
glion, a etc rapportée par lui au parasitisme d’un Al-
ternaria.
Dans le cours des mois d’août et de septembre, surtout
quand des journées chaudes et sèches succèdent à
une période de pluies, on voit les feuilles de Melon se
dessécher et brunir.
A son premier début, la maladie se manifeste sur les
feuilles très jeunes de l’extrémité des pousses; il y apparaît
des petits points d’un jaune d’ocre disséminés
sur le limbe. A mesure que la feuille se développe, ces
petits points grandissent et forment des taches de couleur
marron, p>lus foncées sur leurs bords, qui croissent
rapidement et se montrent en même temps plus nombreuses
et plus grandes.
Souvent, elles arrivent à se loucher et couvrent toute
la surface de la feuille qui se dessèche complètement ct
prend une couleur brune. Entre les taches contiguës, il
reste toujours une zone de parenchyme également desséché
mais d’aspect différent et qui marque nettement
la limite des taches.
Le parasite, dont le mycélium s’étend dans le parenchyme
de la feuille et produit les taches, fructifie aussi
bien sur sa face supérieure que sur sa face inférieure. De
l’épiderme partent des conidiophores de couleur olivâtre,
dressés, assez courts, qui portent des spores fusiformes,
fortement amincies en bec à leur extrémité et divisées en
cellules muriformes par des cloisons longitudinales ct
transversales.
D’après M. Peglion, la dimension de ces spores varie
entre loo ct i6o p. de long sur 14 à 20 ¡x de large. Le
nombre des cloisons est de 6 à 12.
I) D‘‘ V. Peglion, Una nuova malattia del melone cagionata d a ll' Alternaría
Brassicae f. nigrescens, in R ivista d i Pa to log ia v eg e ta le , t. I, p. 296,1892.
Sur les vieilles taches on ne trouve que des conidiophores
d’où les spores sc sont détachées, mais en mettant
les feuilles dans un milieu liumide, on les voit au
bout de 1 2 à 24 heures selon la température se couvrir
de nombreuses spores disposées en file les unes au bout
des autres. C ’est bien la fructification d’un Alternaria.
MM. Lctendre et Roumeguère ont décrit sous le nom
à'Alternaria Cucurbitae un champignon se montrant
sur les taches desséchées des feuilles de Melon, mais dont
les spores seraient beaucoup plus petites, elles auraient
seulement 60 à 68 p. de long sur 8 à 9 ¡xde large. Selon
M. Peglion, VAlternaria qu’il a vu produire le grillage
des feuilles du Melon est uneforme spéciale de VAlternaria
Brassicae ; il diffère de la forme typique seulement
par la couleur plus foncée, nigrescenle, de ses spores.
Cet A Iternaria est bien parasite du Melon. M. Peglion
en a semé les spores non seulement sur de la gélatine nutritive
où elles ont germe rapidement mais aussi suides
jeunes feuilles de Melon maintenues dans un milieu
humide. Quatre à cinq jours après rcnsemencement, par
une température moyenne de 20 à 25“ C., on voyait
apparaître sur les feuilles les taches caractéristiques de
la maladie.
Dans les cultures sur la gélatine les conidies se sont
iormées en abondance, mais ont présenté des formes variables.
Les unes conservaient bien le caractère normal
des Alternaria; mais d’autres perdaient leur prolongement
aminci, avaient un ptlus grand nombre de cloisons
longitudinales et prenaient toute l’apparence de
conidies de Macrosporium. Sous cette forme elle se
rapportaient bien au Macrosporium Brassicae Sacc.
Des essais de traitement des feuilles de Melons attaquées
piar cc parasite à l’aide d’une bouillie cuprique
ont donné de bons résultats.
'-•'•p
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