalement de Flores, faites selon la méthode nalurelle,
pour les i)ays autres que l'Europe, le Chili, les Etats-Unis orientaux et
(piehpies îles ou arciiipels. Des Flores de pays d'une petite étendue et
d'une étendue déterminée seraient très utiles, et, dans l'état actuel des
collections, c'est un genre de travail qu'on peut raisoimablement demander.
Une Flore de Cayenne poui'rait se faire au Muséum, à Paris; une Flore de
Bahia, par le moyen des collections de Blanchot, à Genève; la Flore de
Sénégambie pourrait s'achever dans la belle collection de M. Delessert;
une Flore de l'Afrique australe jiourrait se faire au moyen des matériaux
(jui existent partout, et entre autres, avec ceux récoltés par Drège. Ou
pourrait coordonner plus complètement les plantes de Drummond et de
Preiss recueillies à Swan-Biver, achever la Flore de Cuba commencée par
Bichard, faire celle de Ceyian avec les herbiers de ïhwaites et de Gardner,
etc. Mon excellent et regrettable ami, Adrien de Jussieu, avait commencé
une Flore do Madagascar, dont les matériaux abondent à Paris ;
ne se trouvera-t-il personne pour l'achever?
l.es Flores d'îles ont beaucoup d'inténit à cause de la circonscription
bien limitée et de la singularité de plusieurs de leurs espèces.
Comment ne s'est-il pas trouvé un botaniste ])our faire une véritable
Flore de Sainte-Hélène, à la place des mauvaises compilations données
sous ce nom? l.es matériaux en existent à Londres : au ]5ritish Museum,
chez MM. Burchell, Lindley, et dans l'herbier si précieux désir W. Hooker.
La Flore de Sainte-Hélène est d'autant plus nécessaire que ses espèces vont
disparaître (voy. p. 7 2 2 , 1120). Si quehiue gouverneur, ami des sciences,
ne donne l'ordre de fermer [)ar une palissade les abords des falaises où les
chèvres vont poursuivre et détruire les restes des plantes aborigènes, on
verra s'éteindre prochainement plusieurs espèces très curieuses, ([ui ont
traversé peut-i3lre bien des révolutions du globe, et qui se rattachent aux
questions géologiques les plus obscures (voy. chap. xxvi).
Le docteur Hooker vient de donner un ex(!ellent modèle de Flore insulaire
, dans son ouvrage sur la Nouvelle-Zélande. Espérons ({ue lui et
d'autres continueronl dans cette voie.
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