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qui contient la cavité où sont renfermés les asques.
(tig. 221 A ) . On peut les considérer comme des périthèces
globuleux portés par un support cylindrique. Ils sont
clos et s’ouvrent par déchirement de la paroi. A leur
intérieur se trouvent des asques ovoïdes, claviformes,
larges, hyalins, déliquescents, contenant 6 à 8 spores
brunes divisées par 3 cloisons en compartiments dont
l’un, situé dans le milieu de la
spore, est le plus souvent partagé
par une cloison longitudinale
(fig. 22 1 B).
Les fruits ascophores mûrissent
en petit nombre à la fin
d’octobre et en novembre, la
plupart seulement dans le cours
de l’hiver et au printemps; on
les trouve principalement sur
les rameaux, que le Capnodium
recouvre de son épais revêtement
noir.
Ces fruits, pycnides en corne
et périthèces en massue, ne se
rencontrant qu’assez rarement
sur les plantes couvertes de
Il
F ig . 2 2 1 . — Capnodium
salicinum.
A, Périthèce ouvert; contenant les asques.
— B , Asque renfermant les
spores, plus grossi.
Fumagine et, d’autre part, les caractères que présente le
mycélium étant extrêmement variables, ce n’est qu’hy-
pothétiquement que l’on a rapporté au Capnodium salicinum
la plupart des Fumagines que l’on voit se développer
sur des plantes autres que le Saule : Mûrier,
Figuier, Vigne, Houblon, etc. La question restera indécise
tant que Ton n’aura pas observé les diverses formes
de fructification des Fumagines sur chaque espèce
de plante.
S yn
Capnodium elæophilum.
Noir de l ’Olivier.
Antennaria elaeophila Montg. — Tonila Oleae Castagne.
— Fumago salicina Tul. parte.
Ce n’est pas sans beaucoup d’hésitation et même sans
conserver quelque doute que je me décide à indiquer ici
comme espèce spéciale le Noir de l’Olivier qu’avec T u lasne,
M. Farlow et M. Roze (i), ont considéré comme
ne différant pas du Capnodium salicinum.
Montagne (2) en 1849, décrivait le Noir de l’Olivier
sous le nom à.'Antennaria elaeophila comme présentant
au milieu d’un mycélium de couleur trèsfoncée, composé
de filaments entremêlés formés d’articles le plus souvent
oblongs et en chapelet, surtout vers les extrémités, de
petits conceptacles ovoïdes à spores hyalines, oblongues
et ovoïdes. De tels conceptacles n’ont jamais été observés
sur le Capnodium salicinum.
Le mycélium de la Fumagine de l ’Olivier, bien que
présentant peut-être d’une façon plus marquée et plus
générale que celui du Capnodium salicinum l’aspect
moniliforme, n’en saurait être nettement distingué; ii
présente de même et en quantité des masses agglomérées
de cellules de la forme Coniothecium (fig. 222).
Les conceptacles signalés par Montagne sont globuleux
ou ovoïdes ; leur diamètre est d’environ 4 à 5 centièmes
de millimètre. Ils laissent échapper de fines
spores hyalines, ovoïdes, ayant environ 4 p. de long sur
2 de large. .
(1) Roze Contribution à l’ étude de la Fuma g in e. B u ll. soc. botan., séance
du 25 janvie r 18 6 7, t. X IV .
(2) Montagne, Plantes cell. Ann. des Sc. Nat. B o i., série I I I, t. X I I , 1849,
p. 304.
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