
foncé, elles ont 3o ¡x de long sur 10 ix de large.
Le sommet de l’asque présente une disposition très
singulière que l’on retrouve dans d’autres espèces de
Rosellinia. 11 s’épaissit en ne laissant dans l’axe de
l ’asque qu’un très fin canal. Cet épaississement fait saillie
F ig . 273. — R osellinia quercina.
A , Périthèce. — B, Jeunes asques naissant entre la hase de longues iDaraphyses. — QteAsque.mûre
plus grossie. — Dj Spores germant. (D'après M.iR.’Hartig.)
dans l’intérieur de Pasque et forme une sorte de bouchon
traversé dans sa longueur par le canalicule
extrêmement ténu. Il se colore en bleu par l ’iode.
Placés dans Peau, les asques se gonflent, leurs parois
se gélifient très facilement et disparaissent.
M. Hartig a vu les ascospores du Rosellinia quercina
semées en octobre germer au bout de vingt-quatre
heures.
Leur épispore se fend longitudinalement sur le côté
de la spore qui est le plus court (fig. 278 D). La fente
occupe un tiers de sa longueur. De chacune de ses
extrémités naît un tube de prminauon qui se ramifie
et en se développant produit la Rhizoctone.
Ce Pourridié du Chêne n’a été jusqu’ici signale que
dans les pépinières forestières. Aussitôt qu’on le voit
apparaître sur un point, comme on sait qu’il se propage
sJuterrainement de proche en proche, se répandant
dans le sol autour des racines infectees, on doit, non
seulement enlever et détruire les pieds mourants et
morts, mais pratiquer au delà, à 3o centimetres des derniers
pieds dont la racine est attaquée, un fosse dont on
rejette la terre sur la place infectée, afin d’empêcher que
le mycélium de la Rhizoctone qui peut se trouver a la
surface du sol n’y produise des fructifications.
Rosellinia aquila (Fr.) de Not.
Rhizoctone ou Pourridié du Mûrier.
S y n . S p h a e r ia a q u ila F r .
État conidien : T n c h o s p o r iu m fu s c um Sacc. - S p o ro tm ch um
fu s c um Link.
Le Rosellinia aquila attaque les racines d’un grand
nombre d’arbres tels que le Chêne, non pas seulement
quand il a de un à trois ans comme le
cina mais quand il a atteint déjà une grande taüle,
’Aubépine, l Bouleau, le Mûrier, etc. C’est principa-
lementlur’ le Mûrier qu’il a été é^iudié et on a pu c o ^ -
tater qu’il y cause de graves dommages. C est lun
des parasites qui en tuant les racines de cet arbre pro