
anthères de diverses plantes de la famille des Caryo-
phyllées que se localise la formation des spores violettes
de VUstilago violacea. L'Ustilago longissima produit
dans les feuilles du Glyceria fliiitans des lignes longitudinales
brunes dues à des amas de spores. L ’Ustilago
Maydis toutefois semble faire exception à la règle ordinaire,
il fructifie en des points fort divers, soit dans lepi
de fleurs femelles, soit dans les fleurs mâles, soit dans les
gaines des feuilles ou dans les tiges, en y faisant naître
des tumeurs qui peuvent atteindre de très fortes dimensions
et qui se crevassent à maturité pour laisser échapper
la poussière de spores olivâtres qui les remplit.
Le mode de végétation àeVUstilago Maydis, la façon
dont son mycélium pénètre dans la plante nourricière
présentent des particularités spéciales ; il peut envahir
directement les tissus jeunes de la plante adulte, tandis
que, le plus souvent, quel que soit le point particulier
de la plante nourricière où une Ustilaginée fructifie,
elle ne peut s’introduire dans la plante nourricière
qu’au moment mênie où elle germe comme on l’a maintes
fois constaté pour les Charbons des céréales.
Le mycélium, qui s’est développé dans les tissus de la
plantule au niveau du sol quand elle commence à s’enraciner,
s’étend progressivement dans toute la plante en
glissant entre les cellules et sans troubler sa végétation
d’une façon appréciable, s’élevant dans la tige à mesure
qu’elle pousse.
Tandis que l’hyphe croît par l’ une de ses extrémités en
suivant le développement delà jeune tige qui s’allonge,
son plasma abandonne ses parties inférieures où la vie
s’éteint et se concentre à l’extrémité opposée du filament,
là où la végétation est active. Ses parties vieilles et
mortes disparaissent et on n’en trouve plus de traces le
plus souvent dans la plante adulte. Le mycélium se
transporte ainsi, sans nuire à la plante nourricière qu il
traverse, jusqu’au lieu destiné à devenir le foyer de production
des spores ; là, il émet de nombreuses ramifications
courtes qui s’entremêlent et se pelotonnent ; ce sont
des branches fertiles dont les parois se gonflent et à l’intérieur
desquelles
se forment
les spores.
On peut part
ic u liè r em e n t
bie n observer la
n a is s a n c e des
spores à'Usti-
lago dans le
C h a rb o n du
Mais (fig. 5g ),
où l’on trouve
souvent dans les
tumeurs qui se
forment sur les
épis, des filaments
fertiles ramifiés
contenant
des rudiments de
spores à divers
F i g . 5g . — F o r m a t i o n d e s s p o r e s
DE C V s tila g o Ma rdis.
A TuVg lie mycélium deyeniuit fructifère et se gélifiant autour
Ses ruilimeute de spores. - 11, C, D. S p o r e s à diyera degrés de
formation.
degrés de développement. Tous les rameaux de mycfo
lium qui vont devenir fertiles se gonflent ; leurs parois
s’épaississent en se gélifiant; leur cavité se retrecH;
remplie de plasma , elle apparaît comme une etroite
ligne brillante qui se colore en jaune sous l’action de
l’iode. En des places souvent rapprochées les unes des
autres, les filaments se gonflent davantage; il se forme
ainsi sur leur trajet des renflements globuleux ou un
peu allongés où la membrane est plus gélifiée et où en
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