
pratique étoit, comme aujourd’hui, commune aux deux sexes. La circoncision
étoit encore, ainsi qu’à présent, une pratique générale.
On trouve, dans le tableau des moeurs des Egyptiens, tracé par Hérodote (i),
plusieurs autres coutumes qui subsistent maintenant, comme d’enlever la boue
et le fumier avec les mains, de se laver à l’eau froide plusieurs fois chaque
jour (2), et de se mettre à couvert des moucherons, soit en dormant sur les toits,
soit par le moyen de filets étendus autour de leurs lits ( 3 ).
Les ustensiles domestiques d’aujourd’hui ont de l’analogie avec les anciens. Les
grandes jarres destinées à renfermer l’eau, le vinaigre, le miel, l’huile et les différentes
liqueurs, se retrouvent dans les anciennes peintures avec leurs formes et
leurs grandes dimensions (4) : on les posoit, comme actuellement, sur des pieds
en bois (5). Les formes des différens vases étoient semblables à celles d’aujourd’hui,
c’est-à-dire, simples et élégantes. Enfin les vases pour contenir l’eau avoient la
propriété réfrigérante qui a donné aux bardaques de la célébrité (6). Remarquons
aussi que les anciens potiers se servoient du tour incliné, comme les potiers
actuels (7).
Il seroit facile, à l’aide des auteurs, de pousser plus loin cette comparaison des
anciennes moeurs de l’Egypte avec les moeurs actuelles. Parmi les traits qui leur
sont communs, on citeroit un des plus singuliers, je veux dire la coutume ou
même la loi en vertu de laquelle un homme qui avoit été volé, s’adressoit au
chef des voleurs pour recouvrer son bien : ce chef étoit un homme publiquement
reconnu (8). Aujourd’hui même, il y a au Kaire un cheykh des voleurs. Pour
retrouver un objet dérobé, il suffit d’avertir l’aghâ de l'a police, qui s’adresse au
cheykh; et celui-ci le fait restituer par l’auteur du vol, moyennant une rétribution,
ainsi qu’il étoit d’usage autrefois. Mais il est temps de terminer tous ces rappro-
chemens. Si, par l’existence de tant de pratiques encore aujourd’hui en vigueur,
on n’étoit pas autorisé à conclure que les Égyptiens modernes sont, au moins en
partie, les descendans des anciens, on en trouveroit une preuve sûre, en comparant
le caractère de la physionomie chez les uns et chez les autres, physionomie
qui s’est conservée comme les moeurs des naturels. J ’ai essayé d’établir l’analogie
et même la ressemblance des traits du visage que présentent les momies et les
figures sculptées ou peintes, d’une part, et, de l’autre, les habitans actuels du
Sa’yd et même les anciennes familles du Kaire (9). Le lecteur ne peut pas en
bien juger sur de simples portraits; mais je ne crains pas d’avancer que les voyageurs
qui examineront attentivement, dans le pays même, les monumens et les hommes,
seront frappés de cette ressemblance et porteront le même jugement.
(1) Hist. lib. 1 1 , cap. 3 6.
(2) Ibid. cap. 37.
(3) Ibid. cap. 95.
(4) Voyez ci-dessus, pag.329.
(5) Voyez ci-dessus, pag.333.
(6) Voyez ci-dessus,pag-3 3 1 •
(7) Voyez ci-dessus,pag.330.
(8) Diod. Sic. Bibl. hist. lib. 1 , pag. 50.
(9) Voyez ci-dessus,pag.343.
3 8 7
PAS SA GES
D E S A N C I E N S A U T E U R S
Qui ne sçnt point cités textuellement dans la Description des Hypogées.
HOMÈ R E .
T h p X y i XJVlicmç’ 7u j S i 'T£ifytTCLf g7ï?V7 0 .
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HÉRO
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'T ç jy y t ç c tv^ £ c3 rtf, 7 x ç T E d i' T ? X£<pa,Ár¡ Ketf T O
y tv e ic o , teû>$ è çupyijuevot, . . To'v S Í 7T*jáov t v o i
y jêpa i Ketj TVV KO'ZdfOV oiVcLipêOVTUf. T c t CLlSbicL
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t o v e / j& Jw ’ A l y s T r l io i ' S i 7cîçjltÙ/ui/o\iÎcli. . .
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S l f y a v eTti tu. c tçy q t-ç y * ' x.ct) 'm iê v v r z ç t w jt u ,
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!uéyotcn, •\Læ7oyf)/ot'TEs t o m /ajai.
3îLvStS\JnsL<n S i y.ijcu\au; A / v ¿ 8 4 , m g i t u cncé-
AEct , 8 s a scÀ éva k ^Agcaíg/s* I tt i
7*^70/01 S i e içjlvea. eIju c ú a , A e v^ y . e7atva.CAySèv
<popéxcn\ ¿ juév 70/ e ç y ¿ t u / ¿ t ê o rp é p e la j e t ç j -
VEc t, '¿ S i avfx3L.7UyV¿7CTlici¡ <TÜ)l' 8 ycLJ> OOIOV.
A . D .
P Î Â C ducebat moyens ; hæ autem stridentes sequebantur.
Sicut autem quando vespertiliones secessuantri sacri
Strepentes volant, postquam aliqua exciderit
Uva ex petra, sibique invicem cohærent :
Sic hæ stridentes simul ibant. ( Odyss. lib. XXIV.)
DOT E .
Ægyptii in funeribus sinunt capitis crines augescere,
barbam tamen tondent Lutum manibus
subigunt, et iisdem stercus accipiunt. Virilia alii talia
relinquunt quaiia naturâ sunt, præter eos qui ab
istis didicerunt : Ægyptii circumcidunt Græci
Iitteras scribunt et calculis coin pu tant, il sinistro in
dextruin manuin ferentes , Ægyptii à dextro in
sinistrum ; et hoc fàcientes, aiunt se in dextrum,
Græcos lâcere in sinistrum. Litteris bifariis utuntur,
quarum unassacras vocant,popularcs aideras. [H is t .
lib. i l , cap. 36 . )
Linea fèrunt vestimenta semper recèns abluta,
huic rei pnecipuè vacantes. Viriíia circumcidunt
munditiae gratiá, píuris facientes se mundos esse
quàm decoros. ( Lib. 1 1 , cap. 3 7 . )
Exactis septuaginta diebus, cadaver ubi abfue-
runt, sindone byssiná totum incisis loris involvunt,
gummi iiiinentes. ( Lib. 1 1 , cap. 86. )
Vestibus amiciuntur Iineis, circa crura fimbriatis,
quas calasiris appellant, super quas candida ferunt
amicula Ianea superjecta : láñese tamen vestes ñeque
in sedes sacras gestantur, ñeque unà cum cadavere
sepeliuntur; profanum enim est. (Lib. 1 1 , cap. 8 1 .)
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