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Placée dans l’eau, la conidie du Pythium (fig. 25 C.)
produit sur un ou plus rarement sur deux points, un
tube de germination qui s’allonge en employant à sa
croissance l’abondant dépôt de plasma contenu dans la
conidie. S’il rencontre dans des conditions convenables
la petite tige d’une plante en germination, il y pénètre
et devient une hyphe de mycélium qui va produire à son
tour au milieu des tissus envahis et mourants de nouveaux
corps reproducteurs.
Les conidies du Pythium sont capables de germer durant
deux ou trois semaines et même au bout de plusieurs
mois, quand, après les avoir récoltés en automne,
on les conserve dans un endroit humide.
Si on place des germinations de Cameline infectées
par le Pythium dans l’eau, sur une plaque de verre, en
les recouvrant d’une cloche pour empecherl’cvaporation,
on voit, au bout de quelques heures, des hyphes du
champignon percer l’épidcrme de la petite lige et se
répandre en quantité dans le liquide qui la baigne. Bientôt
ces hyphes qui se nourrissent encore aux dépens de
la petite plante mais qui poussent en dehors d’elle,
librement dans l ’eau, donnent naissance à des corps reproducteurs
dont ou peut suivre le développement
bien plus aisément que dans l’intérieur de la tige de la
Cameline.
Une partie des cellules renflées qui terminent les
ramifications des hyphes prennent dans ces conditions
un caractère particulier qui les différencie de celles qui
demeurent sous la forme des conidies ordinaires. Aussitôt
après qu’elles se sont gonflées en boule, elles produisent
sur un de leurs côtés un prolongement qui a d’abord
la forme d’un cône assez court et rempli de plasma
(flg. 26 A). Il s’allonge ensuite en un tube, mais sans
prendre l’extension d’un tube de germination de conidie
ordinaire; sa taille ne dépasse pas le diamètre de lacellule
globuleuse. Ce court tubedont l’extrémitéparaît comblée
par une matière gélatineuse se gonfle bientôt par le bout
de façon à former une vésicule globuleuse dont la
membrane est en continuité avec la paroi du tube
(fig. 26 B). Tout
le plasma contenu
d’abord dans la
cellule globuleuse
primitive p a s se
dans le tube et va
s’amasser dans la
vésicule s e c o n daire
(fig. 26 C).
Lo passage du
contenu de la cel-
lu le globuleuse
qui se vide dans
la vésicule, se fait
dans l ’ e s p a c e
d’une à deux minutes;
puis la
masse du plasma
se divise en petites
portions qui
f lG . 2 6 . Py lh iiim de Baryanum.
A. ConliUo coiiimoïK-ant fi, goniinf ou itfurtuUniit un sponuigo.
— B. Tiiho do gtirmiimtion so voitilaiit à son cxtréiuitô. —
C. Spofangü foriuo il l ’oxlréniité ilii tube. — D. Rporaiign
rempli do xoosporos. — 35. Zoospores libres,
(D'aprèt M. liesse.)
commencent à se
mouvoir à rint'érieur de la vésicule (fig. 36 D ), bientôt
la paroi de celle-ci disparaît, elle se dissout et se
déchire en laissant échapper les corpuscules isolés
de plasma qui sont des zoospores. Us s’éloignent rapidement
en nageant dans l’eau dans toutes les directions.
Les zoospores du Pythium de Baryanum (fig. 26 E)
sont de petites masses à peu près ovoïdes, mais arrondies
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