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Ces plantes, examinées par M. Burrill, lui présentèrent,
dans les parties altérées, de nombreux Bacilles qu il e-
signa sous le nom de Bacillus Sorghi. La taille de ces
Bacilles est ordinairement de 1/2 à i p- Us ont pu
être cultivés expérimentalement sur de la pomme de
terre et dans du bouillon de boeuf; on a obtenu ainsi
des cultures pures avec lesquelles on a feit sur les feuilles
de Sorgho des inoculations, qui ont, assurent
MM. Kellermann et Swingle, produit les taches caractéristiques
de la maladie. ^
M. Burrill a trouvé encore après l’hiver les Bacilles
dans les tiges de Sorgho laissées dans les champs. Il est
donc nécessaire de les brûler pour empêcher la propagation
du mal.
Maladie jaune de la Jacinthe.
La maladie des Jacinthes bien connue des cultivateurs
de Hollande sous le nom de maladie jaune est due aussi,
d’après les observations de M. Wakker, à une Batterie
qu’il désigne du nom de Bacterium Hyacinthi (i). Elle
attaque non pas seulement les oignons à l’etat de vie
fort assoupie, mais les feuilles en pleine activité de végétation.
Si on coupe transversalement, à l’automne, un oignon
qui n’est pas encore trop fortement attaqué par la maladie,
on voit que beaucoup des tuniques charnues présentent
sur leur surface tranchée des points jaunes qui
correspondent à des lignes s’étendant dans la longueur
des tuniques souvent jusqu’au plateau de 1 oignon.
L ’examen microscopique des coupes de ces tuniques
( I ) J. H. Wakker. Onder^ock der Zicktcn van Hyacblthen, Haarlem.
1884.
;fis. 7) montre que les places jaunes répondent aux faisceaux
vasculaires. Les vaisseaux y sont remplis d un épais
mucilage jaune, parfois ils sont en'partie détruits et on
distingue seulement les restes de la spirale des trachees,
la partie ligneuse du faisceau a été détruite et remplacée
par du mucilage. Auprès des derniers débris du tissu
F i g .
. _ C o u p e t r a n s v e r s a l e d 'u n e t u n iq u e c h a r n u e d ’ un b u l b e d e j a c
in t h e ATTAQUÉ PAR LE B acteHwn giimnus.
(D ’ap rè s M. M 'ahkcr.)
profondément altéré se trouve dans le mucilage laune
une prodigieuse quantité de Bactéries qui ont environ
2, 5 de long sur 1/2 à 1/4 de large et que auteur
considère comme constituant une espece particulieie en
raison de leur mode de vie. Tant qu’elles sont renfermées
dans le mucilage, les Bactéries de la Jacinthe sont
immobiles, mais elles commencent a se mouvoir vivement
aussitôt qu’on ajoute au mucilage de 1 eau additionnée
d’une petite quantité (0,75 0/0) de sel marin. On
les voit souvent en voie de division.
A l’époque de la floraison des jacinthes, au printemps,